Le Président de la République a nommé, le 24 avril dernier le général Jean Olessongo Ondaye au poste de ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. Lors de la passation et sa prise du service le 5 mai 2026 avec son prédécesseur, le nouvel occupant dudit Ministère a étalé sa vision et ses préoccupations à la tête d’un département aussi stratégique que sensible. Parmi les grands défis à relever figure, le brulant dossier des passeports.

A travers un mot solennel à la prise de service à son nouveau Ministère, Jean Olessongo Ondaye a focalisé son attention sur certains comportements déviants des agents et collaborateurs. Allergique, l’homme entend ressusciter les valeurs républicaines et morale dans les structures étatiques et assurer le bon ordre de façon conséquente et rigoureuse.
Dans la gestion de la paix, le ministre-général réitéré sa volonté de toujours maintenir le climat de paix qui règne dans le pays. « 𝑁𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠, 𝑙𝑒 𝐶𝑜𝑛𝑔𝑜, 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑢𝑛 ℎ𝑎𝑣𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑖𝑥 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒́𝑔𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙 𝑓𝑟𝑎𝑔𝑖𝑙𝑒, malgré qu’il soit exposé 𝑎̀ 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑣𝑖𝑜𝑙𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢𝑥 𝑢𝑟𝑏𝑎𝑖𝑛 𝑒𝑡 𝑟𝑢𝑟𝑎𝑙, un grand banditisme qu’il faut éradiquer coûte que coûte.
Concernant les tracasseries auxquelles sont soumis les citoyens congolais pour l’acquisition d’un passeport, le ministre Olessongo Ondaye a plutôt rassuré les Congolaises et les Congolais, que, désormais, l’acquisition de ce document sera plus que facilité et les condition d’obtention, allégée. « 𝐼𝐼 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑒́𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑝𝑜𝑟𝑡 𝑐𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑑'𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑐̧𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑢𝑛 𝑑𝑜𝑐𝑢𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑥𝑒 ».


Il sied de signaler que depuis que le Chef de l’Etat avait pris un décret fixant le prix du passeport à cinquante mille (50.000) francs CFA, il s’est installé une sorte de réseau parallèle, frisant la mafia, qui rend très difficile l’acquisition dudit passeport. Ce qui engendre la grande corruption, qui cause une hausse vertigineuse du prix de celui-ci. Le prix d’un passeport variant entre 100.000, 150.000, voire 300.000 F.CFA.
En effet, un passeport est simplement un document de circulation délivré par le gouvernement d'un Etat à ses citoyens, pièce d'identité permettant à son porteur de voyager à l'étranger. Toute personne sollicitant l'entrée dans un pays tiers, un pays autre que le sien, comme touriste, étudiant ou travailleur ou autre, doit remplir certaines formalités et solliciter une autorisation. Pour franchir une frontière, le passeport est généralement requis, pouvant être couplé à un visa.
Le passeport contient donc des informations permettant l'identification de la personne telles que les noms et prénoms, le sexe, la date et le lieu de naissance, la photographie d’identité, la signature du titulaire et souvent des caractéristiques physiques comme la taille et la couleur des yeux.

Ainsi, le ministre-général, avec sa rigueur et discipline militaire dont il fait montre, promet la résolution de ce qu’on peut appeler ’’la crise de passeport’’ puis a, attiré l’attention et mis en garde « 𝑐ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑔𝑒𝑛𝑡, 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡, qui 𝑑𝑒𝑣𝑟𝑎 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑣𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑖𝑡𝑒́ 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑖𝑛𝑐𝑖𝑝𝑒𝑠 𝑒́𝑡𝑎𝑏𝑙𝑖𝑠 ».
Il compte alors restaurer l’autorité de l’Etat et une tolérance zéro face à la fraude et à la corruption au sein de son administration, ayant une réputation négative et déshonorante.
Le chantier des passeports et documents administratifs constitue une priorité immédiate. Trop longtemps fragilisé par des lenteurs et des irrégularités, ce secteur doit être assaini en profondeur. La modernisation des procédures, la digitalisation et le contrôle strict des chaînes de traitement doivent permettre de mettre fin aux pratiques frauduleuses qui pénalisent les pauvres citoyens et ternissent l’image de l’administration.
A travers ces chantiers structurants, Jean Olessongo Ondaye se veut d’être comme un acteur clé d’une rénovation institutionnelle. Son action sera jugée sur un principe simple mais ferme : restaurer l’autorité de l’État, protéger les citoyens et mettre définitivement fin aux pratiques frauduleuses qui fragilisent l’administration publique.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville