À Oyo, dans le département de la Cuvette (nord), l’avenue du Marché central devrait être une vitrine, un symbole de dynamisme et de fierté urbaine. Pourtant, certains comportements viennent ternir cette image. Le déversement anarchique des déchets ménagers et des bouteilles dans les caniveaux transforme peu à peu cet espace stratégique en un point noir, indigne du potentiel de la ville.
Ces actes d’incivisme ne sont pas anodins. Ils obstruent les caniveaux, favorisent les inondations, propagent les mauvaises odeurs et exposent les populations à des risques sanitaires.

Mais au-delà de ces conséquences visibles, c’est l’image même d’Oyo qui est atteinte.

Une ville propre attire, inspire et rassure. Une ville négligée repousse et inquiète.
Face à cette réalité, il est urgent de rappeler que la propreté est l’affaire de tous.

Les autorités locales peuvent multiplier les actions de sensibilisation et renforcer les dispositifs de collecte, mais sans l’engagement citoyen, aucun changement durable n’est possible.

Chaque habitant, chaque commerçant, chaque usager de cette avenue a un rôle à jouer.

Oyo a les atouts pour rayonner : une position stratégique, une population dynamique et un fort potentiel de développement. Préserver la propreté de ses artères principales, notamment l’avenue du Marché central, est un premier pas vers une ville plus attractive et respectée.


Il est temps de dire non à l’incivisme et oui à la responsabilité collective. Car une ville propre, c’est une fierté partagée et un héritage pour les générations futures.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville