Madoukou Tsékélé en danger : l’appel urgent au civisme des habitants de Brazzaville

« Ici, l’eau doit circuler, pas vos poubelles ! ». À Brazzaville, la préservation de l’environnement urbain devient une priorité face à une pratique de plus en plus préoccupante : le déversement anarchique des déchets ménagers et des encombrants dans les bassins versants, notamment dans le cours d’eau de Madoukou Tsékélé.

Consciente de l’urgence de la situation, la Direction générale de l’assainissement (DGA) lance une vaste campagne de sensibilisation au civisme environnemental. L’objectif est clair : mettre fin à ces comportements qui mettent en péril l’équilibre écologique et aggravent les risques d’inondation dans plusieurs quartiers de la capitale.

Car les conséquences sont lourdes. En obstruant les caniveaux et les bassins versants, ces déchets empêchent l’écoulement normal des eaux de pluie. Résultat : des inondations récurrentes, des routes impraticables, des habitations envahies par les eaux et une dégradation progressive du cadre de vie.

Mais au-delà des dégâts matériels, c’est aussi une question de santé publique. Les eaux stagnantes, mêlées aux ordures, deviennent des foyers propices à la prolifération des moustiques et à la propagation de maladies.

Face à cette réalité, les autorités appellent à une prise de conscience collective. Le civisme ne doit pas être un mot vide, mais un engagement concret au quotidien.

Chaque habitant, en adoptant des gestes simples — jeter ses déchets dans les lieux appropriés, éviter les dépôts sauvages, sensibiliser son entourage — peut contribuer à protéger son environnement.

La lutte contre l’insalubrité ne peut réussir sans l’implication de tous. Car préserver Brazzaville, c’est préserver notre avenir commun.

Le message est clair : Madoukou Tsékélé n’est pas une décharge. C’est un bien commun à protéger. « Ici, l’eau doit circuler, pas vos poubelles ! ».

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville