Congo : l’opposant Modeste Boukadia condamné à 30 ans de travaux forcés

L’opposant congolais Modeste Boukadia 62 ans, jugé en première instance en 2014 pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », a été condamné mercredi par la cour d’appel de Pointe-Noire, à 30 ans de travaux forcés.

«Ils l’ont condamné à 30 ans de travaux forcés. C’est donc le jugement de la première instance qui a été simplement confirmé », a déclaré à l’AFP Me Magloire Senga.

Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC) avait été arrêté à sa descente d'avion à Brazzaville, le 15 janvier dernier, puis avait ensuite fait l’objet d’un transfèrement pour Pointe-Noire, afin d’y être écroué.

Condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la Cour criminelle de Pointe-Noire en 2014, Modeste Boukadia restait sous le coup d’un mandat d'arrêt pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’État".

Au cours de ce procès, la Cour criminelle avait également requis les peines de sept ans de détention pour 3 accusés et cinq ans de prison ferme à l’encontre de 11 accusés pour les mêmes motifs. 13 autres avaient été acquittés.

Lors d’une manifestation organisée à Pointe-Noire, les condamnés avaient dans leurs principales revendications, demandé la démission du gouvernement et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale avec pour premier ministre Modeste Boukadia.

De même Modeste Boukadia appelait à la sécession se prononçant comme l'Autorité politique d’un Etat du « Sud Congo » à naître.

Germaine Mapanga

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