À Brazzaville, dans le quartier Diata, la rue Makabana a visiblement décidé de transformer la promenade quotidienne en épreuve sportive non officielle. Ici, les fils électriques ont choisi la liberté : ils serpentent au sol comme s’ils avaient eux aussi pris congé de toute logique technique.

Enfants qui jouent, riverains qui circulent, et même les noctambules un peu trop joyeux, tout le monde partage désormais un même terrain de jeu improvisé.
Le problème ? Le jeu peut vite devenir dangereux, surtout quand l’éclairage public lui-même fait grève de la visibilité.

Dans ce décor digne d’un parcours “électricité aventure”, la société E2C est désormais attendue comme le coach de remise en ordre.
Les habitants de Diata espèrent un retour à la normale, des fils suspendus là où ils doivent être, et une rue qui redevient une rue, pas une installation artistique à ciel ouvert.

En attendant l’intervention, les habitants de la rue Makabana ont développé une nouvelle compétence : marcher avec prudence, regarder en bas, et éviter les “surprises électrisantes”.
Une forme de vigilance citoyenne version Diata.

Une chose est sûre : ici, même les câbles semblent réclamer une mise à jour urgente du système.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville