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Le président congolais, Denis Sassou Nguesso a été décoré, ce mardi de la Médaille Amilcar Cabral, la plus haute distinction honorifique de la République de Guinée Bissau par le président bissau-guinéen José Mario Vaz, au cours d’une cérémonie solennelle au Palais du peuple de Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux et étrangers.
Créé le 2017-09-12 19:19:24
Le secrétaire général du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir), Pierre Ngolo a été élu hier, à l’unanimité, au poste de président de la chambre haute du parlement congolais, à l’issue d’une séance inaugurale de la nouvelle législature dirigée par la doyenne d’âge, Joséphine Mountou Bayonne.
Créé le 2017-09-12 18:52:59
«Pétrole, cash et détournements : les aventures d’un négociant suisse à Brazzaville », c'est le titre du nouveau rapport de Public Eye. L'ONG Suisse y décortique les méthodes du négociant en pétrole helvétique Gunvor, actuellement sous le coup d'une procédure pénale en Suisse pour soupçon de blanchiment d'argent. Alors que l'instruction dans ce dossier se poursuit depuis 2011 dans le plus grand secret, Public Eye a enquêté de son côté et eu accès à de nombreux documents confidentiels qui permettent de retracer la façon dont Gunvor a réussi à pénétrer le marché congolais.
Créé le 2017-09-12 18:16:31
D’aucuns pourraient trouver cette histoire de morbide. En invoquant les mânes des ancêtres, le président de l’UDH-Yuki, Guy-Brice Parfait Kolélas « discute » mystiquement et régulièrement avec son père Bernard Kolélas, « Yâ Kolins » pour les intimes, né en 1933, et mort jeudi 12 novembre 2009, à Paris des suites d'une maladie.
Créé le 2017-09-12 10:29:34
Le Sommet énergétique US-Afrique prévu pour ce mois de septembre à New-York aux États-Unis a été annulé. Pour cause, le refus d’octroi de visas aux invités africains.
« Le refus de visa d’entrée aux États-Unis à une grande majorité des participants africains enregistrés, a rendu impossible l’atteinte des objectifs du sommet, et, par conséquent, sa tenue.», ont affirmé les organisateurs dans un communiqué.
Selon Samba Baldeh, originaire de la Gambie et représentant élu aux USA, ces refus résultent de la nouvelle politique de l’administration Trump. « Ces rejets de demande de visa prévalent pour tout le monde. Que ce soient des citoyens lambda ou des représentants des pays.»
Une politique qui, selon lui, éloigne de plus en plus le pays du reste du monde. Mary Flowers, l’une des organisatrices du forum, a confié à Voice of America qu’au cours des trois précédentes éditions, environ 40% des demandes de visa avaient été rejetées. Un taux passé selon elle à 100% pour cette édition.
Contacté par le média, le département d’État américain a affirmé : « Les demandes de visa ne sont pas automatiquement rejetées. Chacune d’elles est étudiée individuellement par rapport aux dispositions de la loi des USA.»
Le représentant de l’organisation a, d’ailleurs, ajouté que le pays était ouvert au tourisme et aux voyages d’affaires.
Bertrand BOUKAKA/Source Ecofin
Créé le 2017-09-12 10:09:15
Une image fait le tour des réseaux sociaux depuis le début de la semaine. On y voit le fils du premier ministre congolais sur l'étiquette d'un champagne millésimé. Pour de nombreux congolais cela est signe d'une opulence affichée, au moment où de nombreux sacrifices sont exigés des compatriotes.
Le fait en lui même est anodin. Il n'est pas exclu que pour un anniversaire ou un mariage, les concernés fassent confectionner des étiquettes à leur effigie, apposées sur les bouteilles de vin voire de champagne, devant être présentées aux convives. Cela n'est en rien une preuve de richesse.
Pourtant, dans le cas d'espèce, celui du fils du premier ministre qui crée le buzz sur les réseaux sociaux, c'est sans doute le nom de la personne concernée, renvoyant à celui de son géniteur qui de surcroît est à la manœuvre pour mener des réformes qui mettent à la diète de nombreux congolais, qui pose problème.
En cela, consciemment ou inconsciemment, cette image ne signifie plus ce qu'elle représente, mais plutôt ce qu'elle suggère, et surtout ce qu'elle crée dans la conscience collective. Une exhibition de l'opulence, un étalage de richesse.
Les écritures bibliques disent bien : « celui qui a vu le fils a vu le père ». Et, le raccourci est vite fait, sans se rendre à l'évidence que quoique fils du premier ministre, l'homme est adulte et dispose de sa vie sans s'en référer à son père.
Mais, la bienséance et la morale populaire voudraient que les parents de responsables surtout politiques, à quelques niveaux que ce soient, s'affranchissent de certains comportements susceptibles de créer des interprétations erronées ou des remous sociaux.
Beaucoup ne comprendraient pas qu'alors « que l'on exige des sacrifices par ici, qu'il y ait du gaspillage par là », même s'il n'est pas prouvé qu'il s'agit bien de l'argent du contribuable.
Il y est bien vrai qu'elle est révolue, cette époque où Laurent Botséké chantait que le réactionnaire était celui qui dont la femme allait au marché à bord de sa voiture de fonction ou encore qui transformait les finances de l'État en un manguier dont il pouvait cueillir les fruits à souhait.
La révolution n'est certes plus de mise dans la vie politique congolaise, mais sa morale qui a formaté nombre des acteurs politiques peut bien continuer de les habiter, ce en assainissant les comportements déviants pour eux et leurs proches. On ne peut dissocier les personnes de la personnalité qu'elles incarnent.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-12 09:01:20
Il est évident que le président congolais, Denis Sassou Nguesso est le premier à profiter de la 4ème réunion sur la crise libyenne samedi à Brazzaville. Elle a renforcé le prestige du président, dans son rôle d'interlocuteur privilégié pour la Libye où il est impossible de trouver des solutions simples dont on puisse s'enorgueillir. Mais ce n'est pas cela qui empêche le président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise libyenne, d'employer les grands mots : « le retour de la paix en Libye ».
Créé le 2017-09-12 08:52:32
Le président de l’UDH-Yuki, Guy-Brice Parfait Kolélas a accepté la main tendue du premier secrétaire général de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), Pascal Tsaty Mabiala, pressenti comme chef de l’opposition congolaise, pour construire l’opposition dans le cadre institutionnel.
Créé le 2017-09-11 12:21:20
Au nombre des médecins congolais qui auront marqué de leur empreinte leur profession, le médecin-colonel à la retraite Durand-Abel Missontsa tient bien sa place. De par lui, la médecine psychiatrique connut un véritable essor dans le pays, au point d'y intéresser des jeunes étudiants. L'homme s 'est éteint le dimanche 3 septembre au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.
Ancien ministre de la Santé, ancien médecin à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo et du Centre de psychiatrie de Brazzaville communément appelé « cabanon », reconnaissable par sa barbichette à la Ho Chi Minh, le médecin-colonel à la retraite Durand-Abel Missontsa, est décédé à l'âge de 76 ans.
Médecin rigoureux et rompu à la tâche, le regard perçant et dissuasif, sa réputation s'est construite au fil des ans dans une branche de la médecine naguère négligée par les congolais, la psychiatrie.
Du docteur Missontsa, de nombreux congolais retienne surtout ses capacités à « guérir les fous ». Des prouesses qui feront sa renommée au point que dans la société, lors des discussions, des personnes tenant des propos déplacés étaient conviés à « consulter Missontsa ».
Naturellement, le colonel Missontsa est le premier médecin-psychiatre congolais.
Imbu de la culture de son terroir et croyant aux forces surnaturelles, le docteur Missontsa n'hésitait pas le cas échéant à mener de pair médecine moderne et médecine traditionnelle sur des patients dont la thérapie l'exigeait. Ses détracteurs trouvaient en ses pratiques, du charlatanisme.
Le médecin-colonel Missontsa a apporté son concours à la promotion et au développement de la médecine traditionnelle tant au Congo qu’à l’étranger.
Les obsèques officielles sont prévues ce mardi 12 septembre. L’inhumation interviendra à son domaine de Kombé où il avait choisi de reposer pour l'éternité.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-11 10:55:01
Entre revendications, sit-in, ou concerts faits d'objets hétéroclites, les travailleurs de l'ex ONPT peinent toujours à se faire entendre des ministres successifs, ayant pris en charge le dossier de leur contentieux avec l'État. Si la mort épure déjà dans leurs rangs, les survivants n'ont plus guère d'espoir.
Deux revendications principales ont de tout temps marqué le combat des ex travailleurs de l'ONPT.
La première est relative à la ''Télé-mutuelle''. De l'argent qui jadis était prélevé à la source à tous les travailleurs de l'ONPT. 3500 F CFA par mois pour chaque travailleur depuis août 1988 jusqu'en fin 2003.
Cela fait une ristourne de 1.000.50.000 F CFA pour chaque cotisant. Le montant validé en conseil des ministres le 10 juillet 2010 n'a jamais été rétrocédé aux ex travailleurs. Le document porte la signature de Gilbert ONDONGO, Ministre du Travail à l'époque.
La deuxième revendication concerne la pension des ex travailleurs de l'ex ONPT payable à la CNSS.
Les ex travailleurs de l'ex ONPT ont régulièrement cotisé pour leur retraite. Cependant, l'État n'a jamais honoré ses cotisations et doit à hauteur de 7.616.009.504 F CFA à la CNSS. Cela a toujours bloqué le versement des pensions, une situation qui paupérise davantage les ex travailleurs de l'ONPT.
Sensible à cette situation de détresse, la CNSS avait assouplit ses conditions et exigé de l'État le versement de la somme 353.000.000 de F CFA au lieu des 7 milliards 616 millions initiaux afin de débloquer les pensions. L'État n'avait versé que 50.000.000 de F CFA en juillet 2015.
Face à cette méprise, la CNSS refusait de prendre en compte le payement des pensions pour les 800 travailleurs.
Un autre point qu'il convient de noter, c'est celui du traitement de certains pensionnés dont le litige est porté devant les tribunaux. Le montant versé au titre du plan social ne reflète pas celui des payements actés. Ce scandale est de tout temps dénoncé par les ex agents de l'ex ONPT.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-11 09:14:54
Posée à titre provisoire avec des matériaux inappropriés, les cables de la ligne haute tension qui traverse le quartier Sadelmy à Brazzaville, rasent les toits des maisons et deviennent source d'inquiétude pour les riverains. De plus en plus, des incidents dangereux sont notés.
Les faits paraissent improbables, pourtant ils sont bien là. Au quartier Sadelmy, dans le 7ème arrondissement Mfilou, la ligne haute tension qui part de la centrale de Tchélampo, longe la principale artère du quartier, en passant par dessus le marché de Sadelmy, au terminus de la ligne des bus. Elle est presque à fleur de tête.
Personne n'aurait à s'en émouvoir, si cette ligne électrique qui se dirige en contre-bas, vers l'aéroport de Maya-Maya, obéissait aux règles d'implantation en la matière. Ici, tout a été fait sans apparemment aucun souci des dangers que peuvent encourir les populations riveraines. Et déjà, les incidents se multiplient, causant la frayeur des populations qui redoutent le pire.
Du provisoire, avait-on dit, il y a quelques mois, lors des travaux de pose de la ligne. Depuis, le provisoire s'est mué en définitif, avec son corollaire de dangers qui planent sur les populations.
Si les poteaux implantés par la société d'électricité à Sademy diffèrent de ceux généralement utilisés pour le transport de très hautes et hautes tensions, ce qui choque davantage, c'est leur taille. Elle avoisine à peine celle du deuxième étage d'une maison en hauteur.
Le dernier incident en date est du reste évocateur. Le chauffeur d'un camion déversant du sable a vu sa benne lécher le câble électrique sous tension, créant un jaillissement d'étincelles, digne d'un feu d'artifice. Chacun prît ses jambes à son cou, face au danger de mort juste là, au dessus des têtes.
« Danger de mort » ! Cet avertissement est de tout temps inscrit sur des poteaux électriques de haute tension ou sur des niches voire des transformateurs électriques. À Sadelmy, rien de tel n'a été apposé. Tous est fait comme si ce courant était inoffensif. Par endroits, les câbles rasent les toits des maisons, ou se faufilent sous les feuillages des arbres fruitiers.

Il est vrai que des opérations d'élagages sont régulièrement menées par des agents de la société d'électricité, sur les arbres dont les branchages sont systématiquement au dessus des câbles. Mais, cela ne suffit pas à écarter le danger de mort. Une personne qui monterait cueillir des mangues pourrait bien, par mégarde, y laisser sa vie. Bien pire, en période de pluie, ces arbres devenus conducteurs d'électricité du fait des câbles qui les enlacent pourraient diffuser le courant dans les eaux de ruissellement et causer ainsi la mort en masse.
Les populations disent attendre ce que le bon Dieu en décidera. Mais, n'est-ce pas aux hommes de décider ?
Peut-être ces hommes, les décideurs bien entendu, attendent-ils une catastrophe à grande échelle, de compter des morts par dizaines ou par centaines, avant de décider, surtout que presque personne ne sera inquiété si le pire arrivait.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-11 07:40:49
Chantiers en panne, dispersion d’efforts et promesses non tenues vis-à-vis des partenaires nationaux et internationaux, si l’Etat assure avoir commencé à payer ses factures, de nombreuses entreprises nationales et étrangères déplorent l’accumulation d’impayés, qui ont causé l’arrêt de la plupart des gros programmes immobiliers, publics comme privés, qui avaient été engagés dans le centre de Brazzaville, la capitale congolaise.
Créé le 2017-09-09 08:27:03
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso et son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, en visite jeudi à Brazzaville, ont tenté d’unir leurs forces pour contrer l’activité des groupes terroristes et l’insécurité qui enjambent leurs frontières.
Créé le 2017-09-09 07:08:57
Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba a invité, dans son allocution de clôture de la plénière du samedi 2 septembre dernier, le pasteur Ntoumi au dialogue. Comme quoi, «les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.»
Créé le 2017-09-08 12:23:42
La route Brazzaville-Pointe-Noire, longue de 350 km et construite entre 2007 et 2015 par une entreprise chinoise pour près de 1200 milliards de FCFA est désormais prise en otage par les Ninjas nsiloulou de Frédéric Binstamou alias Ntoumi qui arrêtent les voitures de passage, puis agressent, volent et violent les voyageurs.
Créé le 2017-09-08 11:17:04
Le village Koussou situé à un jet de pierre de Kibangou dans le département du Niari (sud), a reçu des visiteurs peu ordinaires. Il s’agit d’éléphants qui ont détruit plusieurs plantations après leur passage.
Créé le 2017-09-08 10:34:33
Alors qu'ils approchent du troisième mois sans salaire, quoique manifestant leur bonne volonté, les travailleurs du CHU de Brazzaville n'en peuvent plus de soutenir le rythme de travail, faute d'argent. Une assemblée générale se suppute pour la semaine prochaine afin d'adopter la conduite à tenir.
Le centre hospitalier universitaire de Brazzaville tourne au ralenti. Les difficultés de déplacement vident les services et la grève de la STPU n'est pas pour arranger les choses, surtout pour les travailleurs vivants dans les quartiers périphériques.
De leur dernière grève et des discussions qui s'en étaient suivies, des promesses avaient été faites à l'intersyndicale par le gouvernement, de débloquer la situation salariale, principale pomme de discorde.
Depuis, rien n'a été fait et pour de nombreux travailleurs, la conscience professionnelle commence à s'émousser.
Dans certains services, les agents ont, faute de soutenir des frais de déplacements journaliers, instauré une rotation dans la présence au poste.
Qui leur en voudrait de ne pas être présents chaque jour. Avec quoi se déplaceraient-ils. Surtout qu'il faut aussi « caler » quelque chose dans le ventre, à une certaine heure de la journée, pour des horaires à rallonge, du fait de l'affluence des malades que l'on ne peut hélas pas abandonner.
La situation devient intenable, disent les travailleurs qui eux même deviennent peu à peu des malades qui sombrent dans la dépression.
L'assemblée générale qui s'annonce risque une fois de plus, de déboucher sur des décisions lourdes de conséquences pour les malades.
Vivement que le gouvernement tienne promesse, et décanter la situation.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-08 09:59:04
Le chantier forestier « Taman Industrie » connaît des faits qui peuvent sans aucun doute nuire à son image. Il s’agit d’actes de vol dont les auteurs malintentionnés ne se soucient guère du prestige qui entoure un tel projet à Moungoundou-sud dans le département du Niari (sud). Les responsables de cette société forestière avaient pourtant attiré l’attention des autorités sur cette situation seulement aucune preuve n’avait été trouvée.
Créé le 2017-09-08 09:38:39
Il y a quelques jours, le premier ministre congolais, Clément Mouamba a annoncé que la dette extérieure globale du Congo envers la Chine, principal créancier du pays, s’élève à 1 776 milliards [soit plus de 2,1 milliards de dollars]. Pour de nombreux congolais, ce chiffre astronomique laisse perplexe, quand on sait que les ministres des finances successifs ont de tout temps soutenu devant le parlement que les réalisations entreprises par les chinois au Congo ont toujours été principalement financées sur fonds propres, l'emprunt ne venant qu'en supplément.
Dans son vaste programme de développement qui consistait entre autres à mailler le territoire national en infrastructures de base, le président Denis Sassou Nguesso, a entrepris une politique dite des grands travaux, afin de faire du Congo un pays émergent à l’horizon 2025.
Depuis un peu plus de dix ans, fort de l'envolée des cours du pétrole, le Congo s'est lancé dans la réalisation des grandes infrastructures donnant aux congolais le sentiment de voir enfin, où va l'argent du pétrole.
Depuis la construction de la « route lourde » Pointe-Noire-Brazzaville, l'aéroport de Brazzaville, le port en eaux profondes de Pointe-Noire, le complexe sportif de de Kintélé et ses gymnases annexes, les municipalisations successives, jusqu'à la réalisation du port d'Oyo, dernière inauguration en date, les différents discours, lors des lancements des travaux, ont toujours marqué l'apport majoritaire du Congo dans l'investissement financier, si ce n'est que les travaux sont réalisés sur fonds propres du Congo. D'où vient-il que la dette vis à vis de la Chine explose à ce point.
Avec les chiffres donnés dernièrement par le premier ministre, tous les congolais qui savent à peine compter, se demandent comment cela est-il possible, quand on sait que le pays a disposé entre-temps des excédents de trésorerie, au point même de thésauriser de l'argent destiné aux générations futures.
De cet argent destiné aux générations future justement, plus personne ne parle désormais, comme si il n'existait plus, comme si « on avait sacrifié l'avenir au présent ».
En rendant publique l'existence de ce fonds devant le parlement réuni en congrès, le président de la république le mettait de facto co- responsable dans la gestion de cet argent, avec tout au moins un droit de regards, au moyen des procédures appropriées, collectif budgétaire ou autres. Donc, il n'a pu être utilisé, sans l'aval du parlement.
Voila qui devrait interpeller le parlement, dans son rôle de contrôle de l'action gouvernementale.
L'argent n'ayant de valeur qu'avec les échanges, en cette période de vaches maigres, le parlement devrait en toute logique autoriser le gouvernement à réinjecter une partie de « l'argent des générations futures » dans le circuit financier, pour permettre les réalisations urgentes, qui ne peuvent être remises à plus tard.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-08 08:18:22
De nouvelles orientations pour le gouvernement, dans le domaine du foncier. Réunissant les propriétaires terriens, le ministre Pierre Mabiala leur a fait injonction de lui produire dans un délai d'un mois, le fichier national des propriétaires terriens du Congo.
Revenu au ministère des affaires foncières et du domaine public où il s'était illustré naguère par des méthodes souvent jugées peu orthodoxes, Pierre Mabiala n'en a pas moins repris ses vieux habits.
Si sa blouse orangée de démolition d'édifices n'a pas encore repris du service, il n'en demeure pas moins que sa première sortie face aux propriétaires terriens leur a laissé une impression de déjà vu, dans l'attitude du ministre, de par son verbe tranché, sans magnanimité ni longanimité.
Beaucoup de ces hommes dont l'âge mérite plus que le respect, disons même l'hommage, se sont crus revivre les injonctions d'un commandant de la coloniale, avec la punition pour corollaire.

« La première mesure que nous prenons c’est de vous demander de nous fournir le fichier complet de tous les propriétaires terriens du Congo. Je vous donne un mois à compter de ce jour. Si cela n’est pas fait, nous procéderons à des sanctions sévères, parce que vous n’êtes pas au-dessus de la loi. Vous n’avez aucun prétexte », a tancé Pierre Mabiala.
Dans ce fichier, a-t-il poursuivi, chacun des propriétaires terriens devra, hormis ses noms et prénoms, spécifier l'emplacement géographique de ses terres ainsi que la superficie totale qu’elles couvrent.
En exigeant le recensement de tous ces acteurs, l’objectif du ministère est d’avoir la meilleure maîtrise des propriétaires terriens au Congo, mais aussi des espaces qu’ils occupent.
Pierre Mabiala a en outre demandé aux propriétaires terriens de s'abstenir dorénavant de vendre des terrains situés dans les zones interdites de commercialisation, conformément à la loi foncière.
« La loi de 2004 indique entre autres qu’on ne peut pas occuper les zones non constructibles, notamment les montagnes sablonneuses, les versants de montagnes, les zones marécageuses, les emprises des cours d’eau ou des routes nationales », a rappelé le ministre.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-08 06:37:40