À Brazzaville, le quartier Massengo-Ibalicko a vécu un réveil digne d’un film à suspense sans bande-annonce. Dans la nuit du 22 avril, deux postes transformateurs de la société Énergie Électrique du Congo (E²C) ont été vandalisés, plongeant plusieurs ménages dans le noir total. Même les ampoules, pourtant pleines de bonne volonté, ont dû déclarer forfait.
Le poste HTA/BT Kenguepoko, fidèle serviteur de l’électricité locale, n’a pas échappé à cette attaque nocturne. Résultat : du quartier Ibalicko-village jusqu’aux Trois poteaux, le courant a pris un congé sans prévenir ni déposer de demande officielle.
Les réfrigérateurs ont retenu leur souffle, les télévisions ont observé une grève silencieuse, et les téléphones ont commencé à regarder leur batterie comme un trésor en voie de disparition.
Cet incident, aussi regrettable soit-il, met en lumière (sans jeu de mots ou presque) la résilience des populations et l’importance capitale des infrastructures énergétiques. Car oui, derrière chaque ampoule qui s’allume, il y a tout un système qui travaille dur, souvent dans l’ombre — jusqu’à ce que quelqu’un décide, malheureusement, d’y mettre son grain de sable.
Heureusement, les équipes de l’E²C sont attendues comme des super-héros de la prise électrique, prêtes à rétablir l’ordre et à remettre le courant sur les rails.
Une chose est sûre : à Massengo-Ibalicko, la lumière n’a pas dit son dernier mot et elle compte bien faire son grand retour, plus brillante que jamais.
En attendant, un message circule dans le quartier : « Chers vandales, si vous cherchiez la lumière ce n’était peut-être pas la bonne méthode ! »
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR