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Un incendie d’une rare ampleur a embrasé plusieurs habitations à Mbinda dans le département du Niari (sud).
Créé le 2017-12-27 13:41:17
Le Président de la République Denis Sassou Nguesso reçoit ce mercredi 27 décembre 2017, au palais du peuple, les sages et notabilités de la Lékoumou.
À l'instar de la rencontre avec les sages et notabilités du Pool ayant conduit à l'aboutissement d'une solution négociée dans la recherche de la paix dans ledit département, les sages et notabilités de la Lékoumou seront à leur tour reçus par le Président de la République.
Même si rien n'a filtré sur l'ordre du jour de ces entretiens qui se veulent des plus cordiaux, les questions d'intérêt national ne manqueront pas d'être abordées.

Le Premier ministre Clément Mouamba est natif de la Lékoumou. Sans doute, sages et notabilités profiteront-ils de l'occasion pour dire au Président leur gratitude, pour son choix porté sur un des fils de leur terroir, pour conduire l'action gouvernementale, tout en lui renouvelant leur soutien.
La rencontre intervenant en cette période de fin d'année et du nouvel an, propice aux voeux et aux cadeaux, sages et notabilités de la Lékoumou n'ont pas manqué de garnir leur gibecière des produits du terroir, à offrir en guise de « bonne fête » au Président de la République.
Même si de façon spécifique, le Président reçoit des natifs de la Lékoumou, les messages exprimés vaudront pour tous les congolais qui y seront attentifs.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-27 13:07:09
Le président Denis Sassou N'Guesso prononcera son message de vœux à la Nation, devant le parlement réuni en congrès, samedi 30 décembre au Palais de Congrès à Brazzaville. De partout, les supputations vont bon train, sur les annonces attendues du chef de l'État congolais.
Après la signature, le 23 décembre dernier, de l'accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool, les congolais se sont soudain mis à espérer qu'en matière de paix, les perspectives pour 2018 augurent des jours meilleurs. Beaucoup pensent que d'autres surprises viendront du message de fin d'année du président Denis Sassou N'Guesso.
« Qu'importe que nous mourrons de faim, la paix et la santé sont essentielles à notre équilibre ». Ces mots, chaque famille congolaise les a intériorisés comme fondement du bien-être social qui garanti l'essentiel de ce que tous ont en partage, le Congo, par delà le dénuement matériel né d'une crise qui à terme va se résorber.
En dépit des sons discordants entendus de ci de là sur l'accord de Kinkala, celui-ci trace le chemin irréversible pour la paix, gage de développement et de prospérité.
De nombreuses voix ont exhibé des desiderata du pasteur Ntumi qui n'auraient pas été pris en compte lors de la signature de cet accord. Loin s'en faut...
Des observateurs avertis de la politique congolaise restent convaincus que dans son message de fin d'année, le président de la république se placera bien au dessus de la mêlée, dans un réel élan de magnanimité et de longanimité à travers des actions qui relèvent de sa compétence discrétionnaire.
Ainsi, du message présidentiel, au plan politique, dans la foulée de l'accord du 23 décembre, on sera attentif à d'autres mesures d’apaisement qui à l'évidence seront annoncées.
Au plan économique, les récents accords avec le FMI, ainsi que leur impact sur le développement du pays auront une bonne place. Sans doute, le président, restant sur l'élan de l'audit sur la gouvernance économique qu'il a initié, des correctifs seront annoncés pour corriger des erreurs notées de ci de là, dans la conduite de l'action économique.
Action politique et économique conjuguées, peuvent donner lieu à une redéfinition, sinon une ré-décomposition de la structure d'État, afin d'être en harmonie avec les aspirations du peuple congolais et les prescrits des bailleurs de fonds.
Cette redéfinition des rôles débouchera à coup-sûr, sur l'annonce d'une équipe gouvernementale plus resserrée composée de technocrates, afin de mener l’œuvre de construction nationale avec de nouvelles perspectives.
Au plan social, le président ne manquera pas d'appeler le peuple à l'élan patriotique en ces temps de crise, au sursaut et à l'effort au travail devant garantir les équilibres sociaux, en attendant l'embellie économique. En somme, le soleil, après la tempête. « Vivre durement aujourd'hui, pour vivre mieux demain ».
Quoi qu'il en soit les congolais seront tout ouïe pour le message présidentiel, très attendu de tous.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-27 12:03:24
Mardi 26 décembre 2017 à Moungali dans le 4ème arrondissement de Brazzaville, aux alentours de 16 heures, Hugues Balenda, 19 ans, a mortellement poignardé son ami, Serge Malanda, 18 ans.
Créé le 2017-12-27 11:09:17
Le directeur départemental de la police, le colonel de police Serge Pépin Itoua Poto qui redoute un regain d’insécurité à quelques jours de la célébration du nouvel an, a décidé de renforcer les mesures de sécurité à travers son opération de police « Uppercut plus 2017 » pour sécuriser les populations de Pointe-Noire et du Kouilou (sud).
Créé le 2017-12-27 10:32:47
Le viaduc de Kintélé est dangereusement menacé par l'érosion. En dépit des opérations visant à déguerpir les riverains du viaduc accusés d'être à l'origine du phénomène, de nombreux congolais relèvent des malfaçons dans la réalisation de l'ouvrage et accusent les Grands Travaux de ne l'avoir pas suffisamment protégé des intempéries.
Avec la construction du viaduc une réelle expansion démographique a été notée le long de la route menant à Kintélé. Ces occupations seraient anarchiques.
Dans la zone de Ngamakosso, plusieurs têtes d’érosions se sont déjà déclarées, menaçant dangereusement l'accès à la banlieue nord de la capitale ainsi que le viaduc.
Le ministre des Affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement, Pierre Mabiala, a accordé, le 26 décembre, quatre mois à compter de janvier 2018, aux occupants des emprises de l'ouvrage de les libérer en attendant que le gouvernement ne décide des modalités de leur « déguerpissement ».
« Ce matin, nous avons voulu effectuer une visite domaniale destinée au viaduc, qui est déjà menacé de destruction du fait de l’occupation anarchique de la population, qui y a occupé des parcelles, pourtant une zone non constructible étant sur une montagne sablonneuse présentant un grand versant », a expliqué le ministre Pierre Mabiala.
Le ministre Pierre Mabiala sur le terrain. Constat d'un ouvrage en péril
Même si les eaux de drainage accentuées par l'urbanisation des lieux sont imputables au phénomène, de nombreux observateurs pointent les légèretés des Grands Travaux dans la conception et l'exécution de l'ouvrage.
Et de dénoncer : « On a pas besoin d'être ingénieur pour savoir que lorsqu'on construit une route, on la protège de toutes agressions, à travers le fameux « Code de bonne pratique pour la protection des routes contre les effets de l’eau ».
La présence d’eau au niveau de la route peut causer de nombreux inconvénients et dégâts: trop abondante en surface, elle perturbe la visibilité et la sécurité des usagers et provoque l’érosion des talus. En pénétrant dans la structure routière, elle provoque des dégâts qui, dès qu’ils sont initiés, s’amplifient rapidement.
Ce code de bonne pratique a pour objectif d’aider les concepteurs, maîtres d’ouvrage et entrepreneurs à prendre les dispositions nécessaires pour l’évacuation des eaux de surface et du corps de chaussée lors des phases de conception, d’exécution et d’entretien afin d’assurer la sécurité des usagers et la durabilité de la structure routière ».
Et de convaincre par la preuve : « Sur le tracé du viaduc, nulle structure de collecte des eaux de drainage n'a été initiée par les concepteurs de l'ouvrage, dans les règles de l'art.
En contre-bas du talus, absence de canalisation à gauche, canalisation sous-dimensionnée à droite.
Les eaux dégagées de la chaussée par des pentes abruptes stagnent au bas des talus, en forme d’entonnoirs, prisonnières d'un défaut de conception.
Là où ils ont posé des canalisations, celles-ci sont sous-dimensionnées, car on a pas tenu compte des débits potentiels ou réels. Alors, les eaux se fraient un chemin en conduite forcée, charriant sur leur passage tous les matériaux meubles. C'est encore une des bêtises caractéristiques des Grands Travaux. »
D'autres vont plus loin : « le viaduc est adossé au versant du mont Boukiéro. les concepteurs du tracé auraient du tenir compte de la configuration du terrain et anticiper sur les phénomènes. Ils ont eu de l'argent pour la route, ils n'en ont pas eu pour en protéger les accotements. Dans un projet bien ficellé, cela représente 10% du coût global de l'ouvrage. Nous subissons les effets du « travail fractionnaire et c'est condamnable».
Entre-temps, le viaduc demeure exposé aux phénomènes. Le sable drainé par l’érosion et les eaux de ruissellement menace dangereusement cet ouvrage construit à la faveur des Jeux africains 2015 pour désengorger le trafic routier de la zone nord de la ville-capitale.
À certains endroits, les pieux de soutènement sont déjà enfouis dans le sable qui va bientôt atteindre le niveau de la chaussée. En d'autres, les eaux ont emporté tous les matériaux friables et le viaduc court le péril d’être coupé en deux.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-27 10:22:34
La Commission nationale de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion a dénoncé, dans un rapport d’enquête rendu public ce week-end, la mauvaise gestion des fonds publics destinés au paiement des bourses des étudiants, des pensions de retraite, et surtout une gestion scabreuse du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville.
Créé le 2017-12-26 11:10:11
On peut se le demander au regard des signes de rapprochement formel ou informel entre le président français, Emmanuel Macron et son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso. Que ce soit à la 72e Assemblée générale des Nations Unies, en septembre dernier, ou au dernier sommet Union africaine-Union européenne, les images des Chefs d’Etat français et congolais, circulant partout sur la toile et dans les journaux ne manquent pas d’alimenter les passions en cette fin d’année 2017.
Créé le 2017-12-26 10:38:40
Le président de la Commission de l’Union africaine a réagi favorablement à la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, au Congo Brazzaville.
Pour Moussa Faki Mahamat, l’accord signé le 23 décembre par le gouvernement congolais et le pasteur Ntoumi est « un pas important » dans la recherche d’une solution pacifique de sortie de crise.
Moussa Faki Mahamat a déclaré prendre note « avec satisfaction » de ce dénouement, aussi encourage t-il les parties à « mettre scrupuleusement en œuvre les engagements pris ».
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-12-26 10:28:51
Nous voilà, comme tous les ans, à cette période, en train de traverser allègrement 2017, 2018 étant désormais à nos portes. Mais, combien sommes-nous à nous demander quel chemin avons-nous parcouru et lequel nous reste-t-il à parcourir ? Certains sont partagés entre spleen et idéal et d’autres encore parce qu’ils ne se font plus guère d’illusion sur l’issue de leur existence tant ils sont confrontés aux pires réalités qu’offre celle-ci par temps de galère. C’est pourquoi, il nous vient à l’esprit de nous interroger sur ce que sera demain.
Créé le 2017-12-26 09:57:14
Des vêtements neufs pour la famille, des cadeaux, des repas pantagruéliques, des boissons, des sorties, les congolais ont de tout temps formaté leur vie à des dépenses allant parfois au dessus de la bourse, en période de fêtes. La pression est telle, qu'il en découle bien souvent des conflits conjugaux.
Dans les ménages modestes, la période des fêtes de fin d'année et du nouvel an a toujours été celle d'un climat tendu, si l'humilité y est absente.
L'inadéquation entre les besoins exprimés pour les réjouissances et les ressources du foyer entraîne souvent des tumultes au sein du couple, comme si le sens de la vie ne tenait qu'à ces festivités.
Bien souvent, la femme est à l'origine des tensions, car le cahier de charges qu'elle présente pour les réjouissances en période de fêtes ne tient nullement compte des ressources réelles du foyer, et surtout de ce que la vie continue après les fêtes.
Entre l'achat des vêtements nouveaux pour l'épouse et les enfants, la préparation du festin de Noël et du nouvel an, l’achat des jouets pour les enfants, la « bonne fête » à souhaiter aux beaux-parents à travers une enveloppe cossue, de nombreux chefs de familles sont soumis à une pression presque inextricable.
Si d'aventure, outre son ménage légitime, ledit chef de famille dispose d'autres « bureaux », autrement dit des foyers extraconjugaux, la situation devient insoutenable.
Dans chaque foyer, les besoins pour les fêtes sont présentés comme une nécessité vitale garantissant l'honneur de la famille, à travers ce goût de l'opulence. Et des couples menacent parfois de se disloquer, faute pour le mari de n'avoir souscrit à ces prescrits.
C'est à la limite une compétition pour laquelle chacun voudrait paraître. Ainsi l'angoisse s'installe t-elle auprès des démunis, qui se sentent diminués.
Même si le dicton met en garde : « après les réjouissances, s'installe la famine », beaucoup agissent comme si en ces périodes de fêtes, le monde s'arrêtait.
Les congolais s'accordent à dire que « janvier est le mois le plus long ». Un mois au cours duquel, faute d'argent, exagérément dépensé pendant les fêtes, beaucoup « tirent le diable par la queue ».
Pourtant, d'année en année, la pratique est la même. Même les campagnes de sensibilisation aux changements de mœurs semblent se heurter aux habitudes qui ont la vie dure, bien dure.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-26 09:19:53
Cinq ans déjà que Michel Innocent Peya s'adonne à la littérature, avec des thématiques dont la profondeur interpelle ses contemporains.
Créé le 2017-12-25 12:22:45
Chers lecteurs, que cette année 2018 vous comble, comme vous le méritez, de tous les petits bonheurs que la vie peut nous offrir. Nous vous souhaitons également l'amour, la réussite et la santé la meilleure possible.
Créé le 2017-12-24 20:27:42
Il y a comme une sorte d’euphorie qui flotte dans l’air congolais. Attention ! Que l’on ne se méprenne pas : il faut toujours tenir compte, lorsque l’on parle de l’état d’un pays, des sinistrés, des chômeurs, la corruption, la crise financière, les pauvres, les retraités mal traités, tout un pays qui ne peut partager cet «air du temps » que suggère l’actualité en cette fin d’année. Cependant, ces derniers jours, certains ont pu ressentir une fierté, venue, le plus souvent, des résultats politiques.
Créé le 2017-12-24 12:43:30
Les congolais ne pouvaient prétendre à bien mieux comme cadeau de noël. Un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités a été signé ce 23 décembre à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, entre le gouvernement de la République du Congo et les représentants de Frédéric Binstamou, alias pasteur Ntumi.
Le texte original de cet accord est ainsi libellé :
« Accord de ''Cessez'' le feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool entre le gouvernement de la république et le pasteur Ntumi.
Dans le souci de contribuer à rétablir et à consolider la Paix, l'Unité nationale et la Démocratie en République du Congo.
Les deux parties s'engagent :
I- Pour le révérend Pasteur NTUMI BINTSAMOU Frédéric à:
Cesser le feu et arrêter les hostilités ; Faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants et les remettre à la commission et aux institutions habilitées ;
Ne créer aucune entrave à tout processus conduisant :
Au rétablissement de l'autorité de l’État dans le Pool ;
À la libre circulation des personnes, des biens et des services dans ledit département, notamment sur les rails, les routes nationales et secondaires ;
Au déploiement de la force publique dans le Pool.
II- Pour le Gouvernement à garantir:
La sérénité, l'application et le parachèvement du processus de paix ;
La mise en place d'une commission Ad-hoc mixte-paritaire, pour veiller à la poursuite du processus de paix et à l'application stricte du présent accord ;
Le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes ;
L'allègement progressif du dispositif militaire sous le contrôle de la commission Ad-hoc mixte-paritaire dans les zones de conflit ;
La réinstallation de la population dans ses localités d'origine, La libre circulation des personnes, des biens et des services dans le Pool.
Fait à Kinkala le 23 décembre 2017
Pour le gouvernement, le ministre de l'Intérieur, et par ordre le conseiller à la Sécurité, François Ndé.
Pour le révérend pasteur Ntumi et par ordre, son représentant, Jean Gustave N'Tondo.
Transcription: Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-23 21:23:40
Du 10 au 14 décembre 2017 à Paris, quatre jours ont été dédiés à des échanges au plus haut niveau sur le climat. Le moment décisif a été le One Planet Summit du 12 décembre. Certaines des décisions qui ont été prises sont de nature à changer les règles du jeu climatique.
Il y aura un avant et un après One Planet Summit. Ce rendez-vous a indéniablement accéléré la mobilisation pour le climat. Début décembre, Madame Laurence Tubiana, présidente de l’European Climate Foundation, appelait à ce que ce sommet fasse entrer l’Accord de Paris dans l’économie réelle. Dans le même état d’esprit, de nombreuses ONG réclamaient plus simplement de passer des « paroles aux actes ». Elles ont été écoutées. Cinq annonces l’illustrent.
Air Liquide, Airbus, Axa, Danone, EDF, L’Oréal, SNCF, Veolia… Les grandes entreprises françaises mettent 300 milliards d’euros sur la table
91 entreprises, représentant 1 500 milliards d’euros de chiffres d’affaires et plus de 6 millions d’emplois directs, ont lancé le French Business Climate Pledge. Ensemble, elles annoncent des investissements massifs pour passer à une société bas carbone. À cela, elles ajoutent 220 milliards d’euros de financements de projets contribuant à lutter contre le changement climatique, 15 milliards d’euros dans le nucléaire et 30 milliards d’euros dans le gaz.
Après le charbon, les banques françaises mettent les sables bitumineux à l’Index
Une observatrice de la finance climat commente : "Les sables bitumineux, c’est le nouveau charbon". Portées par la COP21 de 2015, plusieurs banques avaient commencé à exclure les entreprises trop impliquées dans le charbon. A l’occasion du One Planet Summit, c’est encore le cas avec les sables bitumineux. Coup sur coup, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société générale et Natixis ont annoncé qu'elles ne financeraient plus ces activités, ni pour certaines, les infrastructures de transport qui y sont associées. Notons que le premier assureur mondial Axa a pris le même engagement.
Pétrole et gaz, c’est fini pour la Banque mondiale
Dans l’après-midi du 12 décembre, durant le sommet mondial, la Banque mondiale a fait une annonce spectaculaire. Une annonce soigneusement conservée secrète : la plus grande banque multilatérale au monde stoppera dès 2019 le financement de la production du gaz et du pétrole. Ce n’est pas tant le volume qui est important que le symbole affiché : les financements de la Banque mondiale vers l'industrie pétrolière et gazière ont représenté environ 1,6 milliard de dollars en 2016, à comparer aux plus de 400 milliards investis dans le secteur l’année passée. C’est pourquoi l’ONG Greenpeace a pu affirmer que "la fin approche clairement pour l'industrie du gaz et du pétrole".
« Conduite accompagnée » pour les 100 plus gros émetteurs de CO2 de la planète
100 entreprises mondiales sont responsables directement ou indirectement de 80 % des émissions de CO2 de la planète. L’initiative Climate100+ a décidé de s’attaquer au problème à la racine. 225 investisseurs mondiaux, représentant 26 300 milliards de dollars d’actifs (plus de dix fois le PIB de la France), ont décidé de les mettre sous surveillance. Il s’agira d’abord de les aider à mettre en place des stratégies de baisse des émissions et de reporting transparent sur le climat. Si elles jouent le jeu, elles pourront sortir de "la liste des ennemis du climat". Dans le cas contraire, les investisseurs useront de leur pouvoir d’actionnaires pour sanctionner les « fautifs ».
Malgré le choix du Président des Etats-Unis, le reporting climat devient la règle
L’acronyme TCFD a été l’un des plus prononcés au cours des quatre jours climat de Paris. Il signifie Task Force on Climate Disclosure. Ce groupe de travail du conseil de stabilité financière du G20 propose aux entreprises des lignes directrices de reporting sur le climat. Mais ses conclusions sont rejetées par l’administration américaine, ce qui retarde leur adoption par les pays. Malgré ce rejet, 237 entreprises, représentant 6 300 milliards de dollars de capital, se sont engagées à les appliquer. Une démarche volontaire qui est attendue par de nombreux investisseurs. Parmi les entreprises engagées, on retrouve de très grandes entreprises appartenant à des secteurs différents : Coca-Cola, EDF, Deloitte, Dow Chemical, Société générale ou encore Axa.
Il est à signaler que l’Agence française de développement (ADF) a signé des accords avec l’île Maurice, les Comores, le Niger et la Tunisie pour les accompagner dans l’adaptation aux impacts du dérèglement climatique (systèmes d’alerte, de lutte contre l’érosion, etc.). Ces signatures s’inscrivent dans le cadre d’un dispositif annoncé en mai 2017, destiné à accompagner 15 pays en développement et doté de 30 millions d’euros sur quatre ans.
Roger Ndokolo Président du parti du centre UNIRR (Union pour la Refondation Républicaine)
Créé le 2017-12-22 12:43:11
Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso a rendu hommage, hier au palais des congrès de Brazzaville, à l’ambassadeur Jérôme Ollandet décédé dans la nuit du 10 au 11 décembre dernier à Paris, en France.
Créé le 2017-12-22 11:58:53
Le mois de décembre a été marqué au Congo, entre autres faits, par la mise à nu par les services de renseignement congolais d'une tentative de coup-d'état, dont le général Norbert Dabira serait le cerveau. Selon notre confrère le Troubadour dans sa parution n°122 du 21 décembre, cette affaire aurait mis en évidence des failles manifestes créées dans l'appareil sécuritaire du président congolais.
Avec maints détails tirés à l'évidence des procès verbaux d'auditions, le Troubabour, par la plume d'Anicet Samba livre un récit glaçant sur la tentative de coup-d'état, dont le but était l'élimination physique du président Denis Sassou N'Guesso, en faisant exploser son avion en plein vol.
Extraits :
« Lorsque le général Norbert Dabira franchit le seuil de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST) ce matin du 7 décembre 2017, il ne sait pas vraiment s’il va repartir chez lui. Prévoyant, avant de quitter son domicile, il avait pris soin de souffler à ses proches d’ébruiter cette convocation. C’est que l’homme se doutait bien de quelque-chose. Mais il était loin de penser qu’il avait commis une grosse «bourde» en approchant le général Nianga Mbouala Ngatsé pour le mettre au courant d’un projet visant à «neutraliser» le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Mais, peu après, lorsqu’on lui fait écouter dans les locaux de la DGST sa conversation téléphonique avec le Commandant de la Garde républicaine, il réalise alors l’étendue de sa méprise et manque de peu de s’écrouler tant qu’il est confondu au plus haut point. Sur le moment, il regrette d’avoir fait confiance en cet officier général dont il pensait qu’il n’était plus en odeur de sainteté avec le président de la République depuis l’incarcération de ses deux cousins, Okandzé Okourou Jean Stéphane et Okandzé Okourou Elie, le second ayant été son directeur de cabinet. »
Selon le Troubadour, la méprise du général Dabira d'associer le général Nianga Ngatsé Mbouala à son projet, serait due au fait qu'il le croyait en rupture de banc avec le président de la république, depuis la prétendue affaire de son accointance avec le pasteur Ntoumi.
Et de poursuivre :
« Convaincu certainement que cette affaire avait fini par jeter un coup de froid entre le président de la République et son commandant de la Garde républicaine, le général Norbert Dabira aurait décidé de se rapprocher de ce dernier.
À l’occasion d’un premier contact, l’ancien haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants aurait dépeint la situation économique et sociale que traverse le Congo. Il lui aurait confié qu’à l’allure où allaient les choses, eux qui étaient au pouvoir risquaient de tout perdre à la suite d’une explosion sociale. Il lui aurait alors fait une proposition, vue sa proximité avec le président de la République.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le général Norbert Dabira aurait suggéré l’élimination physique du président de la République. À cette proposition, le général Nianga Mbouala Ngatsé aurait répondu qu’il valait mieux le déposer et l’assigner à résidence à Oyo, son village natal. Mais le général Norbert Dabira aurait rétorqué en ces termes: «Denis Sassou-N’Guesso est un grand guerrier. Il peut se retourner contre nous, même retiré dans son village natal». C’est alors que le Commandant de la Garde républicaine aurait demandé à son interlocuteur ce qu’il fallait faire en définitive. Norbert Dabira aurait alors fait cette proposition extrême à son interlocuteur : faire exploser l’avion présidentiel en plein vol.
C’est sur cette entente que les deux hauts officiers se seraient séparés.
Norbert Dabira devait quelques jours plus tard se rendre à Paris. Mais, avant de voyager, il aurait fait parvenir au général Nianga Mbouala Ngatsé un téléphone avec une puce d’un opérateur de téléphonie mobile de la République Démocratique du Congo, en lui recommandant de ne jamais l’appeler par un numéro de Brazzaville. Mais il ressort dans les premiers éléments de l’enquête que le général Nianga Mbouala Ngatsé aurait malgré tout appelé son «complice» à Paris par un numéro de Brazzaville. »
C'est une communication téléphonique échangée par les généraux Dabira et Nianga Mbouala qui aurait confondu le général Dabira. Le Troubadour raconte la scène dans ses moindres détails. « Lorsqu’on lui fait écouter dans les locaux de la DGST sa conversation téléphonique avec le Commandant de la Garde républicaine, il réalise alors l’étendue de sa méprise et manque de peu de s’écrouler tant qu’il est confondu au plus haut point. »
Le général Dabira, cerveau présumé du complot visant l'élimination du président Denis Sassou N'Guesso
« Devant l’évidence des enregistrements téléphoniques, le général Norbert Dabira n’aurait pas eu de grands arguments de défense.
S’il n’a pas été gardé à la DGST, l’ancien haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants ne peut plus sortir de Brazzaville jusqu’à la fin de l’enquête, son passeport lui étant retiré.
Aujourd’hui, les enquêteurs cherchent les éventuels complices du général Norbert Dabira aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. On dit qu’il aurait eu de nombreux contacts en Europe, notamment avec des marchands d’armes.
D’autres interrogatoires pourraient avoir lieu et même une confrontation entre les deux généraux."
Selon notre confrère le Troubadour, des officiers et sous officiers voire des hommes de rangs de la garde et sécurité présidentielles seraient compromis dans cette affaire dont l'enquête suit son cours. D'où l'analyse qu'il en dégage :
« Ce projet de complot a déjà installé un véritable malaise au cœur du pouvoir. La programmation de l’assassinat de Denis Sassou N’Guesso (lequel apparaît comme le point d’équilibre de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le pays) par des proches, ne pouvait laisser que ce sentiment. Cette conspiration peut laisser supposer aujourd’hui, s’agissant du pouvoir, que le ver serait dans le fruit.
Avant même l’aboutissement de l’enquête, cette conspiration présumée a introduit la méfiance et la suspicion dans les rouages du pouvoir. Ajouté à la grave crise économique et financière que connaît le pays, ce complot, s’il est avéré, devrait nécessiter, en toute logique, une recomposition des forces au sein du pouvoir. »
Notes de lecture de Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-22 09:53:03
La mise en valeur du gaz off-shore produit par la société ENI, notamment sa mise sur le marché international, ont été entre autres points évoqués par le chef de l’État congolais Denis Sassou N'Guesso et le PDG d’Eni-Congo, Claudio Descalzi, reçu en audience par le 21 décembre à Brazzaville.
À sa sortie d'audience, le PDG d’Eni-Congo s'est montré confiant : « Nous avons essentiellement parlé du projet d’extension et du développement du gaz dans l’objectif de porter la production à 900 MW », a indiqué Claudio Descalzi, faisant allusion à la centrale électrique à gaz basée à Pointe-Noire.
Cette production en évolution constante passera de 300 MW à 450, puis à 650 MW et concernera la transformation du gaz domestique en électricité, un projet bien avancé.
D'autre part, forte de sa production exponentielle de gaz, Eni-Congo se donne pour ambition d’en exporter de gros volumes, afin de « donner de la valeur à toutes les ressources du secteur qui sont très importantes au Congo, augmenter les recettes pétrolières et ouvrir de nouveaux marchés dans la sous-région », a assuré Claudio Descalzi.
Claudio Descalzi a par ailleurs ajouté que sa société poursuivra son soutien au Congo dans les domaines de la santé, la formation des jeunes et l’agriculture, autre volet de son entrevue avec le chef de l’État congolais.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-22 08:33:30
Eloi Destaing Sikoula, membre de l'opposition et compagnon de bataille de l’opposant Paulin Makaya, demande l'intervention de la communauté internationale et du président français, Emmanuel Macron pour sa libération.
Créé le 2017-12-21 15:56:46