Publié en 2025, le roman ’’Paulin le mal-aimé’’ de l’auteur Guy Arsène Gakosso, paru aux Editions Hemar à Brazzaville en août 2025. La cérémonie de présentation officielle et de dédicace s’est déroulé le 28 février dernier à l’hôtel de ville.
Comme toute œuvre romanesque, donc de fiction, le livre de Guy Arsène Gakosso, intitulé ’’Paulin le mal-aimé’’, à sa 4e page de couverture signale que, « c’est l’histoire de Paulin, un jeune homme qui traverse une série d’épreuves personnelles et familiales dans sa quête de reconnaissance et de succès.

Bien qu’il soit rejeté et incompris par ses pairs et parfois même par sa propre famille, il persévère dans sa volonté de se construire un avenir.
A travers ses luttes et ses sacrifices, Paulin se confronte à des défis qui vont bien au-delà des simples difficultés sociales, questionnant ainsi des valeurs comme l’amour, la loyauté et l’identité.
Ce texte met en lumière l’isolement d’un individu dans un monde qui semble lui être hostile, mais aussi sa résilience face à l’adversité.
Le parcours de Paulin reste marqué par des moments de doute, mais aussi par des révélations intérieures qui lui permettent de se réinventer et de dépasser l’image négative que la société et ses proches lui ont attribuée ».
’’Paulin le mal-aimé’’ est un roman de 135 pages et sa particularité littéraire est qu’il ne contient pas de table des matières. L’ensemble du livre est caractérisé par une première partie et l’unique intitulé Hommage à mon père, qui lui-même est subdivisée en XII. parties disproportionnées.
C’est ainsi que ledit roman est structuré en différentes parties : I. compte 6 pages ; II. : 6 pages ; partie III. : 5 pages ; partie IV. : 4 pages ; partie V. : 17 pages ; partie VI. : 6 pages ; partie VII. : 9 pages ; partie VIII. : 11 pages ; partie VIII. est une erreur de numérotation des chiffres romains est plutôt la partie IX. compte : 8 pages ; partie X. : 10 pages ; partie XI. : 6 pages ; partie XII. : 29 pages.
Dans la préface du roman, la Professeure Scholastique Dianzinga explique que : « Paulin le mal-aimé, est un récit qui nous invite à pénétrer l’univers complexe d’un homme en quête de sens, depuis sa jeunesse, et constamment confronté à l’incompréhension, la laideur morale et l’isolement.

L’auteur décrit le parcours de Paulin en mettant l’accent sur l’amour, le rejet, la solitude mais aussi sur la résilience face à l’adversité. Paulin, né dans une ambiance de joie au village Pounamoué, s’épanouit à Brazzaville où il poursuit ses études qu’il interrompt, en entamant sa vie professionnelle après un stage au Tchad et se détermine à fonder une famille. Les réussites comme les épreuves traduisent l’agencement des valeurs traditionnelles et modernes, au village, en ville comme en milieu professionnel. La fin de la vie de Paulin est un moment tragique qui suscite tant de questions.
Ce roman n’est pas simplement une histoire de la souffrance, il nous entraîne dans une réflexion profonde sur les stigmates sociaux, l’échec, la solidarité et la recherche de soi dans un monde qui ne nous accorde pas toujours la place que l’on mérite.
Paulin, portant sur les épaules la malédiction de l’incompréhension, s’efforce d’échapper à l’étiquette qu’on lui a collée au corps, en faisant face à des défis bien plus complexe que ceux imposés. Dans ses luttes intérieures, il trouve la force de se redéfinir et de réécrire son destin, sa trajectoire, marquée par de multiples épreuves, des moments de désillusion. Ainsi il devient un parfait témoignage de la force humaine et de l’espoir dont les fondements sont l’amour pour sa femme, le bonheur de ses enfants, le bien-être des proches.
Dans un style évocateur remarquable, avec des mots précis, l’auteur livre un récit captivant, permettant au lecteur de se plonger dans les méandres, les émotions et les doutes qui ont émaillé la vie de Paulin.
A cette pérégrination mémorielle, puisqu’à l’origine ce sont des faits vécus, il rappelle qu’il n’est pas trop tard pour se réinventer, pour se relever, même lorsque tout semble s’effondrer.
« Je suis persuadée qu’en découvrant le contenu de ’’Paulin le mal-aimé’’, le lecteur regardera désormais la famille, la société, au-delà des apparences et s’avisera que chaque personne porte en elle une histoire souvent méconnue, une souffrance parfois invisible. C’est une invite à la tolérance, à la solidarité et au vivre ensemble qui doivent éclairer le chemin de chacun », a-t-elle analysé.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville