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Lycée de Mayoko dans le Niari (sud) : la vérité rétablie, l’éducation avant la politique. Face aux tentatives de récupération politique, le ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Jean-Luc Mouthou, a tenu à rétablir la vérité avec clarté et fermeté : le lycée de Mayoko, dans le département du Niari, est bel et bien une réalisation du Ministère de l’Enseignement primaire et secondaire.
Cette mise au point au cours de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », vise à préserver l’essentiel : l’éducation des enfants congolais.
Pour une source proche du Ministère de l’Enseignement primaire et secondaire, il ne saurait être question de détourner ou de politiser une œuvre pensée, financée et exécutée dans l’unique objectif d’offrir aux jeunes de Mayoko un cadre d’apprentissage digne, moderne et fonctionnel.
Le lycée de Mayoko qui n’est pas l’œuvre des cadres de Mayoko, selon la rumeur, se présente aujourd’hui comme un symbole fort de l’engagement de l’État en faveur de l’école pour tous, de l’égalité des chances et du développement du capital humain.
À travers cette infrastructure, le gouvernement réaffirme que l’éducation n’est ni un slogan ni un terrain de rivalités, mais une priorité nationale.
En recentrant le débat sur les faits, Jean-Luc Mouthou rappelle que les réalisations parlent d’elles-mêmes et que l’avenir du Congo se construit dans les salles de classe, loin des calculs politiciens.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-30 12:37:19
Le Congo-Brazzaville a remporté, la semaine dernière, une importante victoire juridique face au groupe minier australien Sundance Resources. La Cour arbitrale de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Londres a donné raison à l’État congolais dans le différend qui l’opposait à l’entreprise, laquelle réclamait une compensation financière après le retrait de son permis d’exploitation de la mine de fer de Nabeba.
Le gouvernement congolais avait révoqué en décembre 2020 le permis de la filiale Congo Iron de Sundance et l'avait attribué à Sangha Mining Development, filiale de la société chinoise Bestway Finance Ltd, déclenchant ainsi le litige.
L'entreprise avait saisi l'arbitrage international en mars 2021, réclamant 8,8 milliards de dollars de dédommagements pour ce qu’elle considérait comme une expropriation injustifiée. L’entreprise soutenait que les conditions n’étaient pas réunies pour un retrait du permis et dénonçait une rupture unilatérale des accords, pour le projet Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Congo et le Cameroun.
À l’époque, le gouvernement congolais avait justifié cette décision par une « insuffisance prolongée d’activité », estimant que le groupe n’avait pas respecté ses engagements contractuels en matière de développement du projet.
Après plusieurs années de procédure, la Cour arbitrale de la CCI a finalement validé l’argumentation du Congo-Brazzaville. Les arbitres ont estimé que l’absence prolongée d’activités significatives sur le site constituait un motif valable pour le retrait du permis, conformément aux dispositions contractuelles et au droit applicable.
Cette décision constitue un signal fort pour l’État congolais, qui voit ainsi confortée sa souveraineté dans la gestion de ses ressources naturelles. Elle renforce également la position des autorités dans leur volonté d’exiger des opérateurs miniers un respect strict de leurs obligations en matière d’investissements, de calendrier et de retombées économiques.
Au-delà du cas Sundance, cette victoire judiciaire pourrait servir de référence dans d’autres litiges liés à l’exploitation minière et aux grands projets extractifs. Elle rappelle aux investisseurs que le Congo-Brazzaville entend privilégier des partenariats responsables et actifs, au service du développement national et de la valorisation durable de ses ressources.
Dans un communiqué, Sundance Resources a indiqué avoir relevé une « irrégularité grave » ayant conduit à une « injustice substantielle ». Elle entend contester la décision en vertu de l'English Arbitration Act 1996 et a demandé à la Haute Cour de Londres de l'annuler.
La République du Congo n'a pas réagi immédiatement à une demande de commentaire dans le communiqué.
La société a précisé qu'une décision dans une affaire similaire contre le Cameroun est attendue en février ou mars. « Comme la procédure contre le Cameroun est indépendante de celle du Congo et devant un tribunal distinct, Sundance ne s'attend pas à ce que l'issue de la procédure congolaise influence ou affecte l'affaire camerounaise », a-t-elle ajouté.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-30 08:54:44
Onze (11) jours après la finale chaotique de la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN TotalEnergies – Maroc 2025), le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict. Entre suspensions fermes et amendes records, les deux fédérations finalistes paient le prix fort pour les incidents qui ont émaillé la rencontre.
La Fédération sénégalaise de football (FSF) est la plus durement touchée par cette vague de sanctions. Le Jury disciplinaire n’a pas fait preuve de clémence envers l’encadrement technique de la sélection nationale sénégalaise.
Le sélectionneur des « Lions de la Teranga », Pape Bouna Thiaw écope d’une suspension de cinq (5) matches officiels et d’une amende de 100 000 dollars US pour « comportement antisportif et atteinte à l’image du football ». Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr sont suspendus pour deux (2) matches officiels suite à leur comportement envers l’arbitre.

La facture est salée pour la FSF, qui cumule 615 000 dollars US d’amendes au total, incluant 300 000 dollars US pour le comportement des supporters, 300 000 USD pour celui de l’équipe et de l’encadrement, ainsi que 15 000 dollars US pour l’accumulation d’avertissements (5 joueurs).
De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) subit également les foudres du Jury disciplinaire, notamment pour des incidents liés à l’organisation et au comportement de ses cadres. Achraf Hakimi est suspendu pour deux (2) matches (dont un avec sursis pendant un an).
Ismaël Saibari écope d’une sanction plus lourde : trois (3) matches de suspension et 100 000 dollars US d’amende. La FRMF devra par ailleurs s’acquitter de 200 000 dollars US pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles et de 100 000 dollars US pour l’envahissement de la zone VAR par ses joueurs et officiels. Une amende supplémentaire de 15 000 dollars US a été infligée pour l’usage de lasers par le public.
La réclamation introduite par la Fédération royale marocaine de football concernant des violations présumées des articles 82 et 84 par la Fédération sénégalaise a été officiellement rejetée.
Ces décisions marquent la volonté de la Confédération africaine de football de faire respecter strictement le Code disciplinaire et les principes de fair-play, notamment lors des plus grandes affiches du continent.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-30 07:26:55
La liste noire des compagnies aériennes interdites de survol et de vol en France, publiée en janvier, inclut 169 compagnies aériennes, dont 142 certifiées dans 17 pays. Le Congo-Brazzaville figure sur cette liste.
Même si elle parvenait à rebondir, la flotte de la compagnie Ecair ne pourra plus desservir Paris-Charles De Gaulle.
La Commission de Bruxelles a actualisé la liste des compagnies aériennes faisant l’objet d’une interdiction ou de restrictions d’exploitation au sein de l’Union européenne.
Le Congo-Brazzaville dont l’unique compagnie desservant la France demeure Ecair, est donc dorénavant banni du ciel français, si d’aventure ses avions parvenait à reprendre de l’envol.

Pour les autres pays, il s’agit de l’Afghanistan, de l’Angola (à l’exception de deux compagnies aériennes: TAAG Angola Airlines et Heli Malongo), de l’Arménie, de Djibouti, de l’Érythrée, de la Guinée équatoriale, du Kirghizstan, du Liberia, de la Libye, du Népal, de la République démocratique du Congo, de São Tomé-et-Principe, de la Sierra Leone, du Soudan, du Suriname et de la Tanzanie.
La Commission européenne souligne un manque de supervision de certaines autorités nationales, et donc des appareil peu sûrs, susceptibles de mettre en danger les passagers. Cette vigilance vise à protéger les passagers et à garantir un standard minimum de sécurité aérienne.
De plus, 22 compagnies certifiées en Russie, ont été soumises à des restrictions plus strictes. L'aviation civile russe est confrontée à de nombreuses difficultés dues aux sanctions occidentales imposées après l'invasion de l'Ukraine.
Ces sanctions ont limité l'accès aux fournisseurs occidentaux pour des pièces détachées essentielles, entraînant une augmentation des incidents de sécurité aérienne et des pénuries de pièces. En 2023, la Russie a enregistré 74 incidents de sécurité aérienne, contre 36 en 2022.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-29 21:35:58
À Ignié, située à 45 km de Brazzaville, le monde agricole est en pleine ébullition. À l’approche de la grande foire agricole du Congo, les agriculteurs redoublent d’efforts dans les champs et les exploitations pour présenter le meilleur de leur savoir-faire. Produits vivriers, cultures maraîchères et innovations locales sont soigneusement préparés, témoignant du dynamisme et de la résilience du secteur agricole.
Cette foire s’annonce comme une vitrine majeure pour valoriser le travail des producteurs d’Ignié, favoriser les échanges et renforcer la place de l’agriculture locale dans le développement économique national.
Entre espoir de bonnes retombées et fierté du travail accompli, Ignié est prêt à briller.
Promotion des terroirs du Congo, pêche, aquaculture, élevage, et machinisme agricole, la première édition de la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC) se tiendra du 05 au 15 février 2026, mettant en avant les filières locales, l'agro-industrie, l'élevage et l'innovation, avec des inscriptions en ligne sur gfac.agriculture.gouv.cg.
Cet événement vise à valoriser la production nationale face aux importations.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-29 14:05:38
Invitée principale de l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence », Madame Rosalie Matondo, ministre de l’Economie Forestière, a annoncé que « Chaque année, le secteur forestier rapporte au Congo-Brazzaville entre 11 et 14 milliards de francs CFA au titre des taxes forestières ». Un chiffre révélateur de l’importance stratégique de la forêt dans l’économie nationale et du rôle clé qu’elle joue dans la mobilisation des ressources publiques.

Grâce à l’exploitation encadrée du bois, l’État renforce ses recettes fiscales, contribuant ainsi au financement des infrastructures, des services sociaux et du développement local, notamment dans les zones rurales où l’activité forestière est fortement implantée.

Ces ressources constituent un levier essentiel pour la mise en œuvre des politiques publiques et la lutte contre la pauvreté.
Au-delà de l’aspect financier, les taxes forestières traduisent aussi la volonté des autorités de promouvoir une gestion durable et responsable des forêts congolaises, parmi les plus vastes et les plus riches d’Afrique centrale. Certification, traçabilité et respect des normes environnementales deviennent progressivement des exigences incontournables.
En valorisant sa forêt tout en la préservant, le Congo-Brazzaville affirme une ambition claire : faire du patrimoine forestier un moteur de croissance durable, créateur de richesse, d’emplois et d’espoir pour les générations présentes et futures.
Le secteur forestier congolais a historiquement été le principal moteur de l’économie nationale. Naguère principale source de recettes au budget de l’État, jusqu’à la découverte des gisements de pétrole au Congo.
Depuis 2016, les emplois créés dans le secteur forestier sont estimés actuellement à 7 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects. Les salaires et les infrastructures créés à travers les activités de ce secteur permettent un développement socio-économique et le désenclavement de l’arrière- pays. Il est de notoriété publique que, de nos jours le bois, autrement dit « l’or vert », se place au second plan de l’économie nationale après le pétrole dit « or noir ».
Le Congo possède d’importantes ressources forestières constituées d’environ trois cents essences de bois d’œuvre et de nombreux produits forestiers non ligneux, dont la valorisation optimale devrait largement contribuer à la diversification de l’économie nationale.

Il faut rappeler qu’à ce jour, la contribution du secteur forestier au PIB est de l’ordre de 5-6%. L'économie forestière englobe les activités liées à l'exploitation forestière à impact réduit, la gestion et la conservation de la biodiversité faunique et floristique, l’afforestation et le reboisement, le tout sur fond de gestion durable par le biais de l’aménagement forestier, de certification forestière et de bonne gouvernance.
Ces activités sont économiques et sociales car elles contribuent à l’essor économique nationale, à la lutte contre la pauvreté au sein des communautés riveraines et à la création de nombreux emplois faisant de ce secteur le deuxième pourvoyeur d’emplois après la fonction publique.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-29 13:39:57
Le pape Léon XIV a nommé mercredi 28 janvier, Monseigneur Relwendé Kisito Ouédraogo à la nonciature apostolique en République du Congo. D’origine burkinabè et âgé de 54 ans, le nouveau nommé était jusqu'à présent officiel de la Section pour les Affaires générales de la Secrétairerie d'État.
Relwendé Kisito Ouédraogo à la nonciature apostolique du Congo. De par cette nomination, Monseigneur Ouédraogo est élevé au siège titulaire d'Ilta, avec la dignité d'archevêque.
Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo est né 9 avril 1972 à Gourcy au Burkina Faso.
Le nouveau nonce apostolique en République du Congo a été ordonné prêtre le 3 décembre 2000 pour le compte du diocèse de Ouahigouya.

En 2012, Relwendé Kisito Ouédraogo devient le premier docteur en Sainte Liturgie de son pays. Sa thèse, a pour le thème L'image liturgique: Essai d'une esthétique rituelle chez Romano Guardini
En 2010, Mgr Ouédraogo a été appelé à travailler au sein de la Section pour les Affaires Générales de la Secré-tai-re-rie d'État au Vatican.
Depuis 2013 jusqu’à sa nomination comme nonce apostolique, il a assuré les fonctions de secrétaire particulier du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Il est également membre du Comité de Gestion du Fonds «Pro Africa»; du Conseil d'Administration de la Fondation «Mondo Unito» et de l'Association des Liturgistes Africains (Consociatio Liturgica Africana).
Polyglotte, Mgr Ouédraogo parle couramment le français, l’italien, l’anglais et l’allemand.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-29 12:30:39
Dans une déclaration rendue publique, le CNR de Frédéric Bintsamou dit pasteur Ntoumi, récuse sa responsabilité dans les incidents de Mindouli. Le ‘’pasteur Ntoumi’’ tente de se défausser sur le gouvernement et les autres partenaires, notamment le Haut-commissaire à la réinsertion des ex combattants, Euloge Landry Kolelas, oubliant que ses hommes ont paradé avec des armes de guerre et ouvert le feu contre les Forces régulières de la DGSP, actant de facto un flagrant délit d’acte terroriste qui en toute logique mérite répression de la part de tout État responsable.
Il est de tradition que suite à une fâcheuse situation, que l'on se penche davantage sur les conséquences que les causes pour l’analyser, comme si on éludait la vérité des causes permissives de la situation ainsi causée.
Les incidents survenus à Mayama et ayant eu des répercutions à Mindouli, avant des frappes par hélicoptères sur des bastions du "pasteur Ntoumi" à Mihété dans le district de Vindza, appellent à une analyse expurgée de la victimisation dont veut s'entourer Frédéric Bintsamou allias pasteur Ntoumi, tentant de justifier l'action guerrière de ses hommes, comme si à travers la République, les mêmes faits avaient produits les mêmes effets.

Frédéric Bintsamou, un acteur de paix en trompe l'œil
L'escarmouche de Mindouli aura montré que même s'il a toujours parlé de paix, quand les circonstances l'exigent et semblent l’arranger, les propos du "pasteur Ntoumi" n'ont de réel, en matière de paix, que les mots qui les expriment.

L’homme est visiblement animé d’autres desseins contraires à la paix. Car, comment comprendre que ses hommes soient lourdement armées, dans un pays où la loi proscrit à tout civil, la détention d’une arme de guerre.

Même le soldat n’en est doté que dans des cas précis de mission avec des règles d’engagement et des protocoles bien définis.
Le pasteur Ntoumi a toujours acté avoir restitué les armes en sa possession lors d’une cérémonie solennelle à Kinkala. Cela n’était qu’une diversion, rien d’autre.

Le moindre incident qui aurait dû se régler par d’autres moyens, a prouvé qu’il détient par devers lui une capacité de nuisance et qu’il a toujours gardé le doigt sur la gâchette.
En refusant de prendre ses fonctions de délégué général, Ntoumi s’imposait déjà en pourfendeur de la paix
Quand le 28 décembre 2009, Frédéric Bintsamou est nommé délégué général auprès du président de la République, chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, avec à la clé un vaste logement de fonction à sa disposition, il s’agit pour le Président Denis Sassou N’Guesso de prendre véritablement de la hauteur, agissant en père de la Nation.
« Promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre », cela aurait permis au ‘’pasteur Ntoumi’’ d’être au cœur de la recherche de solutions pour des situations dont il avait lui-même connaissance. Or, plutôt que de saisir cette main tendue, l’homme s’est illustré par des attitudes contraires à celles qu’il aurait dû promouvoir, en dépit de ce qu’il percevait ses émoluments. Il sera resté un délégué général fictif, jusqu'au 6 avril 2016, date à laquelle il a été relevé de ses fonctions par le président Denis Sassou N'Guesso. Quel gâchis !
Qu’il soit donc entendu que lorsque le Conseil national des Républicains (CNR) monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de graves atteintes au processus de paix en République du Congo, affirmant que les « ennemis de la paix » seraient déterminés à saboter les acquis obtenus au prix de lourds sacrifices humains, en particulier dans le département du Pool et la zone de Djoué-Léfini, il oubli, ainsi qu’on le dit en lari, « ndoki gâ mâlu mau yé » (le sorcier est en leur sein).

Professant la paix du bout des lèvres, le pasteur Ntoumi en est moins l’artisan. À moins d’être un rebelle, un civil ne fait pas la paix avec une kalashnikov en bandoulière.

Dans sa déclaration, le CNR « prend également à témoin l’opinion publique nationale et internationale, estimant que le gouvernement porterait l’entière responsabilité des actes qu’il juge répréhensibles et contraires à la paix, à la démocratie et à la cohésion nationale. »

Obtus sur ses propres agissements contraires aux lois et règlements de la République, le CNR oubli de reconnaître que les armes de guerre brandies par ses hommes qui ont ouvert le feu sur des éléments de la Force publique, lesquels ont réagi en conséquence, prouvent bien que leur chef le pasteur Ntoumi entretien un double discours. Le dicton lari lui aurait rappelé: ''ta dia nganâ, ta diâku''. Autrement dit, (on est très loquace pour présenter les faits des autres et laconique sur ce qui se rapporte à soi-même).
Les départements du Pool et du Djoué-Léfini pris en otage par Ntoumi
Même si le CNR et les affidés du pasteur Ntoumi éludent les causes de la crise, tout serait parti de deux cyclomoteurs incendiés par des éléments de la DGSP dont l’opération, avouons-le, est d’envergure nationale avec un mode opératoire similaire partout où des faits repréhensibles ont été constatés, en matière de détention et d’usage de cyclomoteurs, puisque c’est l’élément déclencheur.

À Oyo, dans le département de la Cuvette, des cyclomoteurs ont été brûlés. La paix véritable étant passée par là et les armes ramassées depuis des lustres, pas un seul ancien cobra n’a fait usage d’une arme, à défaut d’une carabine de chasse, pour en découdre avec la DGSP. En dépit de ce qu’ils ont certes boudé la perte de leurs cyclomoteurs, ce qui est une attitude normale, tous se sont pliés à la Force républicaine.

À Dolisie, des cyclomoteurs ont été brûlés. Pourtant, pas un seul ex cocoye, s’estimant dans son bon droit, n’est apparu avec une arme pour affronter les éléments de la DGSP. Non, cela ne pouvait être possible, car la paix faite en leur temps par les ex cocoyes qui ont gommé de leur mémoire jusqu’à cette appellation, est une paix véritable, celle qui s’absout de toute violence, qui promeut la compréhension, le dialogue, plutôt que le conflit.

Ex cocoyes certes, ils ont dit leur frustration par les canaux autorisés, prouvant qu’ils ont tourné à jamais ces pages douloureuses de triste mémoire et juré : « plus jamais ça ! »
Des cyclomoteurs ont été brulés à Madigou, Nkayi ou Pointe-Noire. Pourquoi donc deux cyclomoteurs brulés à Mayama auraient-ils provoqué une réaction guerrière de la part de ceux qui se présentent comme des « ex » ninjas-nsilulus ? Le dicton lari dit ''mbélé ya tubukila mu sangavoulou''.
Armés ainsi qu’ils le sont, ils ont le statut de rebelles ninjas dont ils ne se sont jamais départis et usent de fait du grand banditisme, en témoigne l’arsenal de guerre dont ils ont à disposition, et que leur chef, le pasteur Ntoumi qui n’a nullement une dotation officielle des éléments assurant sa garde, et qui s’illustre donc en chef de bande, ne peut feindre d’ignorer. Cela est le summum du grand banditisme qui se doit d’être éradiqué sans commune mesure, car ainsi armés, ces ninjas-nsilulu sèment la peur et instillent la terreur auprès des paisibles populations qui hélas ne peuvent faire face à des hommes armées qui du restent les prennent en otages. La présence des hommes armées du pasteur Ntoumi à proximité de la route nationale en réduit les conditions de libre circulation des personnes et des biens.

Normal que dans ces conditions, la DGSP ait recouru à une action ponctuelle, pour traiter en temps et en heure une menace spécifique. C’est aussi cela, donner force à la loi. Dans aucun pays au monde, de tels actes terroristes ou de grand banditisme, seraient restés impunis. Du reste, l’opération a pris fin, ainsi que l’a prescrit le directeur général de la sécurité présidentielle dans sa levée de consigne.

Les ex ninjas épris de paix ont adhéré de façon irréversible à l’action Haut-commissariat à la réinsertion des ex combattants
N’en déplaise au pasteur Ntoumi qui entretient encore autour de lui un groupuscule d’hommes armées, au mépris de la parole donnée, la consolidation de la paix et l’assise du processus DDR dans le Département du Pool sont désormais des réalités dont les résultats sont palpables.
Aiguillé par la feuille de route édictée par le Président Denis Sassou N’Guesso, le Haut-commissaire à la Réinsertion des Ex-Combattants, Euloge Landry Kolelas, avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux, mène un travail « titanesque », avec de réelles avancées dans les objectifs d’un relèvement communautaire tant souhaité et recommandé au cours de plates-formes locales de dialogues et d’échanges intercommunautaires.

Le projet « Bissalu bia kidzunu » autrement dit (les dividendes de la paix) a permis le financement d’un ensemble d’activités génératrices de revenus et procurant l’autonomie financière aux ex combattants et à leurs familles.

Le processus a été couronné par l’opérationnalisation du PDDR, avec 20.000 bénéficiaires, avec la spécificité d’être un programme post-conflit à vocation de stabilisation sociale, politique et économique du département du Pool en particulier et de la Nation congolaise en général.

Acté par le projet « Tatoungéno », le programme s’appuie sur la problématique du DDR, la consolidation de la paix et la cohésion sociale par le renforcement des activités économiques et sociales, ainsi que par la réduction des violences sociales.
Sous l’égide du Haut-commissariat à la réinsertion des ex combattants et le soutien des partenaires, ce projet a permis d’explorer une expérience inédite ayant débouché sur la formalisation et le financement de 194 groupements basés sur 2029 ménages et 120 groupements mixtes, composés essentiellement de jeunes et femmes, dans le district de Goma tsé-tsé, la commune de Kinkala, le district de Kinkala, le district de Mindouli et la commune Urbaine de Mindouli.

Les actions de réinsertion qui se réalisent sur le terrain, notamment sur le volet agricole se révèlent être véritablement génératrices de revenus. À Goma Tsé-tsé, les groupements ‘’ Ntsamina’’ et ‘’Le beau temps’’ sont pleinement investis au maraichage.

Ces groupements, soutenus par le Haut-Commissariat à la réinsertion des ex combattants, à travers les projets sous tutelle, contribuent en partie au ravitaillement des marchés de Brazzaville.

De bon augure pour redonner à Goma Tsé-tsé la vie qui y revient timidement, à travers la réactivation des ses viviers de production agricole.

De tels exemples se généralisent auprès des ex combattants qui se disent avoir perdu du temps à suivre un pseudo illuminé (tchiwuni) qui les aura floué. Peut-être cela justifie t-il pour les adeptes encore coincés sur la logique du pasteur Ntoumi, l'animosité qu'ils vouent à Euloge Landry Koleslas, l'accusant d'instrumentaliser le gouvernement et la DGSP pour en découdre avec le pasteur Ntoumi. Une hérésie de plus pour des gens qui pensent être investis d'un pouvoir divin, celui de règner sur le Pool et le Congo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-28 08:30:33
Le timing interroge, le chef d’accusation interpelle. Deux Norvégiens et Petronor seraient inculpés pour «corruption aggravée» à «grande échelle» au Congo-Brazzaville. Et soudain, comme s’il s’agissait d’une campagne de communication savamment organisée, le blitz médiatique s’empare des rédactions préposées, pour maximiser l’impact de l’action de sape à l’encontre du Président congolais. Simple coïncidence ou travail concerté à l’approche de la présidentielle?
La présidentielle de mars s’affiche en ligne de mire, qu’à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, des actions se mettent en branle pour brouiller le message destiné aux congolais.
Si à l’intérieur du pays, un certain Frédéric Bintsamou dit pasteur Ntoumi prétendument ‘’acteur de paix’’ dont les hommes ont pourtant paradé avec un arsenal militaire planqué en attendant de s’en servir à nouveau au moindre prétexte, porte entorse à la dynamique de paix à laquelle appelle de tout temps le Président de la République, comme dans une action concertée, à l’extérieur du pays, la contre-propagande devant affecter le candidat Denis Sassou N’Guesso, s’est également mise en branle à travers des allégations ne répondant nullement aux préceptes du droit, notamment dans la prétendue affaire Petronor.
Il est clair et sans équivoque que cette affaire ne concerne en rien les autorités congolaises, concernant certaines interprétations et extrapolations faisant suite à des informations relatives à une procédure judiciaire engagée par les autorités norvégiennes à l’encontre de ressortissants norvégiens et d’une filiale d’une entreprise pétrolière.
Contrairement à ce qui a pu être affirmé ou suggéré, aucune mise en cause judiciaire directe des autorités congolaises n’a été officiellement établie à ce stade.
Les éléments communiqués par l’autorité norvégienne de lutte contre la criminalité économique concernent exclusivement des personnes physiques et morales de nationalité norvégienne, poursuivies au regard de la législation norvégienne.
Aucune décision de justice, aucun acte d’inculpation ni aucun document judiciaire public ne désigne formellement le président de la République du Congo encore moins, une institution congolaise comme mis en cause dans cette procédure. Pourtant, de nombreux médias ayant pignon sur rue, aux programmes tournés vers l’Afrique et notamment le Congo, ont fait en toute légèreté, des allégations, un coup de com.
Il convient ici de rappeler le principe fondamental de la présomption d’innocence, qui s’impose aussi bien aux juridictions qu’aux médias.
Assimiler des enquêtes étrangères à des condamnations, ou établir des liens de responsabilité sans base judiciaire avérée, constitue une dérive préjudiciable à l’information juste et équilibrée du public. À moins que cette manœuvre ne cache des desseins sordides inavoués.
S’agissant du secteur pétrolier congolais, il est important de souligner que l’attribution des permis d’exploration et d’exploitation obéit à un cadre réglementaire défini par les lois de la République, ainsi qu’aux engagements internationaux souscrits par l’État, notamment en matière de transparence et de gouvernance des ressources naturelles. Aucune preuve officielle ne vient étayer l’hypothèse d’une corruption institutionnalisée.
Aussi appelons-nous ces confrère en mal d’audimat et du sensationnel, à un traitement rigoureux, responsable et factuel de l’actualité internationale. Le rôle d’un organe de presse n’est ni de condamner par anticipation, ni de relayer des accusations non établies, mais d’informer avec discernement, en s’appuyant sur des faits vérifiés et des sources crédibles, sans se prêter aux amalgames et aux lectures partisanes de dossiers judiciaires en cours. Toute vérité définitive ne pourra émerger que de décisions rendues par les juridictions compétentes. D’ici là, la rigueur, l’équilibre et le respect des principes du droit doivent demeurer la boussole de l’information.
Les congolais ne sont pas dupes. Il est désormais courant pour eux, de voir leur pays, sinon leurs dirigeants et notamment des personnalités ciblées de la famille présidentielle, faire l'objet de campagnes insidieuses, de déstabilisation, voire de dénigrement, chaque fois que des avancées tendent à s'opérer, dans la marche du pays. Les élections à venir sont hélas une occasion pour les thuriféraires de la désinformation de se mettre à la tâche, comme ils l’ont toujours fait en de pareilles occasions.
Si ce n'est de l'intérieur, avec une certaine opposition "es dénigrement " des donneurs de leçons tout azimut, c'est de l'extérieur, que des juges aux ordres d’on ne sait qui, ou certaines ong, achèvent le travail de sape. Des dossiers de prétendus détournements de deniers publics sont montés en épingle, au seul but d’atteindre le Président congolais ou sa famille.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-27 13:07:21
Un pas décisif vient d’être franchi dans la course à la magistrature suprême. Le candidat Anguios Nganguia-Engambé a officiellement payé les 25 millions de francs CFA requis au titre de la caution électorale ce lundi 26 janvier 2026 au Trésor public, marquant ainsi sa détermination et sa conformité aux exigences légales encadrant l’élection présidentielle congolaise.
Par cet acte fort, Angios Egambe, président-fondateur du Parti pour l’Action de la République (PAR, formation politique de l'opposition qui a vu le jour en mars 2010) confirme sa volonté de participer pleinement au jeu démocratique.

Le paiement de la caution n’est pas seulement une formalité administrative : il symbolise un engagement clair envers les institutions de la République et le respect des règles qui fondent une compétition électorale transparente. Cette étape renforce la visibilité de sa candidature et rassure ses soutiens quant à la solidité de son projet politique.

À l’approche du scrutin, ce geste envoie un signal positif : celui d’une démocratie vivante, ouverte à la pluralité des idées et des ambitions.
La présidentielle congolaise s’annonce ainsi sous le signe de la responsabilité et de l’engagement citoyen, avec des candidats prêts à assumer pleinement leurs devoirs envers la nation.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR
Créé le 2026-01-26 16:09:31
Le 11 janvier dernier, une altercation a opposé des membres de la sécurité présidentielle (la DGSP) à d'anciens miliciens ninjas du Pasteur Ntumi, à Mindouli, dans le Pool. Ces affrontements - dont le bilan n'est pas connu - ont fait suite à la destruction de deux motos par des membres de la DGSP. L’association Observatoire libre du Congo est formelle. Pour elle, le Conseil national des républicains (CNR) du Pasteur Ntumi représente une menace pour le Congo et doit être dissout.
« Le Conseil national des républicains est l’émanation du Conseil national de la résistance. Quelques années après, on constate, aujourd’hui, que ce Conseil national de la résistance n’a jamais assumé sa mutation en parti politique et donc en Conseil national des républicains. D’où nous jugeons qu’il est obligatoire de dissoudre cet organe, soi-disant politique, pour ne pas masquer ses idéologies cachées », a déclaré, vendredi dernier, Joly Assélé Ontounou, coordonnateur de l’association Observatoire libre du Congo sur Rfi.

L’Observatoire libre du Congo va plus loin et rejette la candidature de Pasteur Ntumi à la présidentielle du mois de mars : « Nous demandons la non-candidature M. Ntumi parce que ce dernier n’est pas digne. La fonction du président de la République est sacrée », a ajouté Joly Assélé Ontounou.
Depuis les affrontements de 2016 et 2017, le Pasteur Ntumi vit toujours dans son fief du Pool, proche de Brazzaville.
Personnage aussi craint qu’imprévisible, le controversé pasteur Ntumi, hante toujours le paysage politique congolais.
Il fait partie du paysage politique du pays depuis plus de vingt ans.
Il est l'un de ceux qui peuvent faire fonctionner ou dérailler le processus de paix.
Et tout le monde le sait !
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-26 14:54:12
Le président Denis Sassou N'Guesso a reçu, samedi 24 janvier à Oyo, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tchilombo. Les deux chefs d’État on échangé sur les questions d’intérêts communs.
Les deux chefs d'Etat eu un entretien en tête-à-tête de plus de deux heures au terme duquel le président Tshisekedi a livré à la presse l'objet de sa visite avant de regagner son pays dans la soirée : " Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien au regard de la tenue dans quelques semaines, ici au Congo, de l'élection présidentielle pour laquelle je lui souhaite bonne chance".

Félix Tshisekedi a aussi indiqué avoir présenté à Denis Sassou N'Guesso l'évolution de la situation dans son pays, marquée a-t-il souligné par le peu d'engagement des "agresseurs" à mettre en œuvre les accords de paix conclus il y a quelques mois. Sans les citer on peut penser qu'il faisait allusion aux pourparlers de paix entamés avec la partie rwandaise, mais aussi avec les rebelles de l'AFC/M23.
Des accords signés récemment aux États-Unis par les autorités de Kinshasa et de Kigali attendent visiblement de produire leurs effets sur le terrain. Quant aux hommes de l'AFC/M23, accusés de bénéficier de l'appui des militaires rwandais, ils occupent toujours les provinces du Nord et du Sud Kivu conquis à l'issue de combats meurtriers contre les forces régulières de la RDC il y a juste une année.
Le président Félix Tshisekedi s'est félicité de prendre conseil auprès du président Denis Sassou N'Guesso qui jouit, a-t-il déclaré, d'une grande expérience reconnue à l'international en matière de résolution des conflits. Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville (Source Adiac)
Créé le 2026-01-26 13:12:07
Vendredi dernier, une découverte tragique a bouleversé la quiétude des abords du Campus de l’École normale supérieure (ENS) de Brazzaville. Le corps sans vie d’un nouveau-né de sexe masculin a été retrouvé, emballé dans un sac, dans un ruisseau qui coule entre le quartier Diata dans l’arrondissement 1, Makélékélé et le Campus de l’ENS de l’Université Marien Ngouabi.
La découverte macabre a été faite par un citoyen recycleur qui collectait des bouteilles plastiques dans une poubelle près du cours d’eau, avant d’être filmée et publiée sur les réseaux sociaux.
Le corps de l’enfant, en processus de décomposition, se trouvait dans un sac alors que la tête était bien visible et envahie par les mouches qui ont attiré l’attention du ramasseur de bouteilles.
Alertées, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux pour effectuer les premiers constats.
Une enquête a été ouverte par le commissariat de police de Diata pour déterminer les circonstances de ce crime et retrouver l’auteur de cet acte répréhensible.
Cette découverte a suscité une vive émotion au sein de la communauté universitaire et des riverains, qui expriment leur indignation et leur tristesse face à un tel drame.
Plusieurs voix appellent à un renforcement de la sensibilisation autour de la protection de l’enfance, de l’accompagnement des jeunes mères en détresse et de l’accès aux services sociaux et sanitaires.
Au-delà de l’enquête judiciaire, ce drame relance le débat sur la prévention des abandons et la nécessité d’un soutien accru aux personnes vulnérables, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-01-26 10:07:59
À l’heure où l’arène politique se met en ordre de bataille pour l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) brille une nouvelle fois par son absence. Comme en 2021, le parti historique de l’opposition a choisi de ne pas présenter de candidat, laissant un goût d’inachevé et de profondes interrogations sur sa stratégie et son avenir.
Cette décision, lourde de symboles, et prise à l’issue des travaux de la session inaugurale du Conseil national, tenue les 23 et 24 janvier 2026 à Brazzaville, confirme une tendance préoccupante : l’incapacité de l’UPADS à transformer son héritage politique en dynamique conquérante.
Autrefois force majeure du jeu démocratique, le parti crée par le Professeur Pascal Lissouba, semble aujourd’hui prisonnier de calculs internes, de divisions persistantes et d’un manque de vision claire face aux enjeux contemporains.
En renonçant à la compétition suprême, il abdique de facto sa vocation première : accéder au pouvoir pour mettre en œuvre son projet de société.
L’absence de candidat n’est pas un simple choix tactique ; elle envoie un message politique fort — et troublant — à la base militante comme à l’opinion publique. Comment mobiliser, convaincre et espérer gouverner lorsque l’on renonce à l’épreuve décisive du suffrage universel ?
À force de se tenir à l’écart, l’UPADS risque de s’installer durablement dans une posture d’observateur, laissant le champ libre à d’autres forces politiques plus audacieuses et mieux structurées.
Cette situation pose également la question du renouvellement des élites et du leadership au sein du parti. Sans incarnation crédible, sans projet porté par une figure capable de rassembler, l’UPADS s’expose à une érosion progressive de son influence.
La présidentielle est pourtant le moment par excellence pour proposer une alternative, clarifier une ligne et redonner espoir à un électorat en quête de changement.
En définitive, le choix de l’UPADS de « jeter l’éponge » une nouvelle fois ressemble moins à une stratégie qu’à un aveu de faiblesse.
La conquête du pouvoir ne se décrète pas, elle se prépare et s’assume. À défaut, l’histoire politique retient surtout les absences — et elles pèsent souvent plus lourd que les défaites.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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Créé le 2026-01-25 13:29:19
Samedi 24 janvier 2026, le Comité Île-de-France du Parti Congolais du Travail (PCT, parti au pouvoir) a organisé une réunion élargie en plein cœur de Paris, au siège national du parti. Cette réunion, présidée par Jean-Jacques Pambou, Président du Comité PCT Île-de-France, s'inscrit dans la préparation stratégique de la campagne présidentielle 2026 et souligne un engagement politique renouvelé au sein de la formation au pouvoir en République du Congo.
Un ordre du jour centré sur la mobilisation politique
L'ordre du jour de cette session a porté sur des enjeux stratégiques décisifs : la vérification du quorum, l'allocation des ressources départementales, l'adoption du projet d'ordre du jour, et un examen approfondi de la vie du parti et de son organisation. Parmi les points majeurs figuraient les échanges et restitutions des travaux du 6e Congrès du Parti Congolais du Travail, tenu fin décembre 2025 à Brazzaville, ainsi que l'analyse des perspectives électorales jusqu'à mars 2026, horizon critique de la campagne présidentielle.

Cette réunion témoigne de la vitalité des structures de la diaspora congolaise en France, bien organisées et mobilisées autour des enjeux nationaux du développement et de la gouvernance.
Deve Maboungou : Une figure d'engagement au cœur du projet politique du PCT
C'est dans ce contexte que l'expert franco-congolais Deve Maboungou a réaffirmé son engagement politique au sein du PCT. Titulaire d'une formation pluridisciplinaire de haut niveau incluant trois MBA spécialisés en intelligence économique, relations internationales et diplomatie, ainsi qu'un double master en management de cabinet et diplomatie.
Deve Maboungou incarne une nouvelle génération de cadres politiques alliant expertise technique et vision stratégique.
Son parcours professionnel revêt une dimension remarquable. Après quinze ans de fonction publique française, il a fondé Noeîn & Cie, cabinet de conseil en intelligence économique et protection des entreprises, avant de diriger « en qualité de directeur de cabinet » la Maison de l'Afrique à Paris, institution majeure dédiée au dialogue Europe-Afrique et à la facilitation de partenariats économiques et culturels. Plus récemment, en décembre 2025, il a été nommé Directeur de l'Intelligence Économique et des Stratégies d'Influence au sein du Comité Consultatif International de la Chambre de Diplomatie Économique du Congo (CDECO), posture d'où il contribue à renforcer le positionnement international de la République du Congo.
Une philosophie politique ancrée dans l'émancipation citoyenne et la jeunesse
Au-delà de sa technicité, Deve Maboungou porte une philosophie politique cristalline, cohérente avec les priorités affichées du Chef de l'État, le président de la République M. Denis Sassou Nguesso. Sa vision repose sur quatre piliers fondamentaux : l'émancipation citoyenne et la participation démocratique, la jeunesse comme moteur du changement, la valorisation de la diaspora et l'éthique publique.
Sur la question de la jeunesse, en juin 2025, Deve Maboungou s’exprimait sur Radio Congo et défendait une approche résolument responsabilisante : « La jeunesse doit être positionnée comme un acteur de premier plan, et non comme un public passif ». Cette conviction s'incarne dans une conviction centrale : « C'est la formation ou l'éducation qui permet à un peuple de se mettre debout et d'évoluer ». Cette approche converge parfaitement avec l'initiative majeure du Président Denis Sassou Nguesso, qui a déclaré 2024-2025 « Année de la Jeunesse » au Congo et s'est engagé à intensifier ces efforts dans le Plan national de développement 2022-2026, plaçant la nouvelle génération congolaise au cœur de la stratégie de transformation nationale.

La symbolique de la remise de l'affiche du 6e Congrès
Le moment fort de cette réunion a été marqué par un geste chargé de sens politique. Le camarade Jean-Jacques Pambou a remis symboliquement au camarade Deve Maboungou l'affiche officielle du 6e Congrès du Parti Congolais du Travail, tenu fin décembre 2025 à Brazzaville. Cette affiche, validée collectivement au sein du parti, porte la thèse centrale de l'essor et de l'émancipation de la jeunesse comme condition sine qua non du développement durable du Congo.
Cette remise n'est pas anecdotique. Elle symbolise l'inscription de Deve Maboungou dans la continuité d'une vision stratégique commune : celle d'un Congo où les jeunes ne sont plus cantonnés à des rôles passifs, mais mobilisés comme acteurs de première ligne du changement, porteurs de formation, d'innovation et de responsabilité collective. Le message implicite est clair : la diaspora congolaise, à travers ses figures de compétence et d'engagement, doit se mobiliser autour de cette ambition présidentielle.
Un leadership transversal au service de la diplomatie citoyenne
Deve Maboungou incarne ce que l'on pourrait appeler un leadership « sans murs » – un leadership fondé sur l'influence plutôt que sur l'autorité hiérarchique, sur la conviction plutôt que sur l'imposition. Son approche du management transversal, développée via son expertise en intelligence économique et ses responsabilités associatives, notamment sa présidence passée du Lions Club Poissy Doyen, lui confère une légitimité singulière dans les cercles diplomatiques et civiques.
Cet engagement politique s'inscrit dans un continuum avec son action de terrain. Distingué par la Médaille de bronze ministérielle de la Jeunesse, des Sports et de l'Engagement Associatif (2019), élevé au rang de Grand Officier Vermeil de la Ligue Universelle du Bien Public (2025), Deve Maboungou incarne une conception moderne de la « diplomatie citoyenne » où l'expertise et la morale publique vont de pair.
L'enjeu : Convergence entre vision présidentielle et expertise diasporique
Au-delà de cet engagement individuel, cette réunion illustre un enjeu politique plus large : la capacité du PCT à articuler sa vision présidentielle autour de la jeunesse avec les compétences et les réseaux de la diaspora congolaise en France. En nommant Deve Maboungou comme relai stratégique de ses ambitions, en validant cette affiche du 6e Congrès qui place la jeunesse au cœur du développement, le parti réaffirme sa cohérence politique et sa volonté de mobiliser tous les talents, où qu'ils se situent.
Pour Deve Maboungou, cette nomination revêt une signification claire : celle d'une responsabilité accrue à la croisée de la stratégie et de l'action, de la diplomatie institutionnelle et de l'engagement citoyen. Son défi : traduire la vision présidentielle sur la jeunesse en programmes concrets, en réseaux d'influence, en projets d'émancipation collective, tant au sein de la diaspora qu'au Congo lui-même.
En cette année 2026, année électorale décisive, cette mobilisation du PCT autour de la jeunesse et de figures de compétence comme Deve Maboungou n'est que l'acte inaugural d'une campagne politique censée placer les aspirations de la nouvelle génération au centre du choix démocratique congolais.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-25 07:03:00
Les travaux de la première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) ont été clôturés le vendredi 23 janvier 2026 dans la salle Dr Marie-Madeleine Mborantsuo de l’Université Internationale de Libreville Berthe & Jean. Placée sous les auspices de Madame Hermine Otounga Souna, administrateur directeur général de l'Agence Gabonaise de Presse, représentante le ministre de la Communication et des Médias, la cérémonie de clôture a été marquée par : le mot de remerciements des participants ; la ’’Déclaration de Libreville’’ ; le mot du président du Comité d’organisation de la conférence ; le rapport final de la première édition de la CIPREF puis le mot de clôture.
Cette première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone a rassemblé 150 participants, composés des journalistes, communicants et experts, venus des 25 pays francophones, avec pour thème : ’’L’IA et son impact sur les Médias’’, a été un haut lieu d’échanges, d’apprentissage et de renforcement des capacités, dans l’utilisation de la pratique de l'intelligence artificielle et de ses données .

Dans leur mot de remerciements, les participants ont d’emblée, exprimé leur profonde gratitude à tous ceux qui ont rendu possible cet événement. « Nous tenons à remercier sincèrement le Gouvernement et le peuple gabonais pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité remarquable. Leur soutien a non seulement facilité la réussite de cette conférence, mais a également permis de créer un environnement où l'échange d'idées a pu prospérer ».

Les participants aux premières assises de la CIPREF de de Libreville ont dit, « grand merci aux intervenants, aux panélistes et aux modérateurs qui ont enrichi nos discussions par leurs réflexions éclairantes et leurs expériences diversifiées. Leurs contributions ont été précieuses et ont inspiré chacun d'entre nous à poursuivre notre mission de promouvoir une presse francophone forte et responsable ».
Les participants ont également dévoilé « leur reconnaissance à tous ceux et toutes celles qui ont honoré de leur présence active et leur volonté d’échanger et de débattre sur des sujets cruciaux pour l’avenir de notre profession », ont-ils dit.

« Nous repartons tous avec des idées nouvelles, des perspectives élargies et la détermination de faire avancer la cause de la presse dans nos différents pays. Aussi, témoignons-nous, notre gratitude à l’endroit de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean », se sont-ils accordés.
Selon le rapport final de cette Conférence, la toute première de ce secteur des journalistes francophones à propos de l’IA, « les participants ont établi une feuille de route on ne peut plus explicite, à savoir : l’utilisation de la technologie, afin de promouvoir une information plus accessible, plus crédible et plus respectueuse des valeurs éthiques et de déontologie des journalistes, de professionnels des médias, dans l’ère francophone ».
Le rapport final de cette conférence, a suscité une prise de position formelle sur l’évolution de cette nouvelle entité francophone, des journalistes, communicants et professionnels des médias. A cet effet, un message fort et dans claire a été livré : ’’la déclaration de Libreville’’.

Dans la ’’Déclaration’’ dite ’’de Libreville’’, les participants de la première édition de la CIPREF sont convaincus que, réellement, « un nouveau dynamisme s’impose au sein des médias de l'espace francophone mondial qui connaît des bouleversements liés à l'évolution exponentielle des nouvelles technologies ; conscients des défis majeurs auxquels est confrontée la presse francophone, tels les pressions politiques et économiques, les menaces à la sécurité des journalistes, le manque de ressources, la nécessité de l'adaptation technologique et la prolifération de la désinformation ; persuadés que ces grands défis exigent des journalistes et professionnels des médias, une réelle adaptation pour demeurer en phase avec ces évolutions ; convaincus que ces évolutions appellent à des nouvelles orientations du traitement de l’information et du maintien de la presse libre, suivant des modèles économiques de perpétuation des médias ; réaffirmons notre attachement inébranlable à l’éthique et à la déontologie ainsi qu’aux principes universels de la liberté de la presse, de la liberté d'expression et du droit à l'information, tels que consacrés par les instruments internationaux ; projetons que la CIPREF se réunit annuellement avec des journées scientifiques centrées sur les problématiques qui touchent l'écosystème médiatique mondial ; décidons de la pérennisation de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), au regard de l'engouement que sa première édition a suscité, en réunissant des journalistes, venus de 25 pays de l'espace francophone et au-delà des quatre coins du monde ; décidons de la mise en place d’un comité ayant pour mission de rédiger les textes fondamentaux de la CIPREF et, espérons que cette rencontre sera le point de départ de nombreuses initiatives et collaborations futures », a détaillé cette ’’Déclaration de Libreville’’.

En outre, Désiré Ename, président du Comité d’organisation de la CIPREF 2026, s’exprimant à la fin de ce rendez-vous international de Libreville, a déclaré que, « les travaux de cette première édition de cette conférence nous ont permis d’aborder la problématique sur l’impact de l’Intelligence artificielle sur les médias. Une occasion de réfléchir et de trouver des solutions sur l'avenir du métier de journaliste par rapport à l’IA ».
Clôturant cette première édition de la CIPREF, Libreville 2026, Madame Hermine Otounga Souna a salué la pertinence du sujet, la qualité des débats et des discussions, et l'engagement des professionnels du secteur.

« Cette conférence témoigne d’une responsabilité collective sur l’intelligence artificielle. Et ont également permis de créer une entité pour poursuivre et continuer d’avancer en réfléchissant sur les problèmes de l’intelligence artificielle. L’utilisation responsable de l’IA constitue un nouvel acteur de l’information », a-t-elle déclaré.

Par conséquent, pendant 3 jours des travaux, les échanges ont permis la mise en œuvre et la nécessité d’une grande réflexion et le développement des solutions, pour le devenir du journalisme, devant la montée de l'intelligence artificielle.
Un fait marquant a caractérisé le dernier jour de la conférence, peu avant la cérémonie de clôture, les participants ont reçu la visite surprise du Docteur Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean. Un moment plein de sensation et de portée inoubliable.

En définitive, la CIPREF de Libreville 2026 opte pour une organisation locale et souveraine, qui représente de facto, un tournant dans l’installation d'un espace africain dévolu à la réflexion stratégique sur les médias du futur.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-25 01:41:36
Une scène tragique et troublante a été découverte dans la nuit de mercredi 21 au jeudi 22 janvier vers l’arrêt de bus ‘‘Le Relais’’, au quartier Siafoumou à Pointe Noire, à proximité d’un poste de distribution électrique de la société Energie électrique du Congo (E2C), où le corps sans vie d’un homme, dont l’identité n’a pas encore été établie, a été retrouvé dans des circonstances qui suscitent de nombreuses interrogations.
Selon les premières informations recueillies, ce sont des habitants du secteur qui ont fait la macabre découverte avant d’alerter les autorités. Rapidement, les forces de sécurité et les services compétents se sont rendus sur les lieux afin de sécuriser la zone et procéder aux premières constatations d’usage.
À ce stade de l’enquête, aucune hypothèse n’est privilégiée. Les causes exactes du décès demeurent inconnues et seules les investigations en cours permettront d’éclaircir les circonstances de ce drame.
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête afin de déterminer s’il s’agit d’un accident, d’un malaise ou de toute autre cause.
La proximité du corps avec une installation électrique soulève par ailleurs des questions sur la sécurité autour de ces infrastructures sensibles, souvent accessibles au public. Cet incident remet en lumière la nécessité de renforcer la vigilance et les mesures de protection afin de prévenir tout risque pour les populations riveraines.
Dans l’attente des résultats de l’enquête et de l’identification formelle de la victime, les autorités appellent au calme et à la retenue, tout en invitant toute personne disposant d’informations utiles à se rapprocher des services compétents.
Un drame qui plonge le quartier dans l’émoi et rappelle l’importance de la sécurité et de la prévention autour des installations à risque.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR
Créé le 2026-01-24 09:25:29
Le processus électoral en République du Congo entre dans une phase cruciale avec l’ouverture officielle du dépôt des dossiers de candidature à l’élection présidentielle fixée du 29 janvier au 12 février 2026, selon l’Arrêté N° 111 du Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Cette étape, hautement symbolique et politiquement stratégique, marque le passage des intentions aux actes pour les prétendants à la magistrature suprême.
Une étape clé du calendrier électoral


Le dépôt du dossier de candidature n’est pas un simple acte administratif. Il constitue un véritable test de crédibilité pour les acteurs politiques. Il révèle le degré de préparation, d’organisation et de sérieux des candidats, tout en offrant à l’opinion publique une première lecture des forces politiques réellement engagées dans la course.
Pour les candidats, c’est aussi l’occasion d’affirmer leur ambition, de rassurer leurs partisans et d’envoyer un signal fort quant à leur détermination à proposer une vision pour l’avenir du pays.
Une fois la liste définitive des candidats publiée, le pays entrera pleinement dans la dynamique de la campagne électorale. Débats, meetings, projets de société et confrontations d’idées rythmeront alors la vie nationale, offrant aux électeurs l’opportunité de faire un choix éclairé.
Le dépôt des dossiers de candidature apparaît ainsi comme le premier jalon visible d’une élection présidentielle attendue, dont l’enjeu majeur demeure la consolidation de la démocratie, de la paix et la stabilité et le développement de la République du Congo.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-24 08:35:21
Suite au dernier Conseil des Ministres, des réformes majeures ont été annoncées pour transformer le paysage éducatif congolais. Voici les points clés à retenir :
1. Fin du CEPE, place au CEP
Le Certificat d’Études Primaires Élémentaires (CEPE) disparaît au profit du CEP (Certificat d’Études Primaires).
▪︎ Le changement majeur : Ce n'est plus un examen d'État.
▪︎ Validation : L'obtention se fera désormais par contrôle continu, valorisant ainsi le travail de l'élève tout au long de l'année.
2. Le cycle primaire passe à 5 ans
Afin d'optimiser le parcours scolaire, les classes de CP1 et CP2 sont fusionnées pour former une classe unique : le CP (Cours Préparatoire).
▪︎ Conséquence : La durée totale du cycle primaire est ramenée de 6 ans à 5 ans.
3. Le préscolaire devient une priorité
La scolarisation précoce est renforcée : la 3ème année du préscolaire devient désormais obligatoire pour tous les enfants.
Une étape cruciale pour mieux préparer les élèves à l'entrée au primaire. Ces mesures visent à moderniser le système éducatif et à alléger le stress des examens d'État pour les plus jeunes.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-24 07:45:10
Il n'existe qu'une seule femme dans l'histoire moderne qui a été mariée à deux présidents différents, c’est Graça Simbine Machel. Cette femme au destin exceptionnel est née le 17 Octobre 1945 au Mozambique, alors sous domination coloniale portugaise. Très jeune elle se distingue par son intelligence et son engagement pour l'éducation et la justice sociale. Elle devient enseignante, puis militante pour l'indépendance de son pays.
Première dame du Mozambique En 1975, après l'indépendance du Mozambique, elle épouse Samora Machel, leader de la anticoloniale et premier président du Mozambique.

Graça Machel devient première dame et joue un rôle actif dans l'éducation, la protection des enfants et la reconstruction du pays après la guerre.
Le couple a eu une fille, Josiane (née en 1976) et leur union prit fin tragiquement le 19 octobre 1986, lorsque Samora meurt dans un crash d'avion près de la frontière entre l'Afrique du Sud et Mozambique.
Première dame d'Afrique du Sud
Des années plus tard, Graça rencontre Nelson Mandela, figure mondiale de la lutte contre Arpatheid et futur président d'Afrique du sud, faisant d'elle la seule femme dans l'histoire moderne à avoir été mariée à deux présidents de deux pays différents.

Une vie d'engagement
Au delà de ses mariages, Graça Machel est surtout connue pour son travail :
* Défense des droits des enfants
*Lutte contre la pauvreté et les conflits
*Envoyée spéciale de l'ONU pour les enfants affectés par la guerre.

Graça Machel n'est pas célèbre seulement parce qu'elle a épousé deux présidents, mais aussi parce qu'elle a consacré sa vie à servir les autres et à défendre les plus vulnérables. Elle est respectée dans le monde entier pour son leadership, sa dignité et son engagement humanitaire.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2026-01-23 23:27:33