Congo – Gouvernement : le tout premier Conseil des ministres du quinquennat s’est appesanti sur les réformes primordiales pour l’accélération de la marche vers le développement

Il s’est tenu, ce mercredi 6 mai 2026 au Palais du Peuple à Brazzaville le premier Conseil des ministres du nouveau quinquennat. Sous la très haute autorité du Président de la République, Chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso. Ce Conseil des ministres du mandat (2026-2031) est caractérisé par le lancement des activités du gouvernement Makosso III, avec pour leitmotiv, l’accélération de la marche vers le développement. Cette réunion, la première du genre, a fait affiche complète de tous les membres du gouvernement et le compte-rendu a été fait par Monsieur Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement. 

A l’entame de ce Conseil des ministres, le Président de la République, Chef de l’Etat a Dès l’ouverture des travaux, le Chef de l’État a délivré une communication d’orientation générale, stratégique à l’endroit des membres du nouveau gouvernement. Denis Sassou-N’Guesso a du reste salué la grande mobilisation des Congolaises et Congolais, lors des récentes échéances électorales, le scrutin des 12 et 15 mars 2026, rappelant ainsi que cette confiance du peuple en appelle à une responsabilité des pouvoirs publics dans la mise en œuvre déterminée des engagements pris pendant la campagne présidentielle.  

Il a inscrit l’action gouvernementale dans la dynamique de l’accélération de la marche vers le développement, insistant de ce fait sur l’impératif des résultats concrets et réalistes. Le Chef de l’Etat a exhorté les membres du gouvernement à faire preuve de cohésion, de rigueur et d’efficacité, pour que les projets validés par la population congolaise toute entière soient traduits en actes et d’en garantir et de rendre visible l’impact tangible sur les conditions de vie des citoyens.

Le Président de la République, parmi les priorités de son quinquennat, a instruit la mise en place d’une task force dédiée à la digitalisation de l’administration, qui va accorder une priorité aux régies financières, en vue de l’optimisation des ressources de l’Etat. Il a par ailleurs mis l’accent sur l’accélération des projets structurants, notamment, la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan (CFCO), le développement du corridor 13, ainsi que l’amélioration des infrastructures routières, énergétiques et hydrauliques sur l’ensemble du territoire national.

Par conséquent, parmi les dossiers examinés figure, le projet de loi portant création de la Caisse de Dépôt et de Consignation, présenté par le Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, présenté par le ministre Christian Yoka. Ce texte vise à moderniser la gestion des fonds publics, sécuriser les dépôts et renforcer les capacités de financement des projets structurants de l’État.

Le ministre Yoka a, en effet soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital. L’Etat autorise et organise ici l’apport en nature de certains investissements réalisés dans le cadre du Projet de couverture nationale en infrastructures de télécommunications (PCN) au profit de Congo Telecom, notre entreprise publique de télécommunications détenue à 100% par l’Etat. Cette opération se fera en contrepartie d’une augmentation du capital social de la société.

L’opération matérialisée par le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des Ministres a pour objet, dans un secteur stratégique pour notre pays, de permettre à Congo Telecom d’être un des principaux piliers de notre souveraineté numérique. C’est ainsi que l’Etat, par l’entremise du Ministère en charge du Portefeuille Public, organise par le texte en objet le transfert formel de la propriété de ces actifs à Congo Telecom. Ces actifs sont valorisés à 143 milliards 878 millions 429 mille 945 frs CFA, valeurs à dire d’expert pour les phases 1 et 2 du projet de couverture nationale et au prix du marché passé entre l’Etat et l’opérateur pour la phase 3, actuellement en cours.

Cette opération permettra, entre autres : d’absorber les pertes cumulées évaluées à un peu plus de 20 milliards de frs CFA au 31 décembre 2024 ; de renforcer la gouvernance de l’entreprise ; de renforcer les fonds propres de l’entreprise ; de valoriser le patrimoine de l’Etat dans le secteur des télécommunications ; de préparer l’introduction en bourse et susciter des appels publics à l’épargne pour mobiliser des financements, etc.

Ainsi, au terme de cette opération d’augmentation de capital et de régularisation de la situation financière, le capital social de Congo Telecom s’élèvera à 157 milliards 297 millions 453 mille 418 frs CFA. Le Conseil des Ministres a pris acte de cette première étape, qui s’inscrit dans un plan plus large de restructuration de Congo Telecom mené par les instances dirigeantes de l’opérateur. Il s’agira de constituer une société de patrimoine rentable appartenant à 100% à l’Etat et de favoriser la filialisation des activités commerciales ouvertes à des partenariats financiers et techniques.

Le Conseil des ministres a donc validé l’opération portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital en adoptant le projet de décret soumis à son examen.

Le Conseil des ministres a ensuite entendu une communication relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 présentée par Monsieur Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective.

Notre pays s’apprête à accueillir, les assemblées annuelles du groupe de la banque africaine de développement (BAD) qui comprennent la 61e assemblée annuelle de la banque africaine de développement et la 52e assemblée annuelle du Fonds africain de développement, avec comme thème principal « modifier le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté ». Cet événement est le rendez-vous économique et financier le plus important du continent africain. 3.000 participants y sont attendus, dont des chefs d’Etat, des ministres, des gouverneurs de banques centrales, des investisseurs internationaux et des représentants d’institutions financières et d’organisations internationales.

A travers cet événement majeur dont l’organisation a été confiée à notre pays, le Congo va réaffirmer, sous l’autorité de Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, Chef de l’Etat, son engagement en faveur de l’intégration africaine, du financement du développement et du renforcement des partenariats économiques.

La communication du ministre Ngatsé a donc eu pour objet : de souligner l’intérêt stratégique de l’événement pour le Congo ; d’informer le Conseil sur l’état d’avancement des préparatifs, sur le programme et le déroulement complet des assemblées annuelles, ainsi que sur les thématiques qui y seront abordées ; le ministre Ngatsé a souligné les points critiques qui justifient et nécessitent une  mobilisation du gouvernement et des pouvoirs publics, en vue d’assurer la réussite  d’un tel événement.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville