Congo – Campagne présidentielle : La balance penche toujours du côté de DSN !

Ouverte depuis le samedi 28 février 2026 sur toute l’étendue du territoire nationale, la campagne à la course à la Présidence de la République suit son chemin et fait des vagues. Les sept (7) candidats validés par la Cour Constitutionnelle se meuvent pour étaler leurs projets de société, afin de convaincre les populations, donc, les électeurs. Pendant que Denis Sassou-N’Guesso fait le plein dans les différentes localités, mobilisant des foules innombrables, ses challengers sillonnent, à qui mieux mieux, pour une campagne de proximité, pour certains et pour d’autres, une campagne presque en sourdine, presque, sans tambour ni trompette,sans grand bruit des sirènes, sans  tapage.

Inéluctablement, à l'approche du scrutin de mars 2026, l'analyse du paysage politique congolais semble confirmer cette observation : Denis Sassou Nguesso (DSN) aborde cette élection en position de force, face à une opposition désunie et éparpillée, qui peine toujours à s’unir, en pareille circonstance.

​Le Parti Congolais du Travail (PCT) et la majorité présidentielle bénéficient d'un ancrage territorial suffisant et des moyens logistiques sans commune mesure avec ceux de leurs adversaires. Denis Sassou-N’Guesso, officiellement investi par son parti fin 2025, mise sur son image de "garant de la paix et de la stabilité". Il bénéficie du reste d’une machine politique rodée et bien outillée pour ces genres d’événements. ​Donc, face à une opposition désunie et fragmentée, le candidat Sassou-N’Guesso, le Président sortant peut espérer avoir toutes les chances du monde pour une victoire plus que certaine. ​Bien que sept candidatures aient été validées par la Cour constitutionnelle le 20 février 2026, l'opposition ne se présente pas en front uni comme toujours et effrite toute les chances de rassembler les voix éparses, pour une certaine victoire espérée !

​Par ailleurs, parmi les challengers, il y a : Destin Gavet, qui a commencé à Ouesso ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou lui, a lancé sans campagne dans sa circonscription électorale, à Sibiti, Uphrem Dave Mafoula à Makoua, sa ville natale ; Anguios Nganguia Engambé, Vivien Romain Manangou, Mabio Mavoungou-Zinga à Pointe-Noire, son fief, tous, tentent d'incarner une alternative. Pourront-ils créer la surprise ? L’avenir nous le dira, à l’issue de ce scrutin.

​Quant à a non-participation des partis historiques comme l’UDH-Yuki et l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale), qui a estimé que les conditions d'un scrutin crédible ne sont pas réunies. Par contre, le MCDD, Parti de Bernard Bakana Kolélas a préféré se rallier au candidat Denis Sassou-N’Guesso.

​Le calendrier électoral de cette échéance électoral de mars 2026 a été ouvert officiellement le 28 février dernier. Le candidat DSN, Président sortant a commencé sa campagne, comme prévu à Pointe-Noire, puis dans le département du Kouilou, à Loango, le chef-lieu. Ensuite, il est passé à Dolisie, Sibiti, Madingou et ce mardi, il harangue les populations du Pool, à travers les populations de Kinkala. Ainsi, cette campagne se poursuivra jusqu’à sa date de clôture, le 13 mars 2026. Ainsi, 12 mars 2026, la Commission Nationale Electorale Indépendante organise le vote par anticipation des agents des forces de l’ordre : Vote par anticipation des forces de l'ordre et le 15 mars 2026, le vote général de toute la population congolaise.

​​Signalons que ce mandat constitue un enjeu majeur pour les populations congolaises, qui revendiquent et réclament des conditions meilleures de vie.

​Agé de 82 ans, Denis Sassou-N’Guesso, qui brigue son énième mandat à la tête du pays pour 5 ans. Etant donné grand favori à cette élection, la candidat Sassou-N’Guesso devrait cependant au préalable donner réponse aux nombreuses attentes de cette jeunesse très dynamique À 82 ans, DSN brigue un nouveau mandat de cinq ans. S'il est donné favori, il doit néanmoins répondre aux attentes impérieuses de cette jeunesse, maillon fort et incontournable de ce potentiel électoral. Dans ses récentes sorties, à Dolisie notamment, en ce début du mois de mars courant, le candidat-Président a affirmé qu'il ne resterait pas "une éternité au pouvoir", parlant d'une "préparation globale" pour l'avenir du pays.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville