Le Comité national économique et financier (Cnef) a tenu, à Brazzaville, sa première réunion annuelle, présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka. En présence des ministres de l’Economie, du Plan et de l’intégration régionale, Ludovic Ngatsé et des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.
Au cours de cette année 2026, l’économie du Congo va se consolider, par rapport àl'année dernière, en 2025. Avec une croissance qu’on peut projeter à 5,3%. Cette perspective macroéconomique jugée bonne a été relevée par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), lors de sa première réunion annuelle du Comité national économique et financier (Cnef).
Cette réunion a été une occasion propice et a permis de faire le point de la situation macroéconomique au niveau national. De cette première réunion, il ressort que l’économie congolaise va encore se consolider au cours de cette année 2026, avec un taux de croissance estimé à 5,3%, soutenu par le rebond de la production pétrolière, le développement du gaz naturel liquéfié et la poursuite des réformes économiques.

Le Comité national économique et financier a par ailleurs noté la maîtrise de l’inflation à 2,7%, en dessous du seuil de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) fixé à 3%.
En examinant les modes de financement de l'économie congolaise, le Cnef a relevé et apprécié avec satisfaction, une hausse des crédits bancaires, soutenue par une nette amélioration de la qualité du portefeuille national.
Selon le ministre Christian Yoka, « cette avancée macroéconomique est tributaire de l’augmentation des crédits accordés au secteur privé, dont l'encours atteint 1.300,7 milliards F.CFA, en progression de 23%. Le Cnef a également épinglé un repli à 13,5% des créances en souffrance, contre 16,5% en 2024 ; et un taux de couverture des créances en souffrance par les provisions, en hausse de 65,1%, obtenu grâce à l'assainissement du secteur bancaire ».
Par contre, à propos du financement par le Marché des valeurs du trésor de la CEMAC, le Cnef a noté une amélioration significative du taux de couverture des besoins exprimés par le Trésor public congolais est passée de 46,3% en 2024, à 49,4% en 2025.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville