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Incroyable mais vrai ! La crise politique couve en République démocratique du Congo (RDC) où des députés en sont venus aux mains lundi à l'Assemblée nationale avant le vote de la destitution d'un proche du chef de l'Etat Félix Tshisekedi de son poste de premier vice-président de la chambre basse. La présidente de l'Assemblée, Jeanine Mabunda qui a mis en cause les élus de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du président de la République Félix Tshisekedi, minoritaire au Parlement, a suspendu la séance en début de soirée en voyant une bonne vingtaine de députés qui s'empoignaient violemment au pied de son perchoir.
Créé le 2020-05-26 11:32:37
Au Congo, la reprise des cours à partir du 1er juin prochain pour permettre de compléter le volume horaire requis, selon la norme pédagogique d'une année scolaire régulière, avant que les élèves ne fassent les examens, nécessite la mise en place des consignes sanitaires. Nettoyage, désinfection, distanciation, parcours... l’Association Solidarité Universelle Monde « ASU Monde » à travers son antenne FSU Monde Congo a procédé, avec le soutien de ses partenaires privilégiés (ONG Butterfly, Graphics Design, la clinique Pasteur de Moungali, et la Mairie de Djiri), à la désinfection en profondeur du complexe scolaire Emonaya à Kombo dans le 9ème arrondissement de Brazzaville, afin d'enrayer la propagation du Covid-19 et de préparer minutieusement les locaux pour assurer la sécurité des enseignants et des enseignés.
Créé le 2020-05-26 11:05:06
Le nom de Maniémo est utilisé par nostalgie pour désigner cette zone géographique qu'on appelle aussi, et le plus souvent, Malolo 2 ou la Sofico-Malolo. Pour la petite histoire de cette partie du territoire congolais, Malolo se traduit en langue française par « les papayes ». Et l'origine de cette appellation vient de la forêt-galerie qui sépare la plaine de Malolo 2 de celle de Malolo1. À noter que Malolo 1 est également appelé Malolo-Carrefour. C'est le village qui est situé à 48 km de Dolisie sur la RN3 ou Route du Gabon, reliant le sud du Congo-Brazzaville au sud du Gabon.
Créé le 2020-05-25 18:07:01
De nombreux africains se sentent désabusés avec la polémique née de la ‘’dangerosité de l’utilisation de la chloroquine’’, ainsi que de son dérivé, l’hydroxychloroquine. Le sentiment est presque à la révolte, surtout pour ceux d’un grand âge, eux qui en ont presque été gavés à tout va, tant de façon préventive que curative, au long des ans, à travers la nivaquine. L’action durait depuis des siècles.
Sous toutes ses présentations, la chloroquine est entrée dans les mœurs des africains, bien avant et au lendemain des indépendances avec des « campagnes de nivaquinisation » menées sous l’égide de l’OMS dans les villes et villages et de l’UNICEF, dans les écoles.
Au Congo, le processus de nivaquinisation a eu cours jusqu’au début des années 80, avant que les promotions de la moustiquaire puis de la moustiquaire imprégnée d’insecticide ne prennent le relais et ne mettent sous éteignoir la chloroquine, remplacée par d’autres molécules, non pour sa dangerosité aujourd’hui évoquée, mais pour la résistance du plasmodium, microbe du paludisme, à cette molécule devenue sans effets curatif ou préventif.
Même si le champ de nos connaissances s’élargit sans cesse, et que des faits anciens s’éclairent parfois de lumières nouvelles qui en modifient l’aspect, les africains doivent-ils dorénavant admettre qu’ils ont été volontairement empoisonnés au long des ans, par ceux qui fabriquaient le médicament et disposaient des laboratoires de contrôles, pendant qu’eux étaient des passifs consommateurs, faisant confiance à l’européen dont la mission dite civilisatrice, se doublait de la mission humanitaire ? Autrement, pourquoi la chloroquine administrée presque sans contre-indication aux africains, - sauf pour les femmes en grossesse de moins de 12 semaines - pourquoi donc cette chloroquine serait-elle dangereuse pour les occidentaux, au point d’ouvrir quasiment une guerre de tranchés entre les différents chercheurs, appuyés par les laboratoires associés.
À propos de cette molécule, il est désormais évoqué que la chloroquine, comme l’hydroxychloroquine, n’ont jamais été prise à la légère par les médecins et les chercheurs. Le composé fait l’objet d’une forte pharmacovigilance. Il est connu pour ses effets secondaires dangereux, à différentes échelles de gravité. On relève de l’hypoglycémie chez les personnes diabétiques et des problèmes sanguins comme de l’anémie. L’administration du composé peut aussi aggraver les risques d’épilepsie et de problèmes neurologiques, ainsi que provoquer une dégénérescence visuelle.
D’autre part, les effets d’arythmie cardiaque provoqués par la prise de chloroquine ne seraient-ils découverts que de nos jours, avec le Covid-19 ?
À moins que les enjeux financiers ne soient au dessus de la santé des malades, comment donc justifier qu’en dépit de sa dangerosité reconnue, la chloroquine fut alors systématiquement administrée aux africains, au point même d’en vulgariser la vente, jusque dans les boutiques de quartiers, avant que n’intervienne la réglementation sur la vente des médicaments.
La recherche d’un médicament contre le covid-19 a montré à la face du monde, que même quand ils luttent tous pour la même cause, les scientifiques ne parlent toujours pas le même langage. Une évidence s’est au moins dégagée en filigrane : chacun prêche pour sa chapelle, celle de la provenance de l’argent des crédits de recherche, représentée par les laboratoires pharmaceutiques.
Alors, bien naïf, celui qui croit qu’entre l’argent et les raisons sanitaires, le choix est fait en toute innocence.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-05-23 21:42:51
C’est dans la joie et la gaieté que les femmes ou mères de familles de cette petite bourgade située à un jet de pierre de la ville de Mayoko dans le Niari (sud), se donnent rendez-vous tous les jours à la rivière Lehala. Pour elles, pêcher les « Bawetchi », un poisson d’eau douce très prisé dans la contrée, est devenu un art, une passion, au point où elles mènent cette activité tous les jours et parfois jusqu'au soir. Elles fournissent en alimentation de la population depuis la nuit des temps. Cette recherche du poisson a fasciné. Aujourd’hui, les femmes dépensent toutes leurs énergies pour assurer la survie du groupe familial.
Créé le 2020-05-23 21:28:08
Pas de guerre sans soldats. Dans la lutte de longue haleine engagée contre le Covid-19 au Gabon, une armée en blouse blanche livre bataille, jour après jour, face à un ennemi toujours insaisissable. Un combat exigeant, incertain, souvent épuisant, qui suppose risques et sacrifices. Parmi les professionnels propulsés en première ligne, le personnel du Samu social gabonais dirigé avec la plus extrême maestria par le Dr Wenceslas Yaba. Ce que l’on vit jour après jour est hallucinant, presque irréel. Le flux continue d’augmenter, ça n’arrête pas. Heureusement, il n’y a pas de carence en effectifs, en médicaments et en masques protecteurs. Du personnel compétent et disponible sur l’ensemble du pays.
Créé le 2020-05-22 22:35:08
Sam Talanis a décidé d’offrir, le 28 mai prochain, une jolie surprise à ses fans en dévoilant un clip inédit pour son morceau «Congo boléros » alors que les férus de la musique congolaise et africaine se souviennent encore de son prix de meilleur artiste congolais de la Diaspora 2019.
Créé le 2020-05-22 21:26:11
Le ministre Charles Nganfouomo a procédé vendredi, à l’intronisation de Dieudonné Bantsimba, nouveau maire de Brazzaville, élu le vendredi 22 mai. Ce cadre expérimenté et fin connaisseur des enjeux qui l’attendent, est installé à l’Hôtel de ville pour un mandat de deux ans au moins.
Le Conseil Municipal et Départemental de ville de Brazzaville a procédé à l’élection de son président, après l’éviction de Christian Roger Okemba pour cause de détournement de fonds municipaux. En attendant cette élection, l’intérim était assurée par Guy Marius Okana qui n’a hélas pas bénéficié de la confiance du Parti Congolais du Travail.

L’élection du nouveau maire de la ville de Brazzaville était déjà dépouillée de tout suspens, tant la majorité municipale conduite par le Parti Congolais du Travail avait acté que le nouveau maire sortirait de ce parti.
À l’issue du vote à candidat unique, 98 des 101 conseillers municipaux ont porté leurs suffrages sur Dieudonné Bantsimba, 3 conseillers ayant voté blanc.

Dieudonné Batsimba est âgé de 63 ans. Il est réputé pour être un homme discret et travailleur. Il fait partie des membres influents du comité central du Parti Congolais du Travail qui le présentait comme le candidat du consensus.
Agent de la mairie admis à la retraite, Dieudonné Bantsimba sert de lien entre les jeunes et l'ancienne génération.

C’est au début des années 90, qu'il fait ses débuts au sein des instances de la mairie, avant d'être nommé en 2012 directeur de cabinet du ministre de l'Aménagement, de l'Équipement du territoire et des Grands Travaux, aux côtés de Jean-Jacques Bouya.
Plusieurs fois Directeur de la gestion foncière urbaine, Dieudonné Bantsimba est régulièrement sollicité pour son expérience et sa grande connaissance dans le domaine de l'urbanisme. L’homme avait été chargé de mission et responsable du projet de cadastre national auprès du chef de l’État.
Dieudonné Bantsimba est titulaire d'un 3ème cycle de l'Institut de l'Urbanisme de Paris (France) et détenteur d'un diplôme d'études approfondies en géographie urbaine. Il a une réelle connaissance des dossiers sensibles de la mairie et à la Délégation générale des Grands Travaux.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-05-22 20:56:38
Le geste est simple et la consigne maintes fois répétée : se laver les mains avec de l’eau et du savon est une règle d’hygiène de base qui sauve des vies face à la maladie de Covid-19. Mais pour plusieurs congolais vivant sans accès à l’eau potable, ce conseil de bon sens est impossible à mettre en œuvre au quotidien : comment se laver les mains régulièrement si vous n’avez pas d’eau à disposition ? Nous ne sommes pas tous égaux face à la crise sanitaire. Le virus met en lumière les inégalités existantes et risque de les accentuer encore davantage. Cette crise agit comme un miroir grossissant des inégalités sociales. Et pour faire face à l’urgence de ceux qui n’ont rien, l’Association Solidarité Universelle Monde « ASU Monde », a procédé mardi à une remise, à travers son antenne du Congo, de masques , de vivres, de linge et des réservoirs d’eau de 1000 litres au profit des personnes démunies du quartier Kombo à Djiri dans le 9ème arrondissement de la capitale congolaise.
Créé le 2020-05-21 22:35:24
Il avait tenu le haut de l’affiche aux côtés d’autres jeunes prodiges des années 90, l’artiste musicien Dieudonné Samba, dit Sambadio est malade, très malade. L’artiste traine depuis plus d’un an, un cancer qui nécessite une prise en charge médicale onéreuse, à laquelle ni lui, ni sa famille ne peuvent subvenir désormais. En désespoir de cause, Sambadio réitère son cri de détresse à l’endroit des personnes de bonne volonté, à même de l’aider.
Créé le 2020-05-21 19:01:43
Lors de sa visite d'État à Paris en France, le Président Denis Sassou-N’Guesso avait demandé aux Congolais de la Diaspora qui excellent dans leurs domaines de qualifications de bien vouloir rentrer, afin d’apporter leur contribution au développement du pays". Ce fût un appel vibrant et retentissant entendu par beaucoup de nos compatriotes qui depuis sont rentrés au pays pour justement apporter leur expertise dans des domaines d'activités divers et variés. Répondant à cet appel Présidentiel chaque Congolais se devait faire la part des choses. En ce qui me concerne, mon choix fut porté sur la rédaction d'un ouvrage sur la Diplomatie, pour apporter ma contribution dans ce domaine, sachant que je suis Diplomate de formation.

La vie des nations nous enseigne qu'aucun pays au monde, ne peut se développer sans la formation des hommes pour relever le défi du développement. Or la crise économique très dure qui met à mal les finances du pays; conséquence de la chute drastique des cours du pétrole, amoindrit les entrées d’argent dans les caisses de l'état, réduisant du coup la marge de manœuvre du gouvernement du Congo pour octroyer les bourses d'études et la formation des agents diplomatiques.
C'est dans cette optique, après une profonde analyse que j'ai trouvé nécessaire d'apporter ma contribution au bon fonctionnement de la Diplomatie Congolaise en publiant cet ouvrage qui sera comme un livre de chevet, dans la vision de l'ancien Président Américain John Kennedy qui écrivait " Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays".
C'est pourquoi j'apporte ma modeste contribution en mettant à la disposition de la Diplomatie Congolaise cet ouvrage pour permettre aux diplomates Congolais de compléter leurs connaissances, de bien cerner les différents enjeux des dispositions de la Convention de Vienne de 1961 en analysant leur évolution et leur problématique, de développer les principes universels qui constituent le socle des institutions Diplomatiques.
Dans cet ouvrage, je souhaite enfin simplement mettre à la disposition des diplomates, une base d 'informations et un fil directeur pour ceux que la nécessité professionnelle ou la curiosité intellectuelle inciterait à une recherche plus approfondie sur des questions diplomatiques. Ils trouveront des réponses et des explications sur des notions universelles de la pratique Diplomatique à défaut d'aller suivre une formation dans une académie Diplomatique à l'étranger.
Le lecteur trouvera par exemple, quelles sont les fonctions diplomatiques du chef de l'État, le rôle et les fonctions du ministre des affaires étrangères, la fonction diplomatique de l'information, la procédure d'agrément, la lettre de créance, mais aussi bien d'autres notions comme l'incontournable Convention de Vienne de 1961 qui est un ensemble de règles servant à la dévolution de l'action Diplomatique internationale.
La note diplomatique du 25 Janvier 2015 du ministre des affaires étrangères M. Jean-Claude Gakosso, sur instructions du Président Denis Sassou-Nguesso, visait d'abord à rappeler les anciens diplomates en poste mais surtout à redéployer un nouveau réseau diplomatique du Congo en tenant bien entendu compte du principe de la réciprocité. C'est une nécessité pour l'efficacité par rapport à l'évaluation qualitative et quantitative des missions diplomatiques du Congo, d'où l'importance du maintien et du resserrement des partenariats stratégiques avec des pays amis pouvant contribuer efficacement à la diversification de l'économie Congolaise et surtout le renouvellement des cadres Diplomatiques bien formés, plus compétents ayant une parfaite analyse et une bonne compréhension de différents enjeux diplomatiques et stratégiques pour assurer la bonne marche de la Diplomatie Congolaise.
Par Juste Macaire OWONDO
Diplomate et auteur du Guide du Diplomate Congolais
Créé le 2020-05-21 17:49:05
Dans le contexte épidémiologique dû au Covid-19, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a évoqué le 18 mai à Brazzaville, l'option de déployer un plan de continuité pédagogique dont l’objectif est de poursuivre la formation des étudiants et étudiantes de l’Université Marien Ngouabi grâce à l'enseignement à distance.
Créé le 2020-05-19 20:57:07
Les patrouilles mixtes de la force publique ont été effectuées dans les artères de la ville de Dolisie (sud). Au total soixante-cinq (65) personnes ont été interpellées pour non port de masque protecteur et conduites à la direction départementale de la sécurité civile du Niari pour des travaux d’intérêt général (TIG). C’est à cette occasion que Serge Moafoumbi, 48 ans, adjudant des Eaux et Forêts, interpellé aux environs de 17 heures, dans sa parcelle, en face du stade municipal « Paul Sayal Moukila », pendant qu’il jouait au jeu de Ludo avec son collègue, a fait une crise.
Créé le 2020-05-19 14:09:54
Depuis le 15 mai dernier, nous pouvons tristement affirmer que cela fait 29 années que la France n’a pas connu de femme Premier Ministre. La dernière en date et la seule de l’histoire politique française à avoir occupé ces fonctions est Edith Cresson du 15 mai 1991 au 2 avril 1992.
Créé le 2020-05-19 10:56:59
Pour faire face à cette crise sanitaire du Coronavirus qui exacerbe la fracture sociale, le président de la Fédération congolaise de football (Fécofoot), Jean Guy Blaise Mayolas a remis le 15 mai dernier à Brazzaville, des chèques aux clubs des Ligues 1 et 2, sans oublier les joueurs et joueuses des équipes nationales qui évoluent au pays.
Créé le 2020-05-18 11:51:15
Fini les inquiétés de ne plus être fournis en nourriture pendant le confinement. Le ministère des Affaires sociales et l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo a remis le 15 mai dernier à homologue de la Justice, Aimé Ange Wilfrid Bininga, des produits alimentaires, des détergents et du matériel d'hygiène destinés aux détenus des maisons d'arrêt du Congo.
Créé le 2020-05-18 11:17:19
Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso a annoncé que les examens d’Etat se tiendront en mi-juillet.
Créé le 2020-05-18 10:44:26
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Sibiti, Michel Mampaha n'est pas tendre vis-à-vis du colonel, commandant de Gendarmerie de la Lekoumou. Dans une lettre adressée, le 15 mai dernier, dont une copie est parvenue à notre rédaction, le magistrat, très fâché, a suspendu toute collaboration avec le patron de la Gendarmerie.
Créé le 2020-05-17 23:02:58
COMMUNICATION DE MONSIEUR Clément MOUAMBA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT, SUR LE PLAN DE DECONFINEMENT RELATIF A LA RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS COVID-19 EN REPUBLIQUE DU CONGO.
Brazzaville, Palais des Congrès, le 16 Mai 2020.
Congolaises, Congolais ;
Chers Compatriotes ;
Mesdames et Messieurs,
Comme vous le savez, notre pays n’a pas été épargné par la pandémie à coronavirus Covid-19 qui, depuis décembre 2019, s’est transformée en une crise sanitaire planétaire aux conséquences économiques et sociales sans précédent.
Le Peuple congolais est témoin des efforts déployés par le Gouvernement, avant et après l’apparition du premier cas de Covid-19 dans notre pays le 14 mars 2020, efforts tendant à limiter les dégâts de la pandémie dans notre pays.
Sur instruction de Son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, le Gouvernement a mis en œuvre toutes les mesures préventives d’usage pour limiter l’importation du virus. Il s’est particulièrement agi :
- du contrôle sanitaire aux frontières pour les voyageurs entrant sur le territoire national ;
- de l’identification des pays d’origine au moment où l’épicentre de la maladie à coronavirus Covid19 était en train de migrer de l’Asie vers l’Europe ;
- de la mise en quarantaine pour les passagers en provenance des foyers du virus ;
- des campagnes de sensibilisation sur les gestes barrières.
Après l’apparition du premier cas de Covid-19, le Président de la République, Chef de l’Etat, a demandé au Gouvernement de renforcer les mesures en vue de la limitation de la propagation de la pandémie par la fermeture :
- des frontières terrestres, aériennes, maritimes et fluviales, sauf pour les navires et les vols cargos ;
- des lieux de culte ; - des établissements d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire général, technique et professionnel et d’enseignement supérieur tant publics que privés ;
- des bars-dancing, boîtes de nuit et établissements communément appelés VIP et Caves.
Pour renforcer le dispositif préventif, le Président de la République, Chef de l’Etat, réitérant son engagement constant pour le bien-être du Peuple, est monté lui même deux fois au créneau, les 28 mars et 30 avril 2020, en annonçant des mesures fortes dont :
1. l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, qui a été depuis lors prorogé deux fois ;
2. la mise en place du couvre-feu, de 20 heures à 5 heures du matin;
3. la régulation des ventes sur les marchés domaniaux ;
4. les mesures à caractère économique et social au bénéfice des populations ;
5. et surtout le confinement à domicile de l’ensemble de la population, à l’exception de ceux qui travaillent à la fourniture des biens et services indispensables.
Mesdames et Messieurs,
Comme nous le savons tous, ces mesures à caractère économique et social qui ont été prises concernent notamment :
- la création des deux fonds, à savoir le fonds Covid19 pour la gestion de la riposte sanitaire et le fonds national de solidarité pour le soutien aux entreprises et aux ménages ;
- la gratuité des consommations d’eau et d’électricité pour toute la période du confinement ;
- l’assistance aux personnes vulnérables par les formules conventionnelles, du type LISUNGI ou par des formules exceptionnelles devant permettre l’identification et l’assistance des ménages dont les conditions d’existence ont été aggravées depuis l’apparition du Covid-19.
Le nouveau contexte de résilience accrue exige que l’atteinte de l’objectif majeur de garantir la santé des populations ne se fasse au détriment d’une économie menacée d’agonie.
Nous savons que la situation épidémiologique de la pandémie dans notre pays ne laisse aucune place, au renoncement des mesures-barrières et au relâchement dans les comportements préventifs, individuels et collectifs. Selon nos experts, le virus est encore là. Nous devons apprendre à vivre avec lui en le traquant jusqu’à son éradication totale.
Pour cela, le moment est venu d’associer les deux contraintes sanitaire et économique, du reste complémentaires. La santé du peuple n’a pas de prix. Mais elle a un coût.
Ce coût, pour être assumé au mieux, nécessite une économie viable, à même de garantir convenablement et durablement notre combat sanitaire.
La prise en charge de la riposte contre le Covid-19 nécessite des moyens financiers importants que ne peut plus générer une économie bloquée par les contraintes du confinement total.
Après 46 jours de confinement total, la Coordination nationale de gestion de la pandémie à coronavirus Covid-19, dans un souci d’équilibre entre l’intérêt sanitaire du Peuple Congolais et la survie économique et sociale de la Nation, a décidé, sous la très haute autorité du Président de la République, du déconfinement progressif et par paliers, au terme de sa troisième réunion, tenue le jeudi 14 mai dernier.
Chers compatriotes ;
Le bilan épidémiologique de notre pays au 15 mai 2020 est de 412 cas positifs, 110 guéris et 15 décès. Brazzaville et Pointe-Noire constituent l’épicentre de l’épidémie avec 97% des cas. Les hommes constituent plus de 74% des cas.
En dépit de la progression des cas positifs, le taux de létalité se situe autour de 3,5%, parmi les plus bas en Afrique.
La tranche d’âge la plus fréquemment atteinte est celle des personnes âgées de 30 à 49 ans, soit 66% du total.
Ces données épidémiologiques montrent qu’une partie de notre pays est au stade de circulation active du virus, alors que l’autre partie demeure à un stade de circulation non active du virus.
Mesdames et Messieurs, Je vous annonce que le déconfinement progressif et par paliers sera effectif à compter du lundi 18 mai 2020 à 5 heures du matin.
La décision de déconfiner, est accompagnée de la mise en œuvre diligente de mesures visant à garantir son succès. Ainsi, le Gouvernement a défini deux zones. La « zone 1 », dite de circulation active du virus, qui regroupe les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire et la « zone 2 », dite de circulation non active du virus regroupant les dix (10) autres départements de notre pays.
Les conditions permissives du déconfinement, sans être exhaustives, sont énoncées ci-après :
1. La sensibilisation accrue et effective au respect strict par tous de l’ensemble des mesures dites barrières et de distanciation sociale.
A cet effet, tous les moyens de nature à faire arriver les messages à toutes les couches de la population sont à utiliser. On pense par exemple aux confessions religieuses, à toutes les associations de la société civile, aux forces vives de la Nation, aux différents conseils consultatifs nationaux, aux élus nationaux et locaux, aux autorités locales et aux chefs de famille.
2. La mise à la disposition des populations des masques de qualité et en quantité suffisante.
Les populations, désormais libres de se mouvoir avec moins de restrictions, devront être astreintes au port obligatoire du masque.
Il en découle que les masques médicaux et alternatifs réputés de bonne qualité doivent être disponibles et en nombre suffisant partout dans le pays, pour être vendus ou distribués gratuitement aux personnes en âge de les porter.
D’ores et déjà, le Gouvernement a mis à la disposition des plus démunis 778.000 masques fabriqués par nos artisans sur la commande initiale d’un million cinq cents mille (1.500.000) masques. Le reste de masques sera livré incessamment et distribué immédiatement dans tous les départements du pays.
Comme l’a rappelé le Chef de l’Etat lors de son Message à la Nation du 30 avril dernier, les collectivités locales, les entreprises, les employeurs et les cadres dirigeants, quels qu’ils soient, sont mis à contribution dans la fourniture des masques.
3. Le renforcement de la capacité de la prise en charge clinique.
La capacité de prise en charge des malades des cas Covid-19 est actuellement de 490 lits. Après la réalisation des travaux de réhabilitation et d’équipement des sites réquisitionnés, cette capacité litière devrait doubler.
Il s’agit notamment de :
- l’achèvement de la réhabilitation et l’équipement du pavillon de prise en charge du CHU-B ;
- la transformation de la clinique municipale LEYONO en centre de prise en charge des malades graves de Covid-19 en achevant sa réhabilitation et son équipement;
- la finalisation des travaux en cours de l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de Mfilou ;
- l’amélioration des capacités de prise en charge de l’hôpital A. SICE et l’opérationnalisation de tous les sites retenus pour les départements de Pointe-Noire et du Kouilou ;
- le renforcement des plateaux techniques de tous les hôpitaux du pays.
4. Le renforcement de la prise en charge biologique.
Le contrôle de la transmission du virus implique une prise en charge biologique accrue.
La réussite de notre stratégie de déconfinement repose sur notre capacité à réaliser des tests de dépistage à grande échelle.
Il s’agit de faire passer notre capacité de dépistage de 400 tests/jour actuellement, à 1.800 tests/jour entre mai et septembre 2020 et à plus de 4.000 tests/jour à partir d’octobre 2020.
Aujourd’hui, toutes les dispositions sont prises pour atteindre ces objectifs.
Chers compatriotes,
En s’appuyant sur la décision du Président de la République de procéder au déconfinement par paliers, la Coordination nationale a opté pour un déconfinement progressif et différencié.
Il ne s’agit donc pas de revenir à la situation antérieure au 31 mars 2020.
J’attire votre attention sur le fait que le déconfinement ne nous fait pas revenir à la situation d’avant.
De même les différentes localités et activités ne seront pas traitées de la même façon.
Etant établi que l’épidémie ne sévit pas au même degré partout sur l’ensemble du territoire national, de même que les risques de propagation ne sont pas identiques d’une localité à une autre, le déconfinement se fera sur une base géographique et par secteur d’activités.
Sur la base des données épidémiologiques et de l’appréciation des facteurs de risque de propagation, le pays a été divisé en deux (2) zones.
- Brazzaville et Pointe-Noire représentent la Zone 1 ;
- les dix (10) autres départements du pays représentent la Zone 2.
Pour ce qui concerne le déconfinement dans la zone 1, à Brazzaville et Pointe-Noire, localités à forte prévalence du virus, les mesures jusqu’à présent en vigueur sont désormais allégées ainsi qu’il suit :
1. la reprise du travail aux heures aménagées par les employeurs, sans enfreindre le couvre-feu, pour les activités non indispensables;
2. la suppression des autorisations et des attestations de déplacement dérogatoire, ainsi que des laissez-passer pour les véhicules personnels ;
3. la libre circulation des véhicules personnels ne transportant pas plus de quatre (4) personnes, y compris le chauffeur pour les berlines et pas plus de cinq (5) personnes dont le chauffeur pour les 4X4 ayant deux banquettes arrières ;
4. la reprise des transports en commun intra-urbains.
La circulation des véhicules de transport en commun est conditionnée par :
le port obligatoire du masque pour les chauffeurs, les contrôleurs et les passagers ;
la limitation du nombre des passagers à dix (10) dans les bus de type "Hiace", à deux (2) passagers assis par rangée dans les bus "Coaster", à trente (30) passagers assis dans les petits bus de la STPU et à cinquante (50) passagers assis dans les grands bus de la STPU ; enfin à trois (3) passagers, y compris le chauffeur pour les taxis ; la mise à disposition permanente du gel hydroalcoolique pour le chauffeur et le contrôleur dans tous les bus et taxis.
5. la reprise du transport aérien des passagers entre Brazzaville et Pointe-Noire est différée à une date ultérieure.
Demeurent en vigueur :
- le couvre-feu de 20h à 05h du matin sur l’ensemble du territoire national, qui a été prorogé jusqu’au 31 mai 2020 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ;
- la fermeture des frontières aériennes, terrestres, fluviales et maritimes, sauf pour des avions cargo, des véhicules et des bateaux transportant des marchandises.
Au maintien de la fermeture des frontières s’ajoute :
- l’interdiction de déplacement des habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire d’une ville à une autre et aussi vers les autres localités du pays, sauf en cas de nécessité impérieuse ayant fait l’objet d’un ordre de mission ou de service, ou encore de la délivrance d’une attestation de déplacement dérogatoire par l’autorité compétente.
Pour ce qui concerne le déconfinement dans la zone 2, qui regroupe des départements indemnes d’infection ou très peu infectés, toutes les mesures restrictives sont levées, à l’exception du couvre-feu en vigueur jusqu’au 31 mai 2020, de l’obligation du respect des mesures barrières, des mesures de distanciation sociale, ainsi que le port obligatoire du masque dans les espaces publics ouverts ou fermés.
La liberté de circulation à l’intérieur des localités et du département dans lequel se trouvent ces localités sera totale. Les déplacements vers d’autres localités indemnes d’infection ne seront soumis à aucune restriction.
Toutefois, sont interdits :
- les déplacements vers les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ainsi que vers les localités frontalières, sauf en cas de nécessité impérieuse ayant fait l’objet de la délivrance d’une attestation de déplacement dérogatoire par l’autorité compétente ;
- l’exercice des activités non autorisées au niveau national.
A toutes ces mesures, il faut ajouter, pour les localités frontalières :
1. la surveillance accrue et permanente des frontières ;
2. l’intensification des campagnes de sensibilisation au risque d’importation du virus ;
3. l’interdiction de déplacement des habitants des localités frontalières vers d’autres localités, sauf pour nécessité impérieuse ;
4. enfin le renforcement des contrôles sanitaires des habitants en contact avec des sujets étrangers, qui vont et viennent malgré la fermeture des frontières.
Chers compatriotes,
J’insiste sur le point suivant : le déconfinement progressif doit, afin d’éviter à notre pays une propagation non contrôlée du virus du Covid-19, impérativement s’accompagner du strict respect des mesures sanitaires édictées. Je parle ici notamment du port obligatoire du masque, ainsi que des règles de distanciation sociale dans les transports en commun et les transports privés. Les ministères compétents prendront dans les meilleurs délais les textes réglementaires fixant la nature et l’échelle des sanctions applicables en cas de non-respect de ces règles.
Mesdames et Messieurs,
Pour ce qui concerne le déconfinement par secteur d’activités, les dispositions suivantes sont arrêtées :
1. la réouverture à partir du 1er juin 2020 des établissements d’enseignement pour la reprise des cours des élèves des classes d’examen, à savoir les CM2 pour le primaire, les classes de 3ème pour le collège et les classes de Terminale pour le lycée.
Cette reprise se déroulera suivant les modalités déterminées conjointement par le ministère chargé de la santé et les ministères chargés des enseignements primaire, secondaire, technique et professionnel ;
La reprise des cours pour les autres classes est renvoyée au mois de septembre 2020.
En tenant compte des critères de validation prévus par l’UNESCO, les ministères compétents s’appliqueront à valider l’année scolaire 20192020 et à gérer les passages en classe supérieure sur la base des notes des deux premiers trimestres de l’année scolaire 2019-2020.
2. Seule la vente de repas et de boissons à emporter, ainsi que les livraisons à domicile, sont autorisées pour les restaurants et les débits de boissons. La consommation sur place reste interdite.
3. l’ouverture jusqu’à 16 heures des marchés domaniaux cinq (5) jours sur sept (7). Les jours d’ouverture et les conditions de fonctionnement des marchés seront déterminés par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation, en concertation avec ministère chargé de la santé.
Les dispositions ci-après demeurent en vigueur : 1. le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 31 mai 2020 ;
2. la fermeture de toutes les frontières, sauf pour les navires, les vols cargos et autres transports des marchandises vers le Congo ou au départ du Congo ;
3. l’interdiction de rassemblements de plus de cinquante (50) personnes dans les lieux publics et privés ;
4. la fermeture, à l’exception des classes d’examen précitées, des crèches, des établissements préscolaires, scolaires, des centres d’alphabétisation, des collèges, des lycées et des universités, publics et privés ;
5. la fermeture des résidences universitaires et des internats ;
6. la fermeture des bars-dancing, boîtes de nuit et de tous les autres établissements de loisir ;
7. la fermeture des hôtels, à l’exception de ceux réquisitionnés par les ministères chargés du tourisme et de la santé ;
8. la fermeture des lieux de culte ;
9. l’interdiction des rencontres sportives et des spectacles ;
10. la limitation à cinquante (50) personnes maximum, participant à toute activité collective, à condition de respecter strictement toutes les mesures-barrières ;
11. La célébration, dans la plus stricte intimité, de tous les événements familiaux, dans le respect de toutes les mesures de protection individuelle ;
12. le renforcement des contrôles sanitaires et des contrôles de la force publique à l’entrée et à la sortie de Brazzaville, de Pointe-Noire et des localités frontalières ;
13. le maintien des contrôles sanitaires et des contrôles de la force publiques à l’entrée et à la sortie des autres localités.
Chers compatriotes,
L’approche des pouvoirs publics est fondée, pour cette nouvelle phase que nous allons tous ensemble aborder dans quelques heures, sur les principes suivants : vigilance, souplesse et réactivité.
Vigilance d’abord, parce que le déconfinement progressif et par paliers ne doit pas être l’occasion d’un relâchement dans nos efforts collectifs de respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale.
Vigilance toujours, parce que la violation de ces principes de précaution aurait pour conséquence la propagation incontrôlée du coronavirus Covid-19.
Le Gouvernement prendra, dans le cadre de la loi, les sanctions nécessaires au respect de notre sécurité sanitaire collective.
Souplesse et réactivité ensuite, parce que rien n’est acquis et rien n’est figé. Ainsi, les pouvoirs publics n’hésiteront pas, en cas de nécessité, à revenir sur certaines mesures du déconfinement progressif, notamment en cas de dégradation avérée et durable de la situation épidémiologique générale ou localisée. Nos avancées vers un retour total à la normale dépendront donc étroitement d’une discipline collective de tous les instants.
Je le précise de manière solennelle : le Gouvernement n’hésitera pas à suggérer au Président de la République, Chef de l’Etat, de rétablir le confinement dans une localité ou sur l’ensemble du territoire national, si était constatée une flambée de l’épidémie dans une ville ou dans plusieurs localités du pays en même temps.
Mesdames et Messieurs,
Les dirigeants des institutions constitutionnelles ainsi que les Membres du Gouvernement sont invités à réorganiser les espaces et les rythmes de travail dans les administrations publiques et dans les établissements publics administratifs placés sous leur juridiction, de manière à permettre d’éviter toute promiscuité favorable à la circulation du coronavirus Covid-19.
J’invite les responsables concernés à limiter les effectifs présents sur les lieux de travail aux personnels strictement essentiels.
De même, les entreprises et les commerces autorisés à reprendre leurs activités devront au préalable élaborer et mettre en exécution des mesures visant à garantir la protection de la santé et la sécurité de leurs salariés ainsi que de leurs clients.
Les entreprises et les commerces sont également tenus de promouvoir :
- des mesures de protection collective, notamment la réorganisation du travail et des postes, l’aération et la désinfection régulière des espaces ;
- des mesures de protection individuelle, à savoir la remise des masques, des gants et l’installation du système de lavage des mains.
Des contrôles inopinés seront effectués par les services compétents.
Le Gouvernement veillera à l’application rigoureuse de toutes les dispositions que je viens d’énoncer.
Je ne peux conclure mon propos sans un mot de remerciement, en notre nom à tous, à toutes les bonnes volontés, personnels soignants, agents de la force publique, artisans et commerçants, agents de l’Etat et travailleurs du privé, société civile, forces vives de la nation et confessions religieuses, entreprises publiques et privées et partenaires extérieurs, qui tous, nous accompagnent jusqu’à ce jour dans la difficile riposte contre le coronavirus Covid-19.
Congolaises, Congolais,
Mesdames et Messieurs,
Telle est la substance du plan de déconfinement progressif et par paliers que j’ai eu l’honneur, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, de vous présenter ce jour. Que vive le Congo débarrassé du coronavirus Covid19.
Le Congo sera sauvé.
Je vous remercie.
Transcription : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-05-17 21:30:20
Le gouvernement congolais a présenté un plan de déconfinement progressif et par paliers à travers une communication du premier ministre Clément Mouamba, samedi 16 mai à Brazzaville. Les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire restent isolées du reste du pays et sous une surveillance accrue. À Pointe-Noire, les soignants disent leur inquiétude, suite à la flambée des cas sur les sites de production pétrolière, ainsi que la désinvolture de certains citoyens, quant au respect des mesures barrières. Un médecin ayant requis l’anonymat lance un cri d'alarme.
« C'est dommage que cette épidémie soit prise en dérision alors que nous enregistrons 8 morts à Pointe Noire.
Il faut savoir que la production de la SNPC est mise à mal par la contamination massive de ses agents sur leur site de production que je ne citerai pas. Pour des raisons de réserve je ne dirai pas le nombre qui est exorbitant et leur lieu de mise en quarantaine où ils sont mis sous traitement.
Je suis gêné que des individus se servent de cette maladie pour faire de l'esprit. C'est une insulte aux agents de santé qui prennent en charge ces patients. N'oublions pas que Pointe noire a payé cher avec un médecins décédés et deux gravement malades ( Mankou et Imboua).
Je voulais dire aussi qu’au vu des chiffres de Pointe-Noire, chacun de nous va bientôt être confronté à cette maladie dans sa famille.
Des malades en refus de diagnostic sont dans les rues de Pointe-Noire. Nous avons un évadé de Loandjili qui est décédé a domicile ce matin. Le diagnostic a été posé depuis 1 semaine et le patient s’est échappé avant son transport à A Sicé. Il est allé dans un cabinet à Tie tie puis s'est à nouveau échappé pour le domicile ou il est décédé ce matin. Evaluez le nombre de contacts de ce patient.
Nous sommes en danger. Il faut extrêmement faire attention au vu de la sortie du confinement. Ça risque d'être vraiment grave.»
Rappelons que les sociétés TOTAL et ENI ont déjà fait état de cas de contamination au Covid-19, sur leurs sites de production pétrolière.
Transcription : Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2020-05-17 18:47:29