Congo : le gouvernement répond au vice-président du Front national

Le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, a dénoncé les propos du vice-président du Front national (FN), Louis Aliot qui a tiré hier, sur RFI, des balles en caoutchouc sur le président congolais, Denis Sassou Nguesso.

«Monsieur Aliot dit qu’il veut substituer, si j’ai bien compris, à la Françafrique - la pseudo Françafrique - une recolonisation du Congo qui ne sera pas acceptée. Eh bien on va dire à monsieur Aliot que la colonisation a cessé en 1960. Et pour le Congo le 15 août 1960 », a répondu Thierry Moungalla avant de défendre la politique du président Denis Sassou Nguesso.

«Ensuite il dit – et j’ai bien compris encore une fois ses propos – que le régime au pouvoir au Congo bénéficierait de fonds européens ou de fonds français. Je mets au défi monsieur Aliot au nom du gouvernement du Congo, de nous désigner quelque infrastructure que ce soit qui était érigée dans notre pays sur la base de fonds venus de France ou d’ailleurs. C’est-à-dire d’Europe. Il n’y en a pas », a-t-il soutenu.

«Un parti dont on connaît l’histoire – qu’elle soit une histoire récente ou un peu plus lointaine – dont on connaît les affinités idéologiques, c’est-à-dire en gros, des affinités pétainistes, qu’un parti de ce genre n’a aucune leçon à donner à un pays démocratique et souverain comme le Congo », a conclu le porte-parole du gouvernement congolais.

On rappelle que le vice-président du Front national et député européen, a expliqué, que sa candidate, Marine Le Pen si elle est élue ce dimanche, mettra fin à la Françafrique et demandera des comptes aux pays qui ne respectent pas les droits de l'homme, citant nommément le Congo et son président Denis Sassou-Nguesso.

Germaine Mapanga

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