Projet « Djoka pé Ouesso », la Sangha s’ouvre à l’écotourisme

Le projet « Djoka pé Ouesso » (Allons à Ouesso) pourra être une grande fenêtre ouverte sur le département de la Sangha (nord), pour donner sens à cette destination touristique de grande valeur encore peu connue.

Le département de la Sangha est l’un des grands domaines de conservation de la faune et de la flore du Bassin du Congo, avec plus de 2 millions d’hectares d’aires protégées réparties dans trois parcs nationaux à cheval sur les départements voisins : Odzala-Kokoua au sud-ouest avec la Cuvette-Ouest, Nouabalé-Ndoki au nord avec la Likouala et Pikounda-Tokou au sud-est avec la Cuvette centrale.

Ces parcs nationaux sont équipés de camps, de logements de visiteurs, de restaurants et de sites d’observations avec des miradors qui permettent de suivre le mouvement de diverses espèces fauniques : des gorilles, des chimpanzés, des éléphants, des buffles, des crocodiles, des hyènes tachetées, des antilopes de plusieurs espèces…

Ces parcs restent encore peu connus des congolais et la clientèle est essentiellement composée, pour la plus grande partie, d’étrangers non-résidents au Congo (américains, anglais, allemands, espagnols et français).

Les grandes plantations de cacao, les palmeraies de Sangha-palm, les paysages luxuriants dont la splendide forêt équatoriale qui encadre la plupart des routes, les grandes rivières, les cascades de la Lengoué, de Kandeko, les chutes de Cholet, d’Assoumoundélé, les chaînes montagneuses d’Avima (bassin de plusieurs minerais) avec son plus grand pic, le Mont Nabemba (plus de 1000 m de hauteur et le plus haut du Congo), le lac mystérieux Monamégoy, la saline de Mouandzé, dans une étendue de savane, complète merveilleusement bien le potentiel de l’écotourisme, l’agrotourisme et le tourisme de vision dans cette partie du pays.

Les sites historiques qui racontent l’époque coloniale et les batailles entre français et allemands pendant la seconde guerre mondiale, à l’instar du cimetière des soldats français, érigé en monument de Mbirou, sont autant d’atouts pour le tourisme culturel.

A compléter dans ce registre, la richesse de l’art, des us et coutumes avec sa diversité ethnique, un véritable pôle de brassage culturel, car la Sangha est fièrement cosmopolite.

Le département, avec une population de 89 002 habitants, veut accélérer son développement en misant notamment sur le tourisme haut de gamme.

La Sangha avec une superficie de 55 800 km² à l’avantage de permettre d’en faire le tour en une dizaine de jours, et d’en avoir pris plein les yeux pour les amoureux de la nature.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

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