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Le 30 juin, jour de l’Indépendance du pays en 1960, le pèlerinage de neuf jours qui a retracé les temps forts de la vie de Patrice Lumumba s'achève en République démocratique du Congo (RDC). Sa dernière relique, une dent, c'est-à-dire tout ce qui reste du corps du héros de l'indépendance, vient d'être inhumée, en présence du président Félix Tshisekedi et de son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, dans le mausolée construit à l'échangeur de Limete sur la route qui conduit à l'aéroport de Kinshasa.
Seul Chef de l'Etat associé à l'hommage national que la RDC a rendu à son héros, Emery Patrice Lumumba, le 30 juin 2022, le Président Denis Sassou N’Guesso, qui après avoir remercié son homologue Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour ce geste de fraternité et de considération , déclare : « Ma présence n'est pas qu'une affaire de Brazzaville-Kinshasa, Lumumba est proclamé ici à juste titre, héros national mais, Lumumba pour nous, qui nous réclamons du panafricanisme, est un héros africain. Ce jour est un jour historique, mémorable et inoubliable, puisqu'après plusieurs décennies, Patrice Lumumba est revenu à la maison (Kinshasa) où il a lutté. Nous sommes de la génération qui a suivi le discours mémorable de Patrice Emery Lumumba depuis Kinshasa, un certain 30 juin 1960, c'était une ébullition en Afrique à travers l'écho. Pour nous, ce n'est pas un jour de malheur, bien au contraire un triomphe pour l'Afrique toute entière ».

Le Président de la RDC, Tshisekedi a déclaré de son côté que le deuil était enfin levé, 61 ans après, par le rétablissement de la vérité historique ouvrant la voie au pardon, à la justice et à la réconciliation avec la Belgique colonisatrice.
Que le Congo se réconcilie avec son histoire, au-delà des appartenances politiques et tribales. C’était le souhait de la famille de Lumumba et des confessions religieuses.
Après la restitution officielle par la Belgique à la RDC de la dent de Patrice Lumumba, le 20 juin, le cercueil du héros national congolais était arrivé deux jours plus tard à Kinshasa, la capitale de la RD Congo, où il a fait un pèlerinage de neuf jours qui a retracé les temps forts de la vie du tout premier ministre congolais. Il a ensuite été transporté à Onalua, dans le Sankuru (centre), sa terre natale; à Kisangani (nord-est), son fief politique ; et enfin, dans le Haut-Katanga (sud-est), lieu de son supplice.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-07-01 10:44:34
Le candidat du Parti Congolais du Travail (PCT, parti au pouvoir) dans la circonscription d’Oyo 1, Denis Christel Sassou N’Guesso, a lancé sa campagne au bord de l’Alima. Déambulations à travers les avenues, bains de foule dans les quartiers, échanges à bâtons rompus ponctués d’encouragements, Oyo vit une ambiance des grands jours. Fidele à ses traditions et sensibles au bien-être des populations, « Mwana Ndeya » a également profité de ces moments pour lancer une campagne de vaccination en faveur des jeunes enfants et des femmes enceintes.

Il a toujours gardé un lien étroit avec ses mandants, en sa qualité de député, avant d’entrer au gouvernement. En lançant sa campagne des législatives dans la circonscription d’Oyo 1 où il se représente, Denis Christel Sassou N’Guesso a pris la mesure, comme s’il en était encore besoin, du capital de confiance placé en lui et de l’espoir qu’il suscite auprès des populations, par delà les étiquettes politiques.

Traçant son chemin fait des valeurs reçues de ses parents, sous-tendues par la crainte de Dieu qui est de toute évidence « le commencement de la sagesse », le candidat Denis Christel Sassou N’Guesso a entamé sa campagne par une messe d’action de grâce, en l’église Notre Dame de l'assomption d'oyo.

Moments de grande ferveur et de foi en Dieu auprès de qui, Denis Christel Sassou N’Guesso a consacré ses activités afin que lui, en prenne le contrôle, en Maitre des temps et des circonstances.

Dans un pays où les sondages électoraux ne sont pas encore de tradition, la mobilisation de militants et autres sympathisants est un indicateur qui témoigne de l’adhésion désintéressée à un candidat.

Le différentiel quantitatif des potentiels électeurs étant un élément d’appréciation sur les chances des candidats de l’emporter.

À Oyo, la communion entre Denis Christel Sassou N’Guesso et la population est manifeste. « Mwana Ndeya », ainsi qu’on l’y nomme affectueusement, a drainé des foules et notamment les jeunes qui heureux de pouvoir enfin voter pour lui, ont scandé tel un défi marquant un contrat de confiance, « yo nani, oboya Christel » autrement dit, « qui es-tu, pour renier Christel ».

Fidele à ses traditions et sensibles au bien-être des populations, Denis Christel Sassou N’Guesso a, en marge des activités politiques, lancé une campagne de vaccination des enfants de zéro à vingt et un mois et des femmes enceintes, contre différentes pathologies néo-natales.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-30 20:44:03
Les travaux du Comité technique consacrés à l’évaluation de la mise en œuvre des projets intégrateurs prioritaires de la CEMAC retenus dans le cadre du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), tenus du 20 au 25 juin 2022 à Brazzaville au Congo montrent un bilan positif, en ce que plusieurs projets structurants sont progressivement mis en exécution.
Il s’agit de 4 projets sur les 11 qui ont démarré ou sont en cours de démarrage, notamment celui relatif à l’interconnexion des réseaux électriques entre le Cameroun et le Tchad, la construction de l’Université Inter-États Congo-Cameroun, l’aménagement de la route Ndendé-Dolisie (Gabon-Congo, en attente de la phase de démarrage) et de la construction/réhabilitation du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’djamena.
Le projet de la construction de la route transnationale Kogo-Akurenam (Guinée Equatoriale-Gabon) vient d’entrer dans la phase de démarrage, avec l’approbation par le Conseil d’administration de la BDEAC, le 21 février 2022, d’un prêt de 88,3 milliards pour le financement de la section Akurenam-Minang.
Pour Antoine Nkodia, président de la cellule technique de suivi du PREF-CEMAC, «Au regard des résultats exposés, je voudrais exprimer notre profonde gratitude à l’endroit des autorités des pays de la Cemac qui ne ménagent aucun effort dans la mise en œuvre effective de ces projets. Nous les exhortons à prendre des dispositions requises afin, d’une part, de fournir les compléments d’informations techniques sollicités et, d’autre part, d’accomplir les formalités et les diligences nécessaires pour l’examen de demande de prêts et de dons par les bailleurs et les Partenaires techniques et financiers».
Les travaux du PREF-CEMAC, ont eu lieu moins de deux après de la table ronde de Paris ayant permis de mobiliser près de 4 milliards d’euros pour son financement. Grâce aux apports des investisseurs et partenaires financiers rencontrés lors de la table ronde de Paris en novembre 2020, un rendez-vous historique, 3,8 milliards d’euros sur les 3,3 milliards espérés, ont été mobilisés.
Cette 5e réunion du Comité technique en charge du suivi de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des 11 projets intégrateurs prioritaires convoquée par Rigobert Roger Andely, président du comité de pilotage du PREF-Cemac, portait sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente réunion du comité technique de suivi, le point de la mobilisation des contributions annoncées lors de la table ronde et sur l’élaboration et l’adoption du rapport et du relevé des conclusions et recommandations à l’attention du COPIL du PREF-CEMAC.
«grâce au suivi constant mené par ce Comité technique, avec l’appui déterminant de la Commission de la Cemac, de la BAD, de la BEAC, de la Banque Mondiale, et particulièrement de la BDEAC, 70 % des projets intégrateurs présentés à Paris en novembre 2020 ont effectivement démarré ou sont en phase de démarrage». «Nous ne sommes plus dans la phase des Avant projets sommaires (APS), des Avant projets détaillés (APD) et des études techniques et financières des projets ou même des montages financiers. Désormais, les équipes nationales de gestion de quatre de ces projets sont en place. Les premiers décaissements ont été faits au profit des États concernés par la Banque mondiale, la BAD et la BDEAC suivant les accords de prêt et de don dûment signés et ratifiés par les parlements nationaux suivant le cas», a précisé le Pr Michel-Cyr Djiena Wembou, secrétaire permanent du PREF-CEMAC.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-30 20:09:36
Le général de police de 1ère classe, André Fils Obami-Itou, a attiré l'attention des Forces de police, lors d’une réunion ce mercredi 29 juin 2022 à Brazzaville, avec les différents commandants des structures de sa corporation, sur leur devoir de réserve en période électorale. Cette tradition républicaine, qu'il n'est aucunement question de remettre en cause, a pour objectif de garantir la neutralité de l'État et des services publics et d'ainsi éviter des prises de position partisanes. Une attitude qui vise à éviter que certains candidats soient perçus comme pouvant bénéficier du soutien de l'État.
En effet, tout comme le militaire et le gendarme, le policier doit observer un devoir de réserve qui lui interdit d'exprimer publiquement, par quelque moyen que ce soit, des opinions susceptibles de porter atteinte aux devoirs de discipline, de disponibilité, de loyauté, de neutralité, d'impartialité et de sacrifice que recouvre l'état militaire auquel il est assujetti.
Le général de police de 1ère classe, André Fils Obami-Itou a aussi insisté sur l'obligation des Forces de police de veiller à la sécurité des personnes et des biens avant, pendant et après le scrutin.
Cette adresse intervient au moment où l'on remarque quelques comportements déviants de certains policiers depuis le début de la campagne électorale.
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montre un adjudant de police, en train d'exhiber la danse Ekongo lors d’un meeting d’un candidat du PCT aux élections législatives.
"S'il est danseur d'Ekongo, c'est au village et pas ici", a martelé le général de police de 1ère classe, André Fils Obami-Itou.
Ce policier vient d'ailleurs d'être interpellé. Il devrait être sanctionné selon les textes en vigueur.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-29 20:16:28
Les employés du secteur pétrolier ont lancé une grève de la faim lundi 27 juin. Parmi les revendications, la revalorisation de leurs salaires, le sujet des agents du secteur pétrolier mis au chômage technique durant la période de crise sanitaire, les syndicats demandent une compensation pour ces derniers.
En cas de non satisfaction de ces exigences, une deuxième phase de la grève sera lancée ce mercredi 29 juin.
Elle concernera la suspension des activités professionnelles dans le secteur. Dans le même temps, la grève de la faim va se poursuivre dans les raffineries, les terminaux pétroliers, les bases onshore et offshore.
Le dernier mouvement de grève dans le secteur remonte à 2018.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-28 22:01:28
Les hommes habitant le secteur de Mfouati souffriraient de plus en plus de stérilité, en témoigne les difficultés qu’ils éprouveraient pour remplir leur mission de procréation. La cause serait la pollution des eaux dont est responsable la société Soremi. Fleuron industriel de cette localité de la Bouenza, cette société qui transforme sur place le minerai de cuivre, est accusée par les riverains de ne pas respecter les règles environnementales.
La Bouenza est le département à la densité la plus élevée du Congo, avec une moyenne de 24,5 habitants au kilomètre carré. Si sur l’ensemble du département, il est noté une explosion de la natalité, le phénomène serait contraire à Mfouati, ou en l’absence de données scientifiques, les populations ont remarqué un phénomène nouveau, celui de la baisse de la natalité qui se vérifie par la rareté des femmes enceinte et des naissances à la maternité.
Le constat sur cette faible natalité serait fait depuis que la société chinoise Soremi installée à Mfouati, a décidé de transformer sur place le minerai de cuivre, avec des grandes quantités de rejets d’eau polluées, sans traitement préalable.
Par relation de causalité, c’est évidement la Soremi qui est rendue responsable de la faible natalité constatée à Mfouati. La Soremi est accusée par les villageois de polluer tous les cours d’eaux de Mfouati, rendant difficile la vie des riverains qui ne peuvent plus pécher ni utiliser l’eau. Et comme il se pose un problème d’eau potable dans la contrée, la tendance à utiliser toujours l’eau de la rivière demeure.
Les produits toxiques déversés dans les cours d’eaux seraient donc à la base de la stérilité et du manque de virilité des hommes de Mfouati qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Des phénomènes semblables sont décriés dans le département de la Sangha où des sociétés d’exploitation minière chinoises orientées vers l’orpaillage, mettent à rude épreuve l’application du code minier et le droit des communautés avec pour conséquences, la détérioration du couvert forestier et des cours d’eau ainsi que l’accaparement des terres des populations autochtones des villages environnants.
L’usage par ces sociétés du mercure pour l’extraction de l’or avec des rejets toxiques dans les cours d’eau font que dans le village de Zoulabouth par exemple, en plus de manquer d’eau potable qu’il faut aller chercher dans la forêt, à de nombreux kilomètres du village, les paysans souffrent des éruptions cutanées dues aux bains pris dans les eaux polluées, sans compter que leurs terres cultivables sont également souillées et aucune mesure ne serait prise pour la survie des habitants et leurs villages.
Des situations qui conduisent parfois des jeunes riverains à du vandalisme sur les engins de chantier des exploitants miniers.
Suite à la promesse faite en 2019, la société Soremi s’est investie à gérer au mieux la question de l’impact environnemental, grâce à la construction d’un bassin de traitement des eaux usées et autres déchets découlant de la production du cuivre. L’aspect lié à la pollution des eaux et de l’espace est toujours d’actualité et les conséquences se feraient ressentir sur la sexualité des hommes de la contrée.
Que le constat des hommes de Mfouati en panne procréative soit faux ou avéré, une étude d’incidence s’impose tout de même pour les pouvoirs publics afin de prendre si besoin, les mesures qui s’imposent. Il est évident que pour nombre de sociétés d’exploitation des mines solides, le respect des normes environnementales pourtant inscrit sur le cahier de charges, est loin d’être une réalité.
Et les conséquences pour les riverains sont à tout le moins dévastatrices. Sans doute, la question sera t-elle inscrite parmi les préoccupations des candidats à la députation à Mfouati.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-27 23:23:55
Pour de nombreux élèves congolais hors classes d’examen, c’est déjà le temps des vacances. Pour les élèves du Lycée d’excellence d’Oyo qui ont regagné leurs familles à travers la république et notamment à Brazzaville, le départ en vacance a été vécu avec soulagement, comme des bagnards en fin de peine. Les parents ayant accueilli leurs enfants en ont eu pour un réel effet de choc, au vue des silhouettes faméliques, au point qu’ils ont tenu une réunion d’urgence ce lundi, pour interpeller les autorités compétentes sur des faits de maltraitances unanimement relevés par les élèves auprès de leurs parents. Ces élèves soumis au mutisme pendant l’année scolaire, au point que les parents méconnaissaient leurs conditions de vie, refusent presque tous de repartir vers l’enfer, pour la prochaine rentrée scolaire.
Le 20 juin 2022, les élèves du Lycée d’excellence d’Oyo ont au terme de l’année scolaire, retrouvé leurs familles respectives, à l’exception de ceux de la troisième, en attente de l’examen sanctionnant la fin des études secondaires du premier cycle.
Mais quelle n’a pas été la surprise des parents massés dans l’enceinte de l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique (INRAP), à Brazzaville dont nombre ont fondu en larme à la vue des silhouettes efflanquées et faméliques majoritairement couvertes de teignes et de gale qui sont sorties des bus affrétés pour la circonstance.
La rumeur d’une maltraitance avérée a tôt fait de gagner la foule et certains parents se sont risqués d’avancer que des faiblesses auraient antérieurement été épinglées dans la prise en charge des enfants, seulement l’année 2022 aura été celle des pires travers et pour tout dire celle de la mort. Le comité de parents d’élèves du Lycée d’excellence d’Oyo à Brazzaville a de suite émis un avis de réunion pour le 26 juin.

À l’occasion de cette assemblée générale tenue le jour convenu, à la commune de Moungali, un constat accablant sur la prise en charge déficiente des enfants a été dressé. Il a ainsi été fait mention des maltraitances en tout genre, laissant croire que l’univers carcéral s’était invité à l’école et pas n’importe laquelle, un lycée d’excellence, ce en dépit d’énormes moyens financiers consentis par l’État.

C’est ainsi qu’il a été rapporté au cours de cette réunion qu’au gré d’un surpresseur défaillant, les enfants consommeraient une eau infecte et insalubre, tirée d’un réservoir souterrain mal tenu. Ils seraient à deux dans un lit d’une place. Certains dormiraient à même le sol et dans tous les cas sans drap ni moustiquaire et sous une nuée de moustiques.
Dans l’établissement, il n’y aurait que cinq toilettes fonctionnelles sur sept, pour plus d’une centaine d’élèves et que ces lieux d’aisance bouchés et hors d’usage auraient favorisé l’émergence d’une épidémie de gale et autres mycoses dont la quasi-totalité des élèves seraient couverts.
La distribution du savon ne s’est pas faite plus de trois fois toute l’année. La cuisine serait médiocre, la ration alimentaire réduite à une portion congrue et les repas peu variés.
En marge de ces conditions de vie déjà biens spartiates, les parents n’ont pas passé sous silence le défaut d’infirmerie qui confèrerait des compétences médicales improvisées au personnel administratif, ouvrant ainsi la porte à l’automédication et mettant de facto la vie des enfants en danger.
Le chapelet des griefs a été si bien égrainé qu’au plan pédagogique, il a été déploré l’absence des ordinateurs, de la connexion internet, d’une bibliothèque adaptée aux programmes d’études.
Cette complainte des parents d’élèves ne serait pas exhaustive, si l’on omettait le profil du personnel enseignant, au dire des mêmes parents plutôt fait de bénévoles et d’autres prestataires non aguerris que des professionnels chevronnés et émérites, triés sur le volet pour soutenir l’excellence et l’éclosion d’une nouvelle l’élite. Car faut-il l’admettre l’excellence ne vient que des meilleurs qui donnent le meilleur d’eux-mêmes, plutôt que des médiocres qui donneraient le meilleur de leur médiocrité. Mais, c’est peu dire des enseignants que du personnel d’encadrement dont l’incurie serait sans commune mesure. Car comment comprendre que le staff de l’école ait pu se donner pour prébende la bourse d’internat, au point de priver les légitimes bénéficiaires du strict minimum, les contraignant à la précarité et conduisant certains enfants à la pratique de l’usure en matière alimentaire, un pain prêté le soir en valant deux le lendemain.
Les crédits pourtant conséquents octroyés par l’Etat se seraient ainsi impunément évanouis entre les mains de certains fonctionnaires, au grand dam de l’ambition du chef de l’Etat, de donner une nouvelle impulsion à la formation, par la promotion de l’excellence.
Le ministre de tutelle alerté par les parents, s’était prestement rendu sur les lieux peu avant les vacances. Il s’y serait évertué à réparer des malheurs qu’il n’a point causés, brisant au passage l’omerta imposée aux élèves par le staff de l’école, attaché à faire peser une chape de plomb sur des enfants dont les plus âgé sont inscrits en classe de seconde. Il en serait sorti avec la preuve que l’équipe de maitrise de ce lycée d’excellence a parfaitement perdu la main et qu’il y avait lieu d’en tirer toutes les conséquences.

Les parents d’élèves se sont par ailleurs étonnés que tous les enfants partis les valises pleines fussent de retour en guenilles, les valises vides. Une pratique qui tendrait à se perpétuer année après année, de quoi se demander où vont donc tous ces vêtements neufs, dont on déplore la perte dès le premier mois ? Le service de buanderie ferait-il preuve de truanderie ?
Au nombre des exigences formulées par les parents figure, au risque d’un retrait pour cause de maltraitance des élèves à la prochaine rentrée scolaire, la demande d’accès sans restriction du bureau des parents d’élèves aux installations du lycée d’excellence d’Oyo, l’amélioration des conditions de séjour et d’apprentissage jugées scandaleuses et à tout point contraires aux bonnes pratiques observées au lycée d’excellence de Dolisie.
Enfin, le bureau des parents d’élèves s’est vu confié la tâche de poursuivre la négociation avec le ministère de tutelle, particulièrement attentif aux sollicitations des parents.
Un nouveau rendez-vous des parents d’élèves a été programmé aux fins d’une constatation des améliorations attendues, de l’organisation d’une fête de fin d’année en l’honneur des élèves et de la projection d’autres actions, le cas échéant.
Pourvu que les enfants qui vivent un traumatisme qui s’est installé en eux, retrouvent à la rentrée prochaine, un établissement qui comblera leurs attentes, celles de leurs parents, des autorités et surtout de la Nations qui investi pour leur avenir et leur devenir.

Ce faisant, le Lycée d’excellence aura retrouvé les chemins de l’excellence à laquelle le Président de la République tient tant, à travers cette formation de l’élite.
Arielle KAMBISSY/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-27 20:37:33
Les hommes politiques congolais n'écrivent pas assez. Et rares sont les auteurs qui leur consacrent des livres. De sorte que le patrimoine politique national, dont ils sont pourtant les dépositaires privilégiés, se trouve presque ignoré du grand public, faute de ressources documentaires, selon Joseph Mampouya qui vient de publier un livre intitulé : « Regard sur Anatole Collinet Makosso », Premier ministre de la République du Congo, paru chez L’Harmattan Congo.
«Regard sur Anatole Collinet Makosso », préfacé par Isidore Mvouba, ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée du Congo, et postfacé par le Pr Grégoire Lefouoba, contribue à décrypter le nouvel homme politique, né après l’indépendance, nommé par le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso au poste de chef du gouvernement par décret numéro 2021-300 du 12 mai 2021.
Pour Joseph Mampouya, philosophe de formation et secrétaire général du Cercle républicain pour l'innovation politique (Cripol), écrire devrait être un devoir des hommes politiques congolais au lieu de se contenter de le dire uniquement. Cela permettrait d’avoir des traces écrites pour voir comment les hommes politiques abordent le développement du Congo, comment ils entendent défendre l’écosystème du Bassin du Congo, le Congo dans la sous-région et à l’international.
Ce livre sur Anatole Collinet Makosso, veut donc corriger ce déficit de façon à ce que, désormais, les acteurs politiques congolais soient mieux connus de tous, au travers de la publication de leurs idées, de leurs programmes, de leurs ambitions, afin que le peuple se les approprie et puisse en faire librement son opinion en connaissance de cause. Car la construction d'une citoyenneté congolaise de qualité est à ce prix. De manière à créer la proximité des hommes politiques avec la population congolaise et d’augmenter leur visibilité dans le giron international.
Joseph Mampouya est l'auteur de plusieurs livres dont "Le tribalisme au Congo" (1981), "L'intellectuel", "La rose et l'oiseau pendu" (1997), "Le vieux Noumaz" (publié dans le cadre du Cripol en 2011).
Germaine MAPANGA / source : Adiac
Créé le 2022-06-26 11:15:33
La communauté internationale célèbre ce dimanche 26 juin 2022 le 35ème anniversaire de l’entrée en vigueur de la convention contre la torture. Malgré le fait que le Congo-Brazzaville a adhéré à cette convention il y a 19 ans, les ONG de défense des droits de l’homme affirment avoir documenté 43 cas de torture entre 2020 et juin 2022 dont neuf se sont soldés par des décès.
Pour les ONG de défense des droits de l’homme au Congo-Brazzaville, la torture est systématique et elles demandent aux autorités congolaises de réviser le code pénal afin d’y insérer la fin de cette pratique en sanctionnant sévèrement les auteurs.
Trésor Nzila, du Centre d’actions pour le développement (CAD), attend plus de fermeté : « À l’endroit des autorités, nous demandons que tous les dossiers, toutes les plaintes en rapport avec la torture, qui sont au niveau des cours et tribunaux, connaissent une suite favorable ».
Le 9 février dernier la justice congolaise a condamné à dix ans de travaux forcés quatre policiers jugés pour « coups et blessures volontaires ayant occasion la mort d’un homme et l’infirmité de sept autres ».
Pour l’OCDH, les peines prononcées n’ont pas été sévères au vu de la gravité des actes commis.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-26 10:29:45
Afin de permettre aux populations congolaises de bénéficier d’un prix du pain accessible, le gouvernement qui s’était résolu récemment de rembourser aux minotiers le montant au-dessus du prix d’achat du blé, a interdit l’exportation et la réexportation des produits alimentaires, selon la circulaire du ministre d’Etat, ministre du Commerce, de l’approvisionnement et de la consommation Alphonse Clause N’Silou datant 22 juin 2022 adressée aux minotiers du Congo.

Créé le 2022-06-26 10:04:01
Le marché Moungali, l’un des plus grands marchés de Brazzaville, situé sur l’avenue de la paix, a été victime d’un violent incendie qui a consumée plusieurs boutiques sans faire de victimes dans la nuit du vendredi au samedi.
Selon des témoins, le feu s’est déclaré à 2 heures du matin, suite à un incendie survenu à la galerie Cissé, au moment où tous les vendeurs étaient chez eux.
Les Sapeurs pompiers, débordés par l’intensité des flammes, se sont mis à l’œuvre, à 3h du matin, pour stopper la propagation de l’incendie qui, par coup de chance, n’a pas touché la station service de la Société Nationale des Pétroles du Congo (Snpc) située à un jet de pierre de la galerie Cissé totalement carbonisée.
Un court-circuit serait à l’origine de ce drame qui a causé plusieurs dégâts matériels.
Les pertes sont énormes. On ne peut pas les chiffrer en ce moment.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-26 09:47:22
Conscients du fait que le sport est un facteur de cohésion sociale, les candidats (PCT) aux élections législatives du 10 juillet prochain à Sibiti, Thierry Moungalla et son suppléant Albert Mpouomouo organisent un grand tournoi de « dzango » composé de huit équipes féminines dans la ville préfecture de la Lékoumou.
«J’ai reçu ce matin la visite des huit équipes de « dzango » qui vont participer au tournoi qui va débuter la semaine prochaine… Moment ludique et festif », a écrit le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla sur son compte Twitter.

Jeu traditionnel pour adolescentes pratiqué depuis belle lurette dans les quartiers et les cours des écoles au Congo Brazzaville, le « dzango » est devenu, ces derniers temps, une discipline sportive à part entière opposant des équipes constituées de femmes.

Ce jeu oppose deux équipes de 11 adolescentes, rangées face à face et séparées par une distance de 2 mètres approximativement.
Pendant les rencontres les joueuses sautillent, claquent les mains et chantent des comptines. Les points sont marqués par une équipe en croisant ou décroisant les jambes selon les dispositions fixées avant le début du jeu. Deux arbitres officient la rencontre.

Sans qu'elles soient soutenues par aucun support, les filles doivent réaliser un jeu de pieds accompagné de chants et de claquements de mains, en s'imposant face aux autres joueuses, selon une chorégraphie au rythme soutenu, et dans une portion de terrain limitée.
Les adolescentes s’adonnent à cœur joie à ce jeu, pendant les récréations à l’école ou lors des heures libres dans leurs quartiers.
Le « dzango » semble être au goût du jour au Congo, étant prisé par différentes franges sociales. Il a, en effet, cessé d’être un simple jeu pour devenir un sport féminin, pratiqué non seulement par les adolescentes mais aussi par des femmes d’un âge plus avancé.
Des équipes religieuses, corporatives ou associatives ont ainsi vu le jour. Le jeu s’est modernisé sous l’impulsion de Guy Noel Mpassi Titov, agent du ministère de la Santé et actuel vice-président de la fédération congolaise de « dzango », qui milite pour son essor depuis 14 ans.
Depuis 2010, la Fédération organise des championnats en la matière. Ce jeu a été retenu, comme sport de démonstration lors des jeux africains de Brazzaville, en 2015.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-26 09:13:06
L’ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ouabari Mariotti veut que les futurs députés prouvent qu’ils seront capables de reformer en profondeur le Congo et non à bailler sur les colonnes de l'Assemblée nationale, en attendant le versement des primes élevées.
«Aux candidats à ces élections, leurs idées pour réformer en profondeur le pays, nous voudrions entendre. Et non, nous saturer l'esprit, déjà affaibli par nos multiples problèmes au quotidien, de leurs photos et de quelques ordinaires anecdotes qu'ils déversent, lors des rencontres avec les électeurs. Des électeurs en quête de vrais Députés, représentants, dignes et honnêtes citoyens qu'ils mandateraient. Non pour les voir bailler sur les colonnes de l'Assemblée nationale, en attendant le versement des primes élevées. Mais, pour légitimer le vote des Congolais par une efficace contribution en projets de loi qu'ils écrieraient et en interpellation constructive des membres du gouvernement, lors des séances à l'Assemblée Nationale », a écrit Ouabari Mariotti sur sa page Facebook.
Selon Ouabari Mariotti, le Congo -Brazzaville a plus que jamais besoin de transformations et de réformes profondes, dans tous les domaines de la vie nationale. Des réformes qui viendraient réparer le pays et engager une politique de transformations ambitieuses, malgré les critiques et les procès d'intention de ceux là mêmes qui caricaturent toute volonté patriotique et républicaine de modernisation du pays, perçue, à tort, comme une intention déstabilisatrice du pouvoir du Président Denis Sassou N’Guesso.
Pour Ouabari Mariotti, aucun secteur du pays ne devrait échapper au courant réformateur qui y gronde. Parce que, devenu politiquement, socialement, économiquement et moralement indispensable.
Au Congo-Brazzaville, la campagne électorale pour les élections législatives et locales prévues le 4 et le 10 juillet prochain a démarré vendredi sur toute l’étendue du territoire national et se poursuivra jusqu'au 8 juillet prochain. Plus de 2 000 candidats briguent les 151 sièges de l'Assemblée nationale de ce pays d'Afrique centrale.
Tous les carrefours de la ville capitale ou presque sont noirs d’affiches. Visiblement, les différents candidats n’ont pas lésiné sur les moyens, notamment ceux du Parti congolais du travail, la formation du président Denis Sassou N’Guesso qui tient à conserver sa majorité à l'Assemblée nationale pour poursuivre la marche vers le développement.
Le double scrutin vise le renouvellement des conseils locaux et des 151 membres de l'Assemblée nationale dont le mandat prendra fin le 14 août prochain.
Le Parti Congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) qui détient la majorité au sein de l'Assemblée nationale sortante, 92 députés sur 151, compte le plus grand nombre de candidats à travers le pays.
L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), unique parti d’opposition disposant d’un groupe parlementaire dans la chambre basse du parlement, prend également part aux scrutins.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-25 19:34:24
Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau et Maurizio Cascioli ont signé, vendredi 24 juin 2022 à Brazzaville, une Convention de crédit permettant la mise à disposition du Congo, d’un appui budgétaire de la France de 67,5 millions d’Euros, soit 44,3 milliards de F CFA, sur la période allant de 2022 à 2024.
Cet appui budgétaire, mis en œuvre par l’Agence française de développement (AFD), vise à soutenir les efforts engagés par le Gouvernement congolais pour le redressement économique et social du pays, à la suite de l’adoption, le 21 janvier 2022, d’un nouveau Programme avec le Fonds monétaire international (FMI), d’un montant total de 455 millions de dollars.
Cet appui sera réalisé en trois versements. Un premier de 30 millions d’Euros, soit 19,6 milliards de F CFA pourra être effectué dès la ratification par le Parlement congolais de cette Convention de crédit. Le deuxième versement, de 20 millions (13,1 milliards de F CFA), et le troisième de 17,5 millions d’Euros (11,4 milliards de F CFA) seront respectivement effectués en 2023 et 2024, sous réserve d’une bonne exécution du Programme avec le FMI.
Cette signature vient confirmer les engagements annoncés par la France, lors du Sommet extraordinaire des chefs d’Etas de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) qui s’est tenu à Yaoundé, le 18 août 2021, et traduit la solidité du partenariat entre le Congo et la France.
Au cours de cette cérémonie, l’ambassadeur de France a rappelé que cette aide budgétaire fera l’objet de suivis régulier, avec une attention portée sur les efforts entrepris par le gouvernement pour atteindre les objectifs du Programme conclu avec le FMI, notamment, en matière de réforme de la gestion des finances publiques et de la dette intérieure. Il a enfin souligné la présence de la France au côté du Congo pour l’accompagner dans sa volonté de renforcer le cadre de gouvernance.
De son côté, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a salué cette contribution financière de la France en accompagnement des réformes déjà engagés par les autorités, qui va permettre de poursuivre les efforts en matière de stabilisation macroéconomique dans le cadre du Programme conclu avec le FMI et d’accompagner les autorités congolaises sur une trajectoire de diversification, de croissance économique et de lutte contre les inégalités, en cohérence avec le Plan national de développement (PND).
Jack de MAÏSSA / Source : Service de presse du Ministère des Finances
Créé le 2022-06-25 18:28:34
Démonstration de force pour le candidat du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir). Le trubin Thierry Moungalla, a lancé sa campagne vendredi, par une caravane à l’entrée de la ville, à Sibiti jusqu’à son quartier général, après avoir sillonné toutes les grandes artères de la ville préfecture de la Lékoumou.

Mobiliser la base pour gagner ? C’est la stratégie de Thierry Moungalla. Il a un réel talent pour lancer dans la bataille son armée de volontaires enthousiastes pour frapper à toutes les portes en l’espace d’une seule journée. Impressionnant !

Sur les motos, à pieds et dans les voitures, un tour de ville a été effectué, et dans tous les quartiers de Sibiti, pour propager la bonne nouvelle : «Ensemble, poursuivons la marche. Tous derrière Thierry Moungalla le 10 juillet prochain pour donner la majorité au Président Denis Sassou N’Guesso».

Motiver les électeurs à voter est nécessaire. Le ministre congolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, compte énormément sur les jeunes, qui se font généralement tirer l’oreille pour aller voter.

Par ces temps difficiles liés à la crise sanitaire et économique, il n’y a pas de place ni pour l’amateurisme, ni pour l’apprentissage, ni pour la revanche. Thierry Moungalla est le candidat qu’il faut, avec son éloquence puissante et directe, pour mieux représenter Sibiti à l’Assemblée nationale et défendre, avec force, les intérêts des populations de la capitale départementale de la Lékoumou.

La campagne électorale pour le premier tour des législatives qui est officiellement lancée vendredi va durer deux semaines.

Ministre depuis une décennie, porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla, avocat de formation, né à Paris le 15 avril 1965 « à 16 h 10 », comme il aime le préciser, se distingue par son verbe incisif.
Après un échec en 2002, il est élu pour la première fois député (indépendant) à M’filou, dans le 7ème arrondissement de Brazzaville, en 2007.
Cinq ans plus tard, Thierry Moungalla, très proche du Président de la République, Denis Sassou N'Guesso, se présente avec succès à Sibiti, dans le Lékoumou, le département d’origine de son père.
Mais, en 2017, « pour des raisons impérieuses d’intérêt politique », il ne se représente pas, laissant la voie libre au Premier ministre Clément Mouamba, décédé à l’âge de 77 ans, à l’hôpital Saint Joseph à Paris en France des suites de maladie.
Entre Thierry Moungalla et la ville de Sibiti, c’est une question du fil et de l’aiguille, les deux sont toujours ensemble.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-25 14:31:44
Le ministre congolais de la Coopération Internationale et de la Promotion du Partenariat Public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso a visité vendredi, le site aménagé pour recevoir la Zone Economique Spéciale (ZES) de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, en présence des membres de son cabinet ainsi que des représentants de la société Arise IIP.
«Cette visite s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions retenues dans le mémorandum d'entente entre Arise IIP et le gouvernement congolais, en vue de la construction de deux ports minéraliers dans notre pays dont un à Pointe-Noire et un autre à Ouesso », a déclaré Denis Christel Sassou N’Guesso.

«Dans un futur proche débuteront les études nécessaires à la concrétisation de ces deux projets qui vont être financés sous forme de partenariat public-privé avec l'appui de notre partenaire Arise, engagée à contribuer au développement du Congo », a-t-il ajouté.

Le site comporte une zone dédiée à la construction du port minéralier, aux activités logistiques et portuaires. La zone industrielle abritera des usines de pétrochimie, de textiles, de boissons, des industries agro-alimentaires, de fabrication d’engrais et des produits manufacturés.
Ce projet cher au gouvernement congolais devrait apporter une nouvelle impulsion à l’économie du pays qui demeure jusque-là tributaire des ressources générées par le secteur pétrolier.
L’on estime à 2000 et 2500 le nombre d’emplois attendus pour ce projet de grande envergure.
Au regard de sa situation géographique stratégique en Afrique centrale et de son réseau de transport multimodal, le Congo jouerait un rôle économique important dans la région à travers la Zone Economique Spéciale de Pointe-Noire.
Ce projet ne profitera non seulement aux six États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) mais aussi aux pays comme le Rwanda, le Burundi, la Zambie, l’Angola, la Tanzanie et la République démocratique du Congo (RDC).
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-25 13:36:20
Émilienne Raoul, géographe, enseignant-chercheur retraitée de l'Université Marien NGouabi, ancienne ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la solidarité au Congo Brazzaville et Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), a reçu, au nom du Président de la République française, Emmanuel Macron, les insignes d’officier de la Légion d’honneur par l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau.
Cette distinction vient saluer la contribution de son inlassable combat en faveur de la Paix et de l’Unité, et pour son engagement au service des autres.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-25 10:19:37
La campagne électorale comptant pour les élections législatives et locales du 10 juillet prochain au Congo-Brazzaville a effectivement démarré ce vendredi 24 juin. Premiers meetings et premières affiches, pour un début, on note une sortie en force des candidats du PCT et de la majorité présidentielle à Brazzaville et à l’intérieur du pays, le démarrage est plutôt timide du côté des candidats des partis de l’opposition.
Le PCT grand favori de ce scrutin a lancé sa campagne à travers un meeting organisé au rond-point Mikalou, dans le 6e arrondissement de Brazzaville, Talangaï.
Un accueil chaleureux et populaire a été réservé aux candidats qui gardent toutefois leur posture d’humilité en reconnaissant que tout n’a pas été fait et qu’il reste encore des pas à franchir. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sollicitent à nouveau leurs voix.

La rencontre a permis à la tête de liste du PCT-Talangaï, Claudia Ikia Sassou N’Guesso, de présenter les douze autres candidats aux prochaines élections locales. Elle a également présenté aux potentiels électeurs son suppléant à la députation dans la 5e circonscription électorale de Talangaï, Isidore Lenga.

S’exprimant le premier à cette occasion, le président du comité PCT-Talangaï, Daniel Guebila, également candidat aux locales, a appelé la population à aller voter massivement les candidats du parti socle de la majorité présidentielle aux législatives et locales.
De son côté, la tête de liste du PCT à Talangaï, Claudia Ikia Sassou N’Guesso, a demandé aussi à la population de voter les candidats du parti au pouvoir.
Elle a promis de se rendre dans les prochains jours dans les différents quartiers de cet arrondissement afin de prendre à bras le corps les soucis concernant l’adduction d’eau et l’électrification.
«Au niveau de notre parti, on dit que "Tout pour le peuple, rien que pour le peuple". Si nous sommes-là, c’est d’abord pour ce peuple-là. Donc, nous devons être attentifs à ce peuple, nous allons travailler et je suis confiante », a déclaré Claudia Ikia Sassou N’Guesso.
À partir de ces intentions de vote, les projections en siège accordent la majorité absolue à la majorité présidentielle.
L’UPADS deviendrait la deuxième formation à l’Assemblée nationale.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-24 23:19:27
Le Président français, Emmanuel Macron, dans un message de solidarité et d’amitié adressé à son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, a souligné la nécessité de consolider les relations entre Paris et Brazzaville et les porter à de nouveaux sommets alors que la situation internationale connaît des changements profonds et complexes.
C’est l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau, qui a transmis, le 22 juin 2022 à Brazzaville, au ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba, le message d’amitié.
«Je suis venu aujourd’hui apporter au directeur de cabinet la réponse de remerciements que le président Emmanuel Macron adresse au président congolais, Son excellence Denis Sassou N’Guesso, pour le remercier de ses félicitations. Donc, c’est un message de remerciements, d’amitié et d’encouragement à consolider la relation », a déclaré le diplomate français en poste à Brazzaville.
François Barateau a annoncé de bonnes perspectives dans les relations entre les deux pays.
« Nous allons, par exemple, signer dans les prochains jours avec le ministère de la Justice un document pour promouvoir les capacités de la chaîne pénale au Congo. Il y a des éléments nouveaux que nous allons essayer de mener ensemble », a promis l’ambassadeur de France en République du Congo.
Emmanuel Macron a été réélu le 24 avril dernier Président de la République française, face à son adversaire Marine Le Pen, lors du second tour de la présidentielle. Le Président congolais, Denis Sassou N’Guesso lui a adressé le lendemain un message de félicitations pour sa brillante réélection à la magistrature suprême.
Partenaire historique de la France, le Congo-Brazzaville reste une terre d'accueil des investissements français.
La France et le Congo ont toujours tenus à conserver une relation cordiale et respectueuse.
Ainsi, le Congo considère la France comme une « amie ». De son côté, la France considère le Congo comme un allié crucial en raison de sa croissance économique et des possibilités qu’il offre aux entreprises françaises dans tous les secteurs clés de l’économie nationale.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-24 08:49:15
Il leur reste deux semaines pour convaincre. Les candidats aux élections législatives du 10 juillet 2022 entrent dans la dernière ligne droite avec l’ouverture de la campagne officielle, ce vendredi 24 juin. Cette date déclenche la mise en place, dans chaque commune, des panneaux d’affichage et l’accès à la campagne audiovisuelle officielle. Plusieurs partis politiques de la majorité et de l’opposition vont ainsi bénéficier des émissions du service public.
Ce délai est jugé suffisant pour que les candidats puissent mener campagne. Deux semaines pour parcourir à nouveau la circonscription. Les candidats et leurs soutiens entrent dans le sprint final pour convaincre.
Ils sont près de 2 000 candidats dont le dossier a été validé par la Direction générale des affaires électorales (DGAE) à disputer les 151 sièges de l’Assemblée nationale. Ils ont quatorze jours avant le week-end du premier tour des scrutins pour tenter de convaincre les électeurs de les choisir comme député.
Dans certaines circonscriptions l’on s’attend à de grands duels entre des candidats du pouvoir, d’une partie de l’opposition qui a choisi de participer et même des indépendants.
Si le travail auprès des électeurs sur le terrain a, pour certains candidats, commencé depuis plusieurs jours, l’ouverture de la campagne officielle permet à la fois le déclenchement de l’affichage électoral et l’ouverture du temps de parole audiovisuel pour les formations politiques.
Dans le même temps, le Conseil supérieur de liberté de communication (CSLC) accorde à chaque formation politique un créneau de télévision et de radio de quelques minutes avant le premier tour de scrutin.
Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Créé le 2022-06-23 19:07:01