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Notre rédaction a eu connaissance d'une note de conjoncture économique sur le Congo, rédigée par Catherine Dumarché et publiée par le service économique de l'ambassade de France. En voici le texte intégral.
AMBASSADE DE FRANCE EN REPUBLIQUE DU CONGO SERVICE ECONOMIQUE
Brazzaville, le 6 février 2018
Le Chef du Service économique
NOTE DE CONJONCTURE ECONOMIQUE
Réunion CCEF du 8 février 2018
Objet : Synthèse des différents entretiens du CSE menés dans le cadre de la mission macro-économique du 23 au 26 janvier 2018 à Brazzaville conduite par le SER de Yaoundé.
Une dette publique à maîtriser impérativement avant toute intervention du FMI – un budget d’austérité en conséquence, qui table sur le pétrole pour tirer la croissance - un besoin en financement conséquent mais des bailleurs de fonds peu allants– un compromis FMI/autorités locales qui risque d’être nivelé vers le bas, afin de préserver la stabilité monétaire de la zone CEMAC.
Entretiens réalisés avec la CCA, la BEAC, les ministères des Finances (DG Monnaie et DG Budget) et de l’Economie (DG Economie), la BM, la Primature (Conseiller aux Finances et portefeuille public), le FMI (visio-conférence avec Washington), la LCB, la DUE, les services commerciaux de l’ambassade de Chine.
La mission s’est effectuée sur fond de loi de finances 2018, tout juste votée par le Parlement, caractérisée par un budget d’austérité destiné à reconstituer les réserves en devises du pays, et d’une mission congolaise à Pékin emmenée par le ministre des Finances en vue de finaliser la négociation de la dette bilatérale.
On peut retenir des entretiens les points prégnants suivants qui fédèrent :
1-Un pays, fortement endetté, qui tente de restructurer sa dette mais avec des résultats mitigés
Le pays enregistre une dette publique qui, d’après les chiffres recueillis lors des entretiens, avoisinerait les 110% d’un PIB estimé par la Primature à 5 305 Md FCFA (8,08 Md EUR), bien loin des 70% requis par le comité de convergence de la CEMAC.
Selon la CCA, la dette publique s’établirait à 5 784 Md FCFA (8,81 Md EUR), dont 3 902 Md FCFA au titre de la dette extérieure et 1 858 Md FCFA au titre de la dette intérieure apurée des dettes fictives (BEAC) et minorée des dettes de la compagnie aérienne ECAIR estimée à 35Md FCFA (53M EUR), que le FMI n’a pas prise en compte sur demande de l’État (Finances). La dette intérieure serait toujours en cours d’audit par EY, qui doit rendre ses conclusions à tout moment.
L’objectif, non contesté, est d’apurer la dette intérieure et surtout de maîtriser la dette extérieure. La gestion de la dette publique est d’autant plus importante que le pays ne dispose pas de Fonds souverain, tout au plus un Fond de stabilisation des recettes budgétaires et un Fonds pour les générations futures censé limiter l’impact des chocs pétroliers sur l’économie, mais qui ne sont que coquilles vides, les décrets d’application n’étant jamais sortis.
L’exercice reste, sur le terrain, plutôt délicat :
Les négociations avec les traders (Glencore, Trafigura et UBA) ont été engagées mais traînent en longueur. Leurs créances sont estimées à 1 200Md FCFA selon la CCA (1,828Md EUR)). Un rachat par les Chinois, un moment évoqué devant l’ambassadeur de l’UE, n’est plus d’actualité (ambassade de Chine).
Concernant la Chine, sa dette intérieure est estimée à 548 Md FCFA (835M EUR) par la CCA (dette non encore ordonnancée) ; cette dette commerciale chinoise n’aurait toujours pas été rachetée par Pékin, même si cette hypothèse n’est pas à écarter.
S’agissant de la dette extérieure chinoise, estimée à environ 1 600 Md FCFA par l’ambassade de Chine (43% de la dette extérieure globale, après audit), elle aurait bénéficié de la conclusion d’un accord intervenu à Pékin le 24 ou 25 janvier et porterait sur le rééchelonnement de la dette bilatérale, sans allongement de la durée (ambassade de Chine), aucun paiement exigé sur 3 ans sur les prêts préférentiels, en concordance avec le plan triennal du FMI, mais les charges deviendraient de facto plus lourdes au-delà (CCA). Une annulation même partielle de la dette de la part d’EximBank sur les prêts conventionnels a donc été écartée et les projets financés sur prêts sans intérêts, qui auraient pu y prétendre, sont actuellement en période de différé.
Au Club de Paris, le Congo ne reconnait pas les arriérés de la Russie, qui s’est rétractée alors qu’elle avait participé au point d’achèvement de 2010 ayant conduit à l’annulation de la dette. En revanche, les résistances seraient devenues moins fortes concernant la dette brésilienne.
2- Une loi de Finance 2018 qui reflète la recherche d’une stabilité de la monnaie au détriment de la croissance et table sur le pétrole pour tirer la croissance
Élaboré avec l’hypothèse d’un programme FMI, le budget 2018 a fait l’objet d’une validation de ses fondamentaux macroéconomiques par l’institution financière.
Pour mémoire, le FMI conditionne son intervention à la restructuration de la dette et à une meilleure gouvernance (demande de réformes structurelles/ transparence accrue) pour rendre la dette soutenable, tout en préservant les programmes sociaux.
C’est donc un budget d’austérité qui privilégie la maîtrise de la dette extérieure avec un focus sur la reconstitution des réserves au détriment de la croissance. La BEAC maintient à cet effet sa politique monétaire contraignante pour raréfier la liquidité, déjà négativement impactée par la crise. Les banques seraient solvables mais en manque criant de liquidités (ministère des Finances), tant en monnaie locale qu’en devises, générant des difficultés de paiement et des crédits en baisse sensible (-18%). Une réflexion sur des allocations exceptionnelles de liquidité aux banques est en cours (BEAC) mais l’aval du Comité monétaire et du comité interministériel sont encore requis. La politique monétaire va rester contraignante, afin de ne pas favoriser les importations et la détérioration des termes de l’échange.
Bâti sur un taux de croissance de 07% après les années de récession 2016 (-3,1%) et 2017 (-4,6%), le budget fait le pari d’un redressement du baril de pétrole pour tirer la croissance (60USD/baril), confortées en cela par les prévisions du FMI. Les recettes pétrolières (750Md FCFA) sont attendues en forte augmentation (+91% !) basées sur les nouveaux schémas de partage de production - toute production de barils supérieure à 50 USD amplifie les recettes de l’Etat, les 50 USD ayant été définis comme la limite supérieure du Cost-oil-et sur le fait nouveau que les 750Md FCFA intègrent désormais une partie des engagements (service de la dette : capital + intérêts), notamment des traders, estimées à 300Md FCFA. Les recettes douanières et fiscales montrent une hausse prévisionnelle de 12% avec l’effort qui porte principalement sur le secteur non pétrolier.
Côté dépenses, la réduction des dépenses d’investissements est drastique (164Md alors qu’elles représentaient 76% du PIB) avec la priorité donnée aux investissements structurants déjà amorcés dans les routes, l’énergie, l’eau, les ponts (Finances). Les investissements de transferts tiennent compte des secteurs sociaux.
L’augmentation attendue des recettes pétrolières et des dépenses compressées permettent de dégager un excédent budgétaire de 219Md FCFA mais l’ensemble des budgets, budget général et budgets annexes, qui actent à partir de 2018 l’intégration notamment des régies et directions ministérielles, fait apparaître un besoin en financement global pour 2018 de 779Md FCFA (environ 1, 187 Md EUR).
Ce besoin serait comblé, d’une part par l’excédent budgétaire de 219 Md FCFA (333,7 MEUR-) et les 559Md FCFA (852 MEUR) restant par l’appel aux bailleurs de fonds.
Le FMI demande une couverture de ce besoin dès la première année.
3- Des bailleurs de fonds qui restent prudents sur le financement du déficit budgétaire et des progrès en matière de gouvernance encore timides
Si la Chine ne semble pas s’opposer à l’intervention du FMI, elle ne devrait pas intervenir en appui budgétaire en cas de conclusion d’un programme économique et financier, sauf à devoir rembourser les 7 projets validés au titre du partenariat stratégique.
L’UE, pour sa part, a réaffirmé qu’elle n’interviendrait pas en appui budgétaire, faute d’une transparence suffisante. Si cela devait néanmoins se faire, l’aide serait ponctionnée sur le 11ème FED, déjà en repli de 13% en 2018.
Les bailleurs de fonds actifs au Congo-Brazzaville, la BM et la BAD, approchés par les autorités congolaises sur des demandes d’aide respectivement de 1,5Md USD et 500M USD, restent dubitatives. Si la BM, engagée à hauteur de 300M USD par an sur le Congo, est en phase de finalisation de la matrice d’appui budgétaire, la BAD, moins allante sur le pays avec des engagements globaux de 470M USD concentrés sur 2 projets, n’a toujours pas ouvert les négociations, dans l’attente de l’intervention du FMI. Pour intervenir, la BM exige une mobilisation des ressources domestiques plus importantes (taxes foncières, douanières, forestières, etc. –une efficacité des finances publiques (fonds touristiques, transports, routiers, agricole, réforme des entreprises publiques), un appui aux secteurs sociaux (éducation, santé, extension de la protection sociales) et la diversification de l’économie (notamment agriculture avec la réforme foncière et effort sur la recherche).
S’agissant du volet gouvernance, l’étude demandée par le FMI n’est toujours pas sur la table mais des avancées sont perceptibles avec la dissolution actée en conseil des ministres du 2 février 2018 des sociétés publiques de l’eau (SNDE) et de l’électricité (SNE), qui donneront naissance à 3 sociétés anonymes : la société de patrimoine du secteur de l’électricité, la société de transport de l’électricité, la société de patrimoine du secteur de l’eau.
Dans le domaine de la gouvernance forestière -le secteur forestier qui participe pour 6% au PIB, ne collecte que 10Md FCFA par an-, le gouvernement a décidé de recourir au recouvrement forcé des taxes. Il a également fini par mandater Gottlieb en tant que conseil juridique et Lazard en tant que conseil financier et des comptes ont été ouverts (BEAC), adressant enfin au FMI un signal positif quant à sa volonté d’avancer sur la restructuration de la dette et la transparence en matière de publications des comptes de la SNPC.
À l’aune des progrès déjà constatés, le FMI confirmait le 24 janvier maintenir le calendrier de négociation avec une mission prévue en février et un passage en Conseil d’Administration en avril.
Le ministre des Finances a adressé la lettre d’intention au FMI le 21/1 (Finances) mais le mémorandum technique fait encore l’objet d’échanges sur des aspects de gouvernance (BEAC/FMI).
La Rédaction
Créé le 2018-02-19 09:42:58
Les collectifs des syndicats de la Société nationale d'électricité (SNE) et de la Société nationale de distribution d'eau (SNDE) se sont pliés à la volonté du gouvernement congolais d'apporter des réformes, mais sans pour autant les dissoudre.
Créé le 2018-02-19 08:29:00
Trois symboles fondamentaux définissent les emblèmes d'un pays : le drapeau, la devise et l'hymne. Ces symboles traduisent l'âme d'un peuple et dessinent l'idéal d'une Nation.
Autant le drapeau est l'élément distinctif qui identifie le pays, personne morale dans le concert des nations, autant la devise en décrit les motivations ou les intentions et en suggère l'idéal.
Quant à l'hymne national, autant ce chant à l'évidence patriotique exalte le sentiment d'appartenance à une nation, autant il traduit la volonté affirmée de réaliser l'idéal commun, comme une prière exprimée à travers un cantique religieux.
En fait, l'hymne national n'est-il pas une « prière » ? L'affirmation par le verbe d'un vœu ardent et suprême pour son pays et son peuple bien aimés.
La révérence qui entoure l'exécution de l'hymne national renvoie à la piété et au recueillement d'une prière adressée à Dieu.
Les Saintes Écritures nous enseignent qu' « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. »
Autant dire que la puissance du verbe magnifie le réel et les paroles de notre hymne national contiennent à l'évidence des pouvoirs latents qui guident l'avenir et le devenir de la Nation.
Aussi, les mots de notre hymne ou prière se doivent-ils d'avoir un sens qui épouse notre idéal et nos ambitions.
Cependant, quand nous congolais, « chantons avec ivresse, le chant de la liberté », quel idéal cultivons-nous ?
Que l'on prenne le mot « ivresse » au sens propre comme au figuré, sa fonction tant sémantique que lexicologique est péjorative.
Quel qu'en soit le sens de l'utilisation, le mot « ivresse » revoie à une connotation négative.
Qu'il s'agisse de l'ivresse définie comme l'état de celui qui est ivre, qui a l'esprit troublé par un abus de boissons alcooliques ou de l'ivresse vue comme un état d'exaltation, d'euphorie sous l'effet d'une passion forte, ce qui peut paraître le sens du mot « ivresse » contenu dans l'hymne national du Congo, le dénominateur commun dans les deux sens, reste l'absence de lucidité qui caractérise la personne ivre. Que l'ivresse soit émotionnelle ou éthylique, elle est contre-productive et ne saurait définir la nature « du chant de la liberté ».
En se replaçant dans le temps, à l'époque de la composition des paroles de l'hymne national du Congo, avec les idées du genre « l'émotion est Nègre, la raison est Hellène », rien n’émouvait, que l'on « chante avec ivresse ».
Depuis, les choses ont changé, et un correctif s'impose, ce qui est évident. S'ils ne sont pas légion, les pays qui ont changé d'hymne, il apparaît plausible pour le parlement congolais de modifier le texte de l'hymne national en changeant un mot, tout en gardant intacte la mélodie.
Ainsi, des mots musicalement à trois rythmes comme « sa-ge-sse » ou « jus-te-sse » ayant en outre des rimes féminines, seraient plus suggestifs en terme d'idéal national que l'ivresse qui inconsciemment, nous assimile à des ivrognes, même si de tout temps, nous avons chanté « avec ivresse », sans nous préoccuper des paroles.
Avec les mots, disait Senghor, "l'objet ne signifie toujours pas ce qu'il représente, mais ce qu'il suggère, et surtout ce qu'il crée". Et si « l'ivresse » de tout temps exprimée dans notre hymne, avec une ferveur républicaine ne créait pour la Nation que des errements ?
C'est à l'évidence un point de vue discutable. Au moins, le débat peut être lancé sur l'opportunité de garder ou non dans notre hymne national, un mot qui en saborde tout idéal de progrès.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-19 07:59:05
Depuis 2015, malgré l’assainissement du climat des affaires, un atout majeur pour son développement socio- économique, les investisseurs étrangers ne se bousculent pas au Congo-Brazzaville et la directrice générale de l’Agence de promotion des investissements (l’API), Annick Patricia Mongo, demande de la patience.
Créé le 2018-02-19 07:49:16
Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Modeste Boukadia qui a animé récemment une conférence dans la salle Centre d’affaires NCI dans le 10ème arrondissement de Paris en France, a parlé avec luxe et détails de ses conditions de détention pendant 575 jours à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.
Créé le 2018-02-19 07:12:18
Les inondations catastrophiques que connaissent régulièrement la ville de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, ne sont pas uniquement dues aux précipitations. Elles sont aussi le reflet de la croissance démographique explosive de la ville océane, de la pauvreté et de l’insuffisance des politiques d’aménagement urbain.
Créé le 2018-02-19 06:50:59
ROSATOM et le Ministère de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique de la République du Congo ont signé un Mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, le 13 février 2018, à Moscou.
Le document a été signé coté Russe, par le directeur général adjoint et directeur du Département de la coopération internationale de ROSATOM Nicolaï Spasski, et côté congolais, par l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Congo en République fédérale de Russie David Madouka.
Cet accord de coopération est le tout premier document signé entre le Congo et la Russie, dans le domaine de l’énergie nucléaire civile.

Le document a pour finalité de créer un cadre juridique visant à déployer la coopération bilatérale dans toute une série d’activités, notamment le développement de l'infrastructure nucléaire en République du Congo, l’élaboration de programmes de sensibilisation sur les technologies nucléaires et leur application, l’utilisation des radionucléides et des technologies radiatives dans l'industrie, l’agriculture et la médecine.
Le Mémorandum prévoit l’élaboration d’approches pour la mise en œuvre de projets comme la construction d’un Centre des Sciences et Technologies Nucléaires en République du Congo basé sur les réacteurs de recherche russes. Pour mener à bien le travail dans ces différents domaines, des groupes de travail seront constitués, réunissant des experts spécialisés des deux pays.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-18 20:36:24
Les présidents Denis Sassou N’Guesso et Ali Bongo Ondimba ont exprimé, le 17 février dans la capitale congolaise, leur détermination à œuvrer davantage pour l’intégration régionale et le développement de l’Afrique centrale , à l'issue de la visite effectuée par le chef de l'État gabonais en terre congolaise.
Dans le communiqué conjoint sanctionnant cette visite, les deux chefs d’État se sont réjouis, de la décision prise par les États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) d’ouvrir intégralement leurs frontières à leurs ressortissants respectifs.
Dire que la visite du chef de l’État gabonais à Brazzaville s’est inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale. Aussi, le président Ali Bongo Ondimba a t-il eu des entretiens en tête-tête avec son homologue congolais Denis Sassou N'Guesso.
Les deux chefs d’État ont évoqué les sujets d’intérêt commun et la situation prévalant dans la sous-région. Ils se sont félicités de leur coopération bilatérale qui se traduit entre autres, par la réalisation des infrastructures routières communes et d’interconnexion de la fibre optique.
Les deux présidents ont en outre souligné la nécessité de renforcer la sécurité transfrontalière et demandé l’activation de la commission mixte de dialogue politique et de la commission mixte permanente de sécurité transfrontalière.
En sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, Denis Sassou N’Guesso a informé son hôte des conclusions du sommet tenu, le 14 février à Kinshasa, en République démocratique du Congo, avec ses homologues Joseph Kabila et João Lourenço d’Angola.
Le chef de l’État gabonais, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), a invité son homologue congolais de la tenue, le 6 mars à Libreville (Gabon), du sommet du conseil de paix et de sécurité de la région.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-17 19:43:18
Sur un espace de 48 000m2 et comportant, entre autres, cent cinquante magasins, des restaurants, des boutiques et supermarchés, l'ouverture du grand centre commercial de Mpila à Brazzaville, c’est pour bientôt.
Créé le 2018-02-17 09:24:58
RFI diffuse un reportage spécial de Charlie Dupiot, ce lundi 19 février dans le magazine « 7 milliards de voisins », consacré à un sujet encore trop peu traité par les médias : le développement des formations d’ingénieurs dans une Afrique qui avance. Charlie Dupiot est ainsi parti en reportage notamment à Pointe-Noire au Congo.
Créé le 2018-02-17 08:39:45
Le 12 janvier dernier, nous avons publié, dans la rubrique Economie, l’information sur une éventuelle exploitation du coltan et de l’or à Mayoko par une société chinoise et qu’un accord de partenariat a été bel et bien signé entre la société Africa Mineral Compagny représenté par Emmanuel Kouakoumoussou et Chen.
Créé le 2018-02-17 08:11:38
Le secteur informel se porte bien au Congo-Brazzaville, particulièrement dans le département du Niari (sud) qui compte 240.074 habitants. Ceci, à cause notamment du taux élevé de chômage qui frappe la population en général. Parmi les activités qui caractérisent ce secteur de l'économie, le scieur de planches occupe une place de choix.
Créé le 2018-02-16 13:12:39
Les élèves du lycée Victor Sathoud de Dolisie dans le Niari (sud) ont mené une nouvelle action jeudi contre des panneaux publicitaires de la troisième ville du Congo.
Créé le 2018-02-16 12:30:32
La pharmacie de la Mosquée située sur l’avenue de l’indépendance à Dolisie dans le Niari (sud) a été cambriolée cette nuit par des malfrats non identifiés.
Créé le 2018-02-16 11:58:46
Exposition et vernissage de l’œuvre artistique de Marcel Gotène l'activité qui s’étalera sur trois mois s’ouvre ce lundi 19 février 2018, sous le patronage du chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso.
Le vernissage de l’exposition sur Marcel Gotene aura pour cadre le Centre international de Conférence de Kintélé, sous le thème « Gotène au cœur du cosmos ».
Cette exposition, qui est à la fois une manière de faire connaître et de rendre international les productions artistiques de Marcel Gotène, aura, outre le coté culturel, une partie scientifique.
Le programme y relatif prévoit pour le mardi, 20 février 2018, au même lieu, un colloque international marqué par une leçon inaugurale du Professeur Théophile Obenga.
Ce colloque sera le lieu de lire à travers l’art de Gotène, au-delà des couleurs, ce que l'artiste voulait dénoncer à travers ses tableaux.
Naviguant entre le figuratif et l’abstrait, Marcel Gotène s’est voulu original, en créant des personnages, des paysages, des atmosphères au surréalisme déroutant. Son univers est fait de blanc, de bleu, de rouge, de jaune, de noir, de vert et d’un peu de marron. Il n’hésite pas à créer des êtres monstrueux à deux têtes. Une inspiration qui a fait de lui, le Gotène auquel le Congo rend hommage par cette exposition.
La carrière de Marcel Gotène a été couronnée de nombreux prix et distinctions au Congo et à l’étranger. « Je ne suis pas venu au monde pour changer l’homme, mais j’aime le respect », aimait à répéter Marcel Gotène.
Décédé en 2013, l'homme est resté vivant et immortel à travers sa peinture, mieux son art.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-16 11:52:03
Une révélation de notre confrère le Troubadour, dans sa publication du 15 février, fait état d'une volonté affirmée du général Norbert Dadira, de mettre fin à ses jours, plutôt que d'affronter l'humiliation. L'administration pénitentiaire se trouve dorénavant interpellée pour garantir l'intégrité du détenu.
Selon certaines indiscrétions révélées par le journal le Troubadour, le général Norbert Dabira « aurait fait parvenir un courrier testamentaire à la présidence de la République dans lequel il demandait à être enterré dans son village natal après son suicide… »
Pareil processus, s'il est avéré, participe d'une volonté manifeste d'un passage à l'acte, les intentions en ayant déjà été dévoilées à travers ladite lettre testamentaire qui fait foi d'engagement irréversible.
La culture du soldat qui parfois obéit à une grandeur et un sens du devoir construits sur l'honneur et la dignité, commande de périr, plutôt que de rendre les armes, quels que soient les circonstances et les conditions qui dessinent la défaite et l'humiliation pour l'officier de référence que l'on a été.
Officier général à 36 ans, Norbert Dabira a tissé au long des ans pour sa personne, une stature de « grâce » dont il ne supporte sans doute pas la disgrâce, quel que soit ce qu'on lui reprocherait.
Les conditions de son incarcération racontées par le Troubadour, dessinent un véritable détachement à la vie. Dire que l'homme a déjà tourné la page des vivants.
« Lorsqu'il ressort du bureau du procureur de la République ce 6 février 2018, il a la mine défaite, bien qu’il garde son calme: on vient de lui signifier les charges qui pèsent sur lui. On vient aussi de lui dire qu’il va être transféré à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Il demande aux policiers s’il leur revient de le conduire à son nouveau lieu de détention. On lui répond qu’il y a un nouveau dispositif sécuritaire pour cela, et qu’il devra se rendre à pied du parquet à la maison d’arrêt centrale de Brazzaville. Comme vaincu, il lance aux policiers cette phrase énigmatique, en guise d’au revoir: «Hier c’étaient eux, aujourd’hui c’est nous, demain ça sera peut-être vous».
Énigmatiques, ces mots le sont à l'évidence. « Demain ce sera peut-être vous ». Peut-être, car il envisage ne pas être présent pour voir s'il en sera ainsi.
Quelles dispositions sont-elles prises par les services pénitentiaires pour éviter que le pire ne se produise ?
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-16 10:52:21
Désormais dépouillé de toutes prérogatives juridiques, le président du conseil d’administration de la défunte société nationale d'électricité SNE, Eugène Ondzambé Ngoyi, a rassuré, le 15 février à Brazzaville, que dans le cadre des réformes envisagées, aucun agent ne sera remercié. Une assertion sujette à caution.
Opération de déminage ou volonté de rassurer, le directoire de la Société nationale d'électricité (SNE), réuni en séance de travail, a informé les directeurs départementaux, centraux et chefs de service, ainsi que les chefs de division qu'aucun agent ne sera licencié suite aux réformes qui vont intervenir dans l'entreprise. Ceux-ci ont été invités, à leur tour, à conforter leurs collaborateurs désespérés depuis l’annonce faite par le gouvernement, de dissoudre la société.
« Les réformes sont annoncées dans le but d’apporter plus d’efficacité dans notre système de service public de l’électricité. Personne ne peut s’opposer à une amélioration. L’inquiétude qui animerait chacun d’entre nous serait celle liée à la perte de l’emploi. », a estimé le président du conseil d’administration, avant de relever que : « De ce point de vue, nous avons des partenaires sociaux qui avaient été reçus par les hautes autorités du pays. Ces derniers les ont rassurés du fait que personne ne sera mis à la porte dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de réformes à la SNE. Notre ministère de tutelle nous l’a confirmé ».
Le directeur général de la SNE, Louis Kanoha Elenga, a de son coté souligné que quel que soit le statut que prendra l’entreprise, qu’elle soit para-étatique ou privée, les acteurs de l’électricité seront présents. Car, ils sont appelés à travailler sans relâche pour rendre disponible le produit.
Les principaux interlocuteurs auraient-ils oublié le désastreux constat du conseil des ministres, ayant conduit à la dissolution de la société ?
« En dépit des lourds investissements consentis par l’État, en matière d’infrastructures de production, de transport et de distribution de l’électricité, et malgré une assistance technique voulue par les pouvoirs publics, la SNE n’a malheureusement pas pu recouvrer un niveau de rentabilité et de viabilité suffisants. Cet état de fait a entraîné le versement continuel de subventions dont le maintien devient difficile en cette période de resserrement des ressources budgétaires. C’est dans ce contexte négatif que les pouvoirs publics ont mené les réflexions d’usage en vue de l’amélioration des performances de l’opérateur public d’électricité de notre pays. Le schéma de réforme finalement retenu s’oriente vers la création d’une société anonyme de droit Ohada, l’accent devant être mis sur une gestion privée et une dimension commerciale plus affirmée.
Il va s'en dire qu'il y a bien l'Homme au centre de ces contre-performances. Et, pour une nouvelle société plus compétitive, il faudra à l'évidence s'affranchir de certains travailleurs, « poids mort », dont le minable rendement plombait les performances de la défunte SNE. C'est aussi cela, la restructuration d'entreprise.
Rappelons que c’est lors du conseil des ministres du 2 février que le gouvernement avait décidé de la mutation de la SNE en une société anonyme.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-16 09:11:42
David L. Strover, Président de Nobel Energy In.c, une société pétrolière basée à Houston et sa délégation, ont été reçus en audience, le Jeudi 15 février 2018, par le Président de la République du Congo, Denis Sassou N'Guesso. La recherche et l'exploitation pétrolières ont été au centre des entretiens.

La république du Congo continue d'attirer les investisseurs. Et pour preuve, le président directeur général de la compagnie américaine Noble Energy, David L. Strover, a eu des échanges, le 15 février à Brazzaville, avec le président Denis Sassou N’Guesso, au terme desquels il a exprimé la volonté de sa société d’investir en République du Congo, dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel.
Cette rencontre est la concrétisation des contacts préalables. David L. Strover s’était entretenu avec le chef de l’État congolais en marge de l’assemblée générale des Nations unies à New York. Le processus d’installation de sa société en terre congolaise est très avancé, a t-il confié.
Noble Energy est une société spécialisée dans l’exploration et la production du pétrole brut et du gaz naturel. Basée à Houston, au Texas, elle emploie plus de deux mille personnes.
Son implantation au Congo est de bon augure pour l'économie congolaise.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2018-02-16 07:45:11
L'ancien syndicaliste puis homme d'affaires, Cyril Ramaphosa sera élu ce jeudi au Parlement président de l'Afrique du Sud pour remplacer Jacob Zuma qui a présenté sa démission mercredi soir dans une allocution télévisée, après de vaines tractations et interminables réunions.
Créé le 2018-02-15 12:13:28
Les incursions répétées de l’armée angolaise à Kimongo et ses environs est un sujet de discussion très répandu, ces derniers temps, au Congo-Brazzaville. Le préfet du département du Niari (sud), André Ovu a entretenu mercredi à Dolisie, le commandement de la force publique mixte territoriale en présence du Consul d’Angola, au sujet de la sécurité des frontières communes de deux pays.
Créé le 2018-02-15 11:53:39