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Alors qu'ils observent un mouvement de grève, syndicats et travailleurs de la Société des transports publics urbains (STPU) se sont réunis en assemblée générale le 6 septembre à Brazzaville. Ils ont appelé à l’intervention du président de la République, afin de trouver une solution à la crise que traverse leur entreprise.
À l'issue d'une précédente grève, un accord conclu avec la direction avait acté la reprise du travail que conditionnait le payement d'au moins deux mois de salaires.
En dépit de leur bonne volonté affichée, et des recettes engrangées, du reste connues de tous, les travailleurs de la STPU ont le sentiment de s'être fait roulés, aussi, ont-ils donné un ton plus musclé à leur mouvement.
Dans leur déclaration à l’issue de l'assemblée générale, ils ont exigé le départ du directeur général et de son équipe, accusés de gabegie. De même, ils ont demandé la mise en place d'un autre comité de gestion, plus transparent ainsi que la prise en compte de leur cahier de charges.
« Vue la violation du chapitre 2 du code sur les contrats de travail, vue la violation du titre 4 sur la durée de travail, nous, travailleurs de la STPU devant le silence du gouvernement face à nos revendications, avons décidé unanimement de nous adresser au président de la République comme dernier recours », indique la déclaration.
Signalons que cette grève a montré un véritable dysfonctionnement dans la gestion des recettes de la STPU. Il n'y en a nulle trace au trésor public, ont découvert les syndicalistes.
Cette incurie interpelle de nombreux congolais sur ce qui apparaît comme un réseau de détournements des deniers publics, quand on sait que les bus de la STPU ont été acquis sur fonds publics.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-07 08:09:14
L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Chine au Congo, Xia Huang a annoncé que 3.000 chinois vivent au Congo-Brazzaville depuis une quinzaine d’années.
Créé le 2017-09-07 07:17:43
Rendant hommage à son prédécesseur à la tête du département des sports, lors de la passation de service, le ministre Hugues Ngouélondélé avait salué les mérites de celui-ci et promis d'inscrire son action dans la continuité des acquis légués par le sortant. La conformité du legs s'est traduite mardi au stade de la Concorde de Kintélé où les Diables rouges ont été humiliés 1-5 face au Ghana.
Quelle douche froide pour les congolais qui, même s'ils étaient habitués aux défaites récurrentes de leur équipe nationale de football, avec des résultats en dent de scie, n'avaient plus vécu pareille correction dans leurs propres installations, depuis le désormais mémorable 5-2 face au Zaïre de Kabongo Ngoy, Mutubilé Santos, Mubati ou autres Kiyika.
Mardi à Kintélé, les congolais ont marqué un but, un seul but, effaçant en médiocrité le précédant record de triste mémoire de 5-2 à "Révolution". Le public médusé s'en est une fois de plus retourné chez soi couvert de honte.

Le drapeau congolais a roulé dans la poussière, alors que l'étendard ghanéen flottait bien haut dans le ciel du Congo, comme étendant sa domination. De quoi dire comme Sony Labou Tansi, « il y a quelque chose de pourri...».
Comment pouvait-il en être autrement, quand on sait, qu'alors que le président de la république a placé l'actuel gouvernement sous le signe de l'action, tranchant d'avec l'inaction de l'ancienne équipe, tous les ministres ont lors des différentes passations de service, loué les prouesses de leurs prédécesseurs. Cherchez donc l'erreur de l’inaction, si celui qui est censé remplacer un inactif, prend celui-ci pour modèle. Le quotient de l'inaction s'en trouvera proportionnellement grandissant. C'est un raisonnement mathématiques.
La déconfiture notée au football mardi, présage ce que seront de nombreux ministères où les entrants ont salué à grands renforts de mots élogieux les sortants, pourtant trouvés non méritants par le président de la république et le premier ministre, d'où leur limogeage du gouvernement. Cependant leur remplaçant leur ont trouvé en eux des qualités et des compétences dignes d'être pris en exemple, à les entendre tous. Alors, à quoi bon le remaniement, puisque sortants et remplaçants se valent en terme d'inaction ou d'action.
Vu sous cet angle, il y a de quoi dire que Denis Sassou N'Guesso a du souci à se faire. Le bout du tunnel, ce n'est pas pour demain.
Revenons au football où depuis des années, tous s'évertuent à dire qu'il faut une réforme en profondeur du système. Fini le football d'hier où le talent primait sur la technique. Aujourd'hui, tant pour les athlètes que pour les encadreurs, au talent, s'ajoutent la technique et les moyens appropriés, pour parvenir aux résultats escomptés.
Si l'on considère la non participation des pugilistes congolais aux mondiaux de boxe en Allemagne, faute d'argent, et que l'on y ajoute la déconvenue de mardi à Kintélé, il y a de quoi dire que Hugues Ngouélondélé est dans le feu de l'action. Un feu qui hélas l'éloigne du purgatoire et l'enfonce déjà vers l'enfer.
Au moins son prédécesseur pourra se féliciter d'être parti sur une note heureuse, avec la qualification au Chan. Sans doute en matière de « suivisme », le ministre Ngouélondélé n'a pas su « séparer le bon grain de l'ivraie », l'action de l'inaction.
Mais, ne préjugeons de rien. Attendons de voir. Et, les défaites, les congolais en ont un peu pris l'habitude, même si ce 5-1 est un sacré coup sur la cabosse, ayant laissé groggy de nombreux sportifs.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-06 10:42:39
Le premier ministre congolais, Clément Mouamba a annoncé que la dette extérieure globale du Congo envers la Chine, principal créancier du pays, s’élève à 1 776 milliards [soit plus de 2,1 milliards de dollars].
Créé le 2017-09-06 09:59:46
En visite officielle en Angola, le président Denis Sassou N’Guesso a salué à Luanda, la décision de son homologue angolais José Eduardo Dos Santos, de quitter la vie politique. « L’héritage et la posture du président Dos Santos seront pour les peuples du continent et d’autres de par le monde, une grande référence ».
Outre les discussions avec les hautes autorités angolaises sur les questions d’intérêt commun entre les deux pays, la visite officielle du président congolais Denis Sassou N'Guesso en Angola aura été marquée par l'hommage à José Eduardo Dos Santos.
« Nous sommes confrontés à plusieurs batailles et luttons pour le bien-être de nos deux peuples. Et, en ce moment où il a pris la liberté d’abandonner la vie politique, au moins la présidence de la République, il me revient de me déplacer pour honorer ce geste », a dit le président congolais.
De fait, le président Denis Sassou N’Guesso se souvient encore des combats menés dans la lutte de libération par José Eduardo Dos Santos dans les maquis.
« Je le connais il y a très longtemps, depuis le temps des luttes de libération nationale, dans les années 60-70, lorsqu’il est arrivé à Brazzaville, en compagnie du président Agostinho Neto. Moi, en ce moment là, j’étais avec le président Marien Ngouabi », a-t-il rappelé.
L’Angola et le Congo nourrissent une grande histoire. Le président Sassou N’Guesso s’est d’ailleurs appuyé sur les troupes militaires angolaises pour revenir au pouvoir en octobre 1997.
José Eduardo Dos Santos et Denis Sassou N'Guesso, une amitié qui a bonifié avec le temps, sous-tendue par des échanges mutuels. Le président Dos Santos a pris part en avril 2016 à l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-06 08:12:54
Sans victoire après trois matches de qualifications au Mondial, le Ghana était dans l'obligation de l'emporter au Congo. Les Black Stars ne se sont pas manqués et l'ont emporté (5-1).
Créé le 2017-09-05 17:30:51
Les Diables rouges du Congo sont quasiment out pour le mondial 2018 en Russie. Pourtant, les hommes de Sébastien Migné semblent désormais décidés à jouer les trouble-fêtes. Après avoir accroché le Ghana à domicile à l'aller 1 but partout, les congolais reçoivent dans leurs installations ce mardi, une équipe du Ghana qui risque de voir ses chances pour le mondial s'envoler.
À quelques heures du match décisif du Ghana face au Congo, les Black Stars sont contraints à se passer de plusieurs joueurs cadres.
Le sélectionneur du Ghana Appiah devrait faire sans les frères Ayew ainsi que Asamoah Gyan pour le match de la 4e journée des éliminatoires du Mondial 2018. Jordan souffre des maux d’estomac tandis que son frère, André, a des douleurs à la cheville. De son côté, Gyan devrait rater le match en raison de contusions.
À noter aussi que Harrisson Afful est absent alors que le gardien Ebenezer Ofori a été victime d’un cambriolage dans la nuit de dimanche.
À Brazzaville, les férus de mysticisme arguent que les féticheurs auraient « travaillé le match » sur les joueurs les plus dangereux et permettre ainsi la victoire des Diables rouges.

Sans doute encore des pleurs en perspective pour les ghanéens qui ne manquent tout de même pas d'atouts.
Quoiqu'il en soit, cela se vérifiera sur le terrain et le ballon sera rond pour tout le monde. Mais, enfin...
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-05 12:15:09
Le député sortant de l'UPADS à Dolisie et candidat malheureux aux sénatoriales dans la même localité n'y est pas allé du dos de la cuillère, quant aux causes de son échec. Pour lui, tout a été orchestré par le secrétaire général du parti, Pascal Tsaty Mabiala qu'il accuse du reste d'avoir fait de cette formation politique « un parti chauve-souris, ni oiseau, ni animal ».
L'appartenance politique de l'UPADS a régulièrement été évoquée en terme d'opacité, tant le secrétaire général du parti, Pascal Tsaty Mabiala a souvent été surpris, navigant entre deux eaux ou réalisant le grand écart, incapable de dire si le parti est dans la majorité ou dans l'opposition.
Cette question longtemps supputée par les uns et les autres, Guillaume Foutou l'a posée sans gants, demandant au secrétaire général du parti de clarifier la relation sournoise qui existe entre le PCT et l'UPADS.
Guillaume Foutou qui dit avoir été régulière désigné par la commission d'investiture à l'issue des primaires qu'il avait remportées, s'est vu le processus de sa potentielle élection aux sénatoriales saboté par Pascal Tsaty Mabiala. Celui-ci aurait réuni les conseillers de l'UPADS, la veille du vote, leur ordonnant de ne pas porter leurs suffrages sur Guillaume Foutou.
En prévision du non respect de la consigne, Pascal Tsaty Mabiala aurait selon Guillaume Foutou écrit officiellement à la CENI, avec la complicité du vice-président de l'UPADS au Niari, Nzaou Félicien, pour retirer la candidature.
Le jour du vote, le même Pascal Tsaty Mabiala aurait envoyé deux de ses éléments relayer la nouvelle du retrait auprès des conseillers de l'UPADS qui s’apprêtaient à voter, désorientant du coup leur vote.
Pascal Tsaty Mabiala. Son action à la tête de l'UPADS de plus en plus décriée
Pour Guillaume Foutou, « il va falloir arrêter d'être un parti chauve-souri. La relation de l'UPADS avec le président de la république et le PCT doit être clarifiée, en ce sens que si l'UPADS doit accompagner le président Sassou, il faut le dire clairement et l'assumer. S'il faut être dans une opposition constructive, car nous n'avons jamais été dans la radicalité, il faut aussi le dire. Car, continuer à être un parti chauve-souris est une voie de disparition pour l'UPADS. »
« Le parti, si on n'y prend garde, avec la gestion chaotique du camarade Tsaty Mabiala, le parti va disparaître. Voila pourquoi je suggère aux membres du conseil national, aux membres du bureau politique, aux militants, de faire en sorte que nous partions au congrès avant la fin de l'année ».
Pascal Tsaty Mabila n'a pour l'instant pas réagit aux accusations de celui qui désormais apparaît comme un frondeur-en-chef, vis à vis de son action clair-obscure à la tête du parti.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-05 10:00:31
Projet de longue haleine, l’informatisation de l’administration congolaise devrait enfin prendre son envol. C’est, du moins, ce que laisse croire le ministre congolais de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo qui a manifesté récemment son enthousiasme pour moderniser l’administration publique et simplifier les procédures administratives. Une opération qui devrait, en théorie, amener un peu plus l’administration congolaise sur les standards contemporains.
Créé le 2017-09-05 09:05:53
Depuis l'annonce de l'arrivée d'une délégation du FMI au Congo, de nombreux groupements politiques ou de la société civile ont acté des mémorandums à remettre à ladite délégation, objectant du fait que le gouvernement donnerait de tout temps des informations et des chiffres tronqués à l'institution de Breton Wood. Certaines organisations proposent la dissolution de la SNPC et des Grands travaux.
Des militants appelés à rallier le domicile du Ministre Charles Zacharie Bowao, un des ténors de la plate-forme IDC-FROCAD-J3M, la nouvelle a été véhiculée lundi dans Brazzaville et sur les réseaux sociaux.
D'aucuns ont parlé de Charles Zacharie Bowao, voire de tout le groupement politique, qu'il était « embastillé » à domicile, aux fins de l'empêcher de remettre son mémorandum sur la situation « réelle » de l'économie congolaise et les moyens de conjurer la crise, à la délégation du FMI.

Entre ragots des marchés, bus et bistrots, les congolais s'accordent à voir dans les discussions avec le Fonds monétaire international, une chance pour laquelle, outre le gouvernement, les autres acteurs politiques ou de la société civile doivent être entendus à défaut de participer aux discussions. Une démarche osée, quand on sait que les institutions de Breton Wood traitent avec les États.
Pourtant, ce n'est pas faute d'essayer. Les organisations de la société civile congolaise ont exigé, dans une lettre déposée le 3 septembre dans les bureaux du Fonds monétaire international (FMI) à Brazzaville, la dissolution de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et des Grands travaux, avant de démarrer les négociations avec cette institution financière.
Les ONG ont estimé que ces deux entités ont favorisé l’alourdissement de la dette congolaise qui dépasse les 120% de son Produit intérieur brut (PIB).
« Si le FMI a obtenu la dissolution de la Cotrade, une filiale de la SNPC, c’est qu’il peut aussi exiger et obtenir la dissolution de la SNPC et des grands travaux. Ces deux entités sont des structures qui sont gérées d’une manière opaque. La gestion du pétrole congolais par la SNPC, par exemple, reste totalement opaque. Cette entreprise depuis sa création est un levier essentiel de la corruption et de la dilapidation de la rente pétrolière», a expliqué le coordonnateur du mouvement citoyen Ras-le-Bol.
Pour le directeur exécutif de l’Observatoire congolais de droits de l’homme (OCDH), Trésor Nzila, un autre membre de la société civile, le FMI devrait associer, dans les négociations avec le gouvernement, les membres de la société civile.
« Il ne faut pas que ces négociations se passent simplement entre les politiques et le FMI. Tous les acteurs de la société doivent être associés. Car, le gouvernement congolais s’est révélé incapable de gérer les avantages obtenus par le précédent programme avec le FMI. Il faut aussi que le FMI joue la transparence en rendant public les termes négociés avec le gouvernement », a-t-il souligné.
Dans leur lettre au FMI, ces ONG considèrent que toute aide du FMI au Congo en l'état actuel des choses, pourrait être assimilée à « une prime de la mauvaise gouvernance ».
Les ONG ont souhaité que le FMI prenne des mesures au titre des conditions à la reprise des imminentes négociations du projet de programme d’ajustement structurel.
« Ces mesures pourraient être l’arrêt immédiat, sous contrôle de l’ONU, des hostilités dans le département du Pool, la libération sans condition des prisonniers politiques et de la société civile et l’initiation préalable, d’une conférence internationale sur le Congo impliquant toutes les sensibilités nationales sous l’égide de l’ONU », ont-elle déclaré.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-05 07:38:56
Dominique Strauss-Kahn, ancien président du Fonds monétaire international (FMI), conseillerait le président congolais Denis Sassou Nguesso depuis plusieurs semaines, via sa société de conseil établie au Maroc.
Créé le 2017-09-05 07:15:33
Pas de grève dans le secteur pétrolier. Les négociations entre syndicats et patronat, sous l’arbitrage du Ministère congolais des Hydrocarbures, ont débouché sur une feuille de route consensuelle pour éviter un conflit social dans le secteur vital pour le développement du pays.
Créé le 2017-09-04 08:09:07
Dieu a donné, Dieu a repris, le célèbre artiste musicien gabonais, Kaky Disco de son vrai nom Biyamba, militaire au service de la garde Républicaine a choisi sa localité de Lébamba, dans la province de la Ngounié au sud du Gabon, où il est né le 5 août 1964, pour rendre l’âme à 53 ans, à l’hôpital américain de la capitale départementale de la Louétsi Wano.
Créé le 2017-09-04 08:03:06
Les populations déplacées du Pool ayant trouvé refuge dans la Bouenza ont bénéficié d'un don de vivres, le 2 septembre dernier. L'action a porté sur les déplacés de Loutété et des villages environnants.
D’un montant de 500.000 dollars, soit un peu plus de 250 millions de francs CFA, cette assistance humanitaire est une aide des États-Unis d’Amérique, gérée par le Programme alimentaire mondial (PAM).
En principal donateur, l'ambassadeur des USA au Congo, Todd P. Haskell, a été assisté du représentant du PAM, Jean-Martin Bauer et de la ministre congolaise des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo.

Composée de vivres, notamment du riz, du sel, du poisson salé et de l'huile, cette aide d’urgence répond à l’appel aux fonds lancé en juillet dernier par les agences du système des Nations unies. Celles-ci recherchent quelque 12 milliards de francs CFA pour apporter une assistance humanitaire aux déplacés du Pool.
À ce jour, la situation dans le département du Pool ne s'est pas décantée et chaque jour qui passe la rend de plus en plus catastrophique.
On estime à 138.000 le nombre des déplacés du Pool dont 81.000 vivent en situation difficile dans les départements voisins comme ceux de la Bouenza et de Brazzaville.

Outre les déplacés ayant trouvé refuge dans les départements voisins, de milliers de personnes restent à ce jour prisonnières dans les zones de conflits. L'incertitude plane sur ces victimes collatérales dont les conditions de vie seraient des plus désastreuses.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-04 06:53:37
Une première historique en Afrique. Coup de tonnerre à Nairobi. La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages.
Le président de la Cour suprême, David Maraga, a déclaré que les élections n’avaient « pas été conduites en accord avec la Constitution ».
« À la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité de l’élection, la Cour est d’avis que c’est le cas », a-t-il ajouté. Par conséquent, il a déclaré les résultats « invalides et nuls ».
Seuls deux juges ont eu un avis contraire.
L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême alors que du coté de Uhuru Kenyatta, on accuse le coup.
Un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-01 12:46:30
Les élections sénatoriales se sont tenues le 31 août sur l’ensemble du territoire national. Une assemblée nationale et un sénat quasi mono-colores, voilà ce que seront les deux chambres du parlement congolais pour la nouvelle mandature.
À l'issue des sénatoriales, le Parti Congolais du Travail (PCT) et ses alliés se sont presque adjugés tous les sièges. À Brazzaville et Pointe-Noire, le triomphe a été total.
Dans la capitale congolaise, le Parti congolais du travail (PCT) et ses alliés ont remporté les six sièges.
Au total onze candidats étaient en lice. Les cent-un conseillers qui constituaient le corps électoral ont procédé au vote des six sénateurs de Brazzaville, conformément au quota réservé à chaque département.
À l’issue du dépouillement, la majorité présidentielle a raflé tous les six sièges dont quatre pour le PCT notamment Pierre Ngolo, secrétaire général de ce parti, élu avec 86 voix, Gabriel Ondongo, président de la fédération du PCT de Brazzaville, réélu avec 85 voix, Théophile Adoua, président du comité PCT de Talangaï, lui aussi réélu avec 85 voix et Jeanne Françoise Leckomba Loumeto, membre du secrétariat permanent, qui a obtenu 85 voix.
Pour le compte des partis alliés, Ludovic Miyouna du Parti pour l’unité, la liberté et le progrès (Pulp), a été élu sénateur avec 71 voix, ainsi que Euloge Ondziel Ona, membre du Parti républicain et libéral (PRL) avec 70 voix.
À Pointe-Noire, six candidats des partis de la majorité présidentielle ont été élus à l’issue du scrutin supervisé par Hyacinthe Ongoto, premier vice-président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI).
Ainsi, Odette Massoussa Kombila du PCT, Victor Foudi du PCT, Gabriel Nzambila du PCT, Jean Félix Tchicaya du RDPS, Antoine Denis Loemba du RDPS et Bernard Mbatchi du RDPS ont été élus, le PCT et le RDPS se partageant à part égale les six sièges à pourvoir.
Partout ailleurs à travers la république, la configuration a presque été la même.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-09-01 08:04:09
Un véritable camouflet pour Mosehn Hojeij le patron de Commsimpex, la justice américaine a ordonné la levée de la saisie effectuée sur les 363 millions de dollars payés par le Congo pour rembourser son Eurobond.
Un tribunal américain a ordonné que soient annulées les deux saisies arrêts qui avaient été faites par la société Commisimpex sur les 363 millions de dollars que la République du Congo a décaissés fin juillet 2017, pour honorer ses engagements sur un Eurobond (emprunt international) arrivant à maturité en 2029.
Le juge américain a estimé que le Congo ne possède plus aucun intérêt sur les sommes transférées, une fois que celles-ci se retrouvent dans les comptes du dépositaire de son emprunt souverain, qui est basé dans le Delaware aux USA.
Il n'est pas précisé si la décision de justice a connu une exécution immédiate. Mais sur le marché secondaire, l'Eurobond congolais visé par cette affaire, a vu sa côte remonter. Sa valeur qui se négociait mi-juillet autour de 66% de celle qu'elle était au moment de l'émission des titres, a gagné 12 points, pour se négocier à 78% vers le 22 août.
L'affaire État congolais contre Commsimpex, date depuis de longues années. La société appartenant à une famille libanaise indique n'avoir pas été réglée sur des travaux qu'elle a exécuté dans le pays. Elle évoque le chiffre d'un milliard de dollars, tandis que le gouvernement congolais reconnaît la somme de 440 millions de dollars.
En plus, au Congo, on explique que cette somme n'est pas payée en compensation à une dette fiscale de 1,2 milliard de dollars que traîne la société libanaise, à l’égard du pays.

Mosehn Hojeij, le patron de Commsimpex, n'est pas prêt à lâcher l'affaire. Il a déjà traîné l’État congolais, devant plusieurs tribunaux dans le monde, avec des fortunes diverses.
Bertrand BOUKAKA/Source Ecofin
Créé le 2017-09-01 06:03:15
Le collège intersyndical de l'Université Marien Ngouabi l'a décidé au cours de sa réunion de jeudi. Une grève générale illimitée sera observée dans cet Alma-mater à partir de ce vendredi 1er septembre.
On se souviendra que le 21 juillet dernier, le collège intersyndical de l'Université Marien Ngouabi avait publié une déclaration dans laquelle il sursoyait le mouvement de grève qu'il menaçait de déclencher, après que la tutelle ministérielle eut demandé un délai raisonnable pour pourvoir au cahier de charge de l’intersyndical.
Pour l'intersyndical, l'amertume a fait place à la patience, la gouvernement n'ayant pas tenu sa promesse, les problèmes posés n'ayant pas trouvé de réponse à ce jour. Aussi, marque t-il son indignation, face à cette situation catastrophique.
Une fois de plus, la grève est suspendue au payement des salaires des mois de juin, juillet auxquels s'ajoute celui d'août 2017, l'apurement des heures complémentaires de surveillance et d'encadrement des thèses et mémoires des années antérieures, le décaissement de la subvention de fonctionnement des 1er, 2ème et 3ème trimestres 2017.

Rappelons que tout comme le personnel enseignant et administratif de l'université, les étudiants également accusent de nombreux mois de retard de bourse. La situation est encore plus difficile pour les étudiants congolais à l'étranger.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 20:18:33
Lors de son discours aux ambassadeurs mardi, le président français Emmanuel Macron a officialisé le Conseil présidentiel pour l'Afrique. Promesse de campagne, ce groupe de travail est destiné à mieux identifier les défis auxquels est confronté le continent.
"C'est en Afrique que se joue largement l'avenir du monde." Trois mois après son entrée à l’Élysée, Emmanuel Macron a profité de son premier discours devant les ambassadeurs, mardi 29 août à Paris, pour lever un coin de voile sur les grandes orientations de sa politique étrangère. Il a réitéré sa volonté de placer le continent africain au cœur de la diplomatie française.
"L'Afrique n'est pas seulement le continent des migrations et des crises, c'est un continent d'avenir. C’est pourquoi nous ne pouvons le laisser seul face à ses défis, démographiques, climatiques, politiques", a affirmé le président français, avant d’annoncer qu'il se rendrait « prochainement à Ouagadougou pour porter ce message".
"Ce ne sera ni un nouveau think tank ni un fan-club africain du président de la République" mais une instance chargée de conseiller le chef d'État et de faire remonter des propositions, a fait savoir l'Élysée.
Le CPA rencontrera notamment Emmanuel Macron avant chacun de ses déplacements en Afrique et travaillera également à l’élaboration des discours importants prononcés en rapport avec le continent. Son premier chantier est le discours de politique africaine que prononcera le président français en novembre et sur lesquels le CPA sera invité à collaborer.
En se dotant d’un tel groupe de travail, la présidence espère ainsi faire montre d’une meilleure expertise de l’Afrique et éviter également des impairs diplomatiques, comme ce fut le cas, en 2007, pour Nicolas Sarkozy dont le controversé discours de Dakar entacha durablement ses relations avec le continent.
Parmi les 11 membres – tous bénévoles, précise-t-on à l’Élysée – qui composent ce groupe de travail, figurent notamment le footballeur franco-béninois Jean-Marc Adjovi-Boco, la chercheuse kényane Yvonne Mburu, l’avocat français Yves-Justice Djimi ou encore Jules-Armand Aniambossou, ancien ambassadeur du Bénin en France et ex-camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA.
L’Élysée fait le pari que le CPA s’inscrive dans la durée.
"Notre objectif était de créer quelque chose qui survivra au président Macron et qui aura donc une existence institutionnelle" indique t-on.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 11:56:42
Naguère respecté, l'étudiant congolais a perdu de sa superbe, surtout à l'étranger. Si pour le payement de la bourse, les étudiants restés au pays se font souvent entendre à coups de grèves, les étudiants congolais à l'étranger sont quasiment livrés à eux-même, sans bourse. Et la situation devient intenable.
Près de neuf mois de bourses impayées y compris à l’étranger, des diplômes confisqués dans les établissements privés, des étudiants sortis des campus faute pour l'État congolais de s'être acquitté des frais académiques, encore mois des frais d'hébergement, telles sont entre autres, les difficultés auxquelles sont confrontés les étudiants congolais.
Cameroun, des étudiants congolais chassés du campus
À l’étranger, cette situation varie d’un pays à un autre. Mais pour la plupart des cas, les étudiants cumulent entre deux et trois trimestres de bourses impayées. Ce qui oblige certains parents nantis à prendre le relais.

De nombreux témoignages font état de ce que certains étudiants congolais à l’étranger ont dû abandonner leurs études faute d’argent.
Déjà au début de cette année, l’Association des étudiants et stagiaires congolais en fédération de Russie lançait un cri d’alarme aux autorités congolaises.
« Nous lançons un cri d’alarme à l’endroit des plus hautes autorités de notre pays afin qu'elles nous viennent en aide et nous permettent ainsi d’accomplir notre devoir de recherche du savoir dans les conditions les plus dignes », confiait le président de cette association, Lionel Ray Bindikou.
Même à Cuba où les gouvernements congolais et cubains ont conclu depuis quelques années des accords dans le cadre de la formation des jeunes en médecine, la partie cubaine prend en charge l’hébergement et la restauration des étudiants. Le Congo devrait apporter une somme d’argent mensuellement à chaque apprenant, ce qui n'est pas hélas toujours le cas.
Dans de nombreux pays d'Afrique, les descentes menées par les étudiants aux consulats se révèlent infructueuses. Faute de soutien, de nombreuses étudiantes en sont même réduites à vendre leur charme pour survivre.
Gabon, descente des étudiants au consulat. Encore la bourse, toujours la bourse...
En dépit des dénégations et des justifications des autorités régissant l'enseignement supérieur, la situation qui déjà empire, vire au désastre.
De nombreux étudiants qui tant bien que mal ont terminé leur cursus n'ont pas le droit aux soutenances, d'autres se voient confisqués leurs diplômes, du fait que l'État congolais ne s'est pas acquitté de ses dettes.
Bertrand BOUKAKA
Créé le 2017-08-31 10:18:01