Le roi de chanson francophone rattrapé par la justice. Gims a été arrêté mercredi 25 mars à sa descente d’avion et placé en garde à vue. Il serait impliqué dans une affaire de blanchiment en bande organisée.
Gims, Gandhi Djuna de son vrai nom, a été arrêté par le service national des douanes judiciaires à la sortie de l’avion, à son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il a été placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment en bande organisée.
L’artiste congolais de 39 ans est entendu dans le cadre d’une commission rogatoire de juges d’instruction, suivie par le Parquet national anticriminalité organisée Pnaco.
Le nom de Gims revient dans une enquête menée par les autorités françaises, impliquant une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays, pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine.
Cinq ex-trafiquants de drogue franciliens reconvertis dans la criminalité financière, auraient déjà été mis en cause dans ce dossier.
Les enquêtes s’intéressent à un vaste projet immobilier de luxe promu par Gims à Marrakech au Maroc, l’une des villes où il réside.

Baptisé Sunset Village Private Residences, ce projet en cours de 118 villas de grand luxe, avec terrains de sport, spa et autres sauna autour d’un lagon de 3 000 mètres carrés, avait été lancé en grande pompe en 2025 en présence de Gims. Ce projet devait permettre au rappeur de se faire un nom dans l’immobilier de luxe.
Côté artistique, rien ne semblait jusqu’ici pouvoir enrayer le succès, Gims caracole depuis une dizaine d’années en tête des classements. Artiste apprécié du plus grand nombre, il a été sacré meilleur artiste masculin aux 40e Victoires de la musique en 2025.

Gims est engagé dans une longue tournée qui doit le conduire au Stade-Vélodrome, à Marseille, le 19 juin 2027. Entre-temps, il doit honorer de nombreuses dates, avant une tournée de tous les plus grands festivals français, des Francofolies.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville