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France – Politique : Henri Emmanuelli est mort !

L'annonce a été faite par sa famille. L'ex ministre et président PS de l'assemblée nationale Henri Emmanuelli est décédé ce mardi 21 mars d'une double bronchite infectueuse, à 71 ans.

Né le 31 mai 1945, il était député socialiste et président du conseil départemental des Landes.

Henri Emmanuelli avait également été premier secrétaire du Parti socialiste entre 1994 et 1995.

Le monde politique de gauche est profondément bouleversé.

François Hollande a salué " un homme droit" et "une belle figure morale".

Benoît Hamon s'est dit « bouleversé et ému. Je lui dois beaucoup, il était comme un frère en politique pour moi » a réagi le candidat à la présidentielle.

« Henri Emmanuelli nous quitte. La mer a emporté le rocher » a réagi sur twitter Jean-Luc Mélenchon, un autre candidat à la présidentielle.

Grande figure de la gauche, avec son décès, c'est une page du parti socialiste qui se tourne et un pan de l'histoire qui s'écroule.

Benoît BIKINDOU

Créé le 2017-03-21 10:30:47

Congo – Économie : Des perspectives rassurantes dans un proche avenir

Après l’amoncellement de nuages qui ont quelque peu obscurcit l'horizon, le ciel semble se dégager. La croissance économique de la République du Congo devrait progresser de 1% cette année après une récession de 2,1% en 2016.

Cette bonne performance sera portée par une augmentation de la production pétrolière du pays.

Cette hausse de la production d’or noir est confortée par l’entrée en activité du champ pétrolier du français Total à Moho.

Ce champ augmentera à lui seul plus de 100 000 barils par jour la production pétrolière congolaise.

Même si les prix du brut restent encore bas, la quantité produite désormais au Congo va compenser tant soit peu les marges et rétablir des équilibres vitaux pour l'économie congolaise.

Selon les experts, le Congo détrônera cette année la Guinée équatoriale en tant que 3ème producteur africain d’or noir.

Le pétrole est la première ressource du pays avec une contribution de 60% environ au produit intérieur brut.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-03-21 09:51:23

Congo – Pool : Terrassés par la famine, les ninjas-nsiloulou passent de la  « lutte armée » au grand banditisme

Dans une précédente publication, nous évoquions « le réseau logistique du pasteur Ntoumi décapité ». Le manque de ravitaillement pousse désormais des ninjas-nsiloulou réduits à la survie, à rançonner ou prendre en otages et libérer moyennant finances, des populations pour lesquelles ils prétendaient « mener la lutte ».

Selon notre confrère La semaine africaine qui rapporte les faits, quatre villageois ont été enlevés par un groupe de quatre ninjas-nsiloulou bien armés, le vendredi 10 mars 2017, aux environs de 15h, à Ngounoukoutou, un village situé sur la route Kindamba/Mayama, dans le Département du Pool.

Ligotés comme des bêtes, ces paysans ont été pris en otage par leurs ravisseurs qui exigeaient une rançon d’un million de francs Cfa, baissée à 800 mille francs pour les libérer, autrement ils menaçaient de les exécuter.

Dans le souci de sauver les leurs, les villageois  ont rapidement fait une collecte d’argent. Les autochtones vivant dans ce village y ont participé eux aussi. Ce qui a permis de réunir une somme de 60 mille francs.

C’est au prix d’âpres négociations que les ravisseurs ont finalement accepté cette somme et libéré les quatre otages. Cette prise d’otage a créé l’insécurité sur la route entre Kindamba et Mayama.

Déjà, la route Mindouli/Kindamba est désaffectée à cause des ninjas-nsiloulou qui écument les environs de la forêt de Bangou. Conséquence, la localité de Kindamba est coupée de la capitale et les paysans ne peuvent plus évacuer leurs productions, tout comme la localité n’est plus approvisionnée.

Confrontés à la famine, les ninjas-nsiloulou sont passés aux actes de banditisme consistant à voler les récoltes, la nourriture, à faire des braquages, couper les routes et à enlever les habitants, en exigeant des rançons pour les libérer.

Arrielle KAMBISSY

Créé le 2017-03-21 08:45:27

Congo – Aviation civile : ECAir veut se voir à nouveau pousser des ailes

Elle était la fierté congolaise dans les airs, la compagnie aérienne ECAir a cessé ses activités depuis le mois d'octobre 2016 pour cause de trésorerie. Dans une interview accordée à nos confrères des Dépêches de Brazzaville, la directrice Fatima Beyina-Moussa rassure, ECAir reprendra bientôt ses activités sur une base stable et solide.

Ces derniers jours, deux rapports d'audit controversés sont venus alimenter la chronique économique en pointant la mauvaise gestion dans le management de l'entreprise.

Ce constat pourtant réaliste pour l'opinion est battu en brèche par la directrice générale d'ECAir qui rétorque que le business plan de la compagnie a bien fonctionné, mais que le processus de financement n'est pas allé jusqu'au bout, du fait de la conjoncture financière.

Pour Fatima Beyina-Moussa, le fait que les aéronefs d'ECAir soient immatriculés à l'étranger est une sortie supplémentaire d'argent qui aurait pu être économisé. Elle veut bien y croire, la compagnie va renaître car elle dispose d'une base matérielle consistante. Et de rassurer :

« Il faut préciser que c’est une interruption d’activité et non une liquidation. Ecair n’a pas disparu, la compagnie est là et elle est propriétaire de ses six avions. Elle a fait un investissement assez lourd dans un gros porteur auprès de Boeing. Ecair a acheté ses avions. Parce que beaucoup de compagnies aériennes que vous voyez opérer font du leasing, donc elles louent en mettant leur nom dessus. Ecair a des actifs. Elle a six avions moyen et long-courrier et a investi dans un grand porteur de dernière génération. La compagnie doit compléter cet investissement pour que cet avion puisse arriver. C’est pour dire qu'elle est assise sur des bases assez solides pour pouvoir reprendre. »

Pour Fatima Beyina-Moussa, la passe difficile de sa compagnie n'aura été qu'un incident de parcours et l'avenir sera bien meilleur.

« Notre relance va se faire. Nous avons fait un travail ces derniers mois pour mettre en place des mécanismes de financement nécessaires pour relancer la société sur une base stable et solide financièrement et opérationnellement. Nous avons travaillé avec des partenaires à l’instar d’Ethiopian Airlines pour signer un mémorandum technique et sur la formation. Nous nous sommes battus aussi pour que nos avions soient préservés pendant cette période devant les tribunaux et face à des fournisseurs qui tentaient d’attaquer notre compagnie. Nous avons préservé nos acquis et d’ici peu de temps, la relance de nos vols doit pouvoir se faire. »

Puissent ces paroles conforter le dicton : « qui trébuche en chemin arrive à son but ».

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-03-21 07:52:37

Religion : 40ème anniversaire de la mort du cardinal Émile Biayenda, les commémorations ont commencé

Des messes ont été organisées dimanche en la cathédrale d'Argenteuil en France et en Italie, pour les 40 ans de la mort du Cardinal Émile Biayenda assassiné le 22 Mars 1977.

De partout, les congolais venus de toute la France ont afflué par centaines vers Argenteuil, pour communier en toute fraternité et honorer la mémoire du bon pasteur que fut Émile Biayenda. La cathédrale d'Argenteuil était à peine suffisante pour contenir tous les fidèles et autres simples patriotes congolais venus pour la circonstance.

La messe concélébrée par un évêque français et des prêtres congolais a été animée par de chants en français et en langues congolaises.

Ce ferment culturel a davantage rapproché les congolais qui le temps d'un office religieux se sont crus à Saint-Pierre Claver de Bacongo, Saint-Esprit de Moungali ou Saint Christophe de Ouenzé.

En Italie également, une messe en mémoire du cardinal Émile Biayenda a rassemblé les congolais, en présence de l'ambassadeur du Congo en Italie, Mamadou Dekamo Kamara.

Évocations, témoignages, œuvre de l’illustre disparu ont marqué cet office religieux.

Cette messe a été la consécration d'une conférence internationale autour de la figure du cardinal Emile Biayenda, le premier cardinal du Congo.

Cette conférence qui a eu lieu au siège des missionnaires carmélitains de Rome s'est tenue sous le thème «40è anniversaire de l’Oblation du Cardinal Biayenda - Témoignage de la vérité qui nous rend libres ».

Entre autres orateurs, on peut citer le père carmélitain italien Romano Gambalunga, postulateur général de son ordre, le journaliste congolais de Radio Vatican, Albert Mianzoukouta, qui a évoqué le contexte historique de l’assassinat du cardinal, monseigneur Nsayi, ancien évêque de Nkayi  ou l’ambassadeur du Congo en Italie et doyen du Corps diplomatique, Mamadou Dékamo Kamara qui a illustré la stature du cardinal Biayenda aussi bien au niveau national congolais qu’international.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-03-20 22:31:58

Congo - Partis politiques : Guy-Brice Parfait Kolelas crée l'UHD-Yuki sur la vision de Bernard Kolelas

Une affluence des grands jours et une mobilisation qui rappelle les grands moments de la campagne de la présidentielle. Guy-Brice Parfait Kolelas a relevé le défi à l'issue du congrès extraordinaire et constitutif de son parti, dimanche 19 mars à Brazzaville.

Il était arrivé en deuxième position après la présidentielle de mars 2016 en qualité de candidat indépendant. Désormais, il bénéficie d'une structure organisée.

Guy-Brice Parfait Kolélas a créé son propre parti politique dénommé « Union des démocrates humanistes » (UDH- Yuki) qui se situe dans l'opposition.

Dans une salle des conférences du palais des congrès prise d'assaut par des militants enthousiastes, le leader du « Yuki » a traduit l'espoir nouveau qui prend racines sur l’idéal incarné par feu Bernard Kolelas.

« Aujourd’hui, nous avons acté la naissance de l’Union des démocrates humanistes Yuki. L’UDH-Yuki est née en grande partie des cendres du parti politique fondé par Bernard Kolélas et ses compagnons. Nous aurons à court et à moyen terme beaucoup de défis à relever, notamment contribuer au retour et à la consolidation de la paix dans notre pays ».

Disposé à travailler pour le retour d'une paix véritable au Congo, Guy-Brice Parfait Kolélas a surtout plaidé pour la sortie des forêts des populations du Pool, une région a t-il dit en proie à l'insécurité depuis une année pratiquement :

« La paix est importante et impérieuse pour le devenir économique et social d’un pays. Un peuple qui a faim, qui a soif, qui ne peut pas se loger, s’éduquer, qui ne peut se soigner, n’est pas en paix. De même, un pays où une partie du peuple vit en clandestinité dans son propre terroir n’est pas en paix. Je plaide pour tous ceux qui vivent reclus dans les forêts du département du Pool ».

Déjà, dans certains quartiers de Brazzaville et dans certaines villes du pays, les militants du « Yuki » s'en sont repris à rêver de victoires politiques plus grandes.

Ils veulent y croire dur comme fer et le clament bien haut par le vocable sportif : « Yiwiri! » autrement dit : « c'est fini, l'affaire est dans le sac ».

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-03-20 13:57:18

Canada – RDC : 7 ans de prison pour avoir transmis le VIH à trois femmes

Un homme d'origine congolaise (RDC) a été condamné à sept ans d'emprisonnement pour avoir eu des relations sexuelles sans avouer qu'il était porteur du VIH. Au moins trois femmes ont été infectées.

Entre 2001 et 2015, Jean-Claude Tshibamba-Muntu, 57 ans, a eu des centaines de relations sexuelles avec au moins neuf femmes sans leur avouer qu'il était porteur du VIH. Alors qu'il jurait être «clean», il a infecté trois d'entre elles.

Une des victimes est en colère contre l'accusé. «Je n’arrêtais pas de perdre du poids. Je suis allée voir le médecin et on m'a déclarée porteuse du VIH», raconte-t-elle.

Ces femmes, il les a rencontrées dans les bars et sur Internet. Après avoir découvert le pot aux roses, certaines ont fait des dépressions, d'autres ont même tenté de s'enlever la vie.

«J'ai fait une tentative de suicide, mon conjoint est venu me porter à l'hôpital. J'ai une dévalorisation de ma vie. Aujourd'hui, j'ai arrêté la médication depuis septembre, j'ai l'impression d'être un zombie», ajoute-t-elle.

Tshibamba-Muntu a plaidé coupable à des accusations d'agressions sexuelles graves. Selon son avocat, Me Jean-Riel Naud, il a été négligent et inconscient. Il ne pensait pas que c'était si grave.

Malgré la honte longtemps ressentie, plusieurs victimes étaient présentes au palais de justice de Victoriaville. L'accusé a été condamné à sept ans de pénitencier.

Le Congolais, arrivé au Canada en 1989, pourrait aussi être expulsé du pays puisqu'il n'a pas sa citoyenneté.

Bertrand BOUKAKA

Créé le 2017-03-20 07:33:19

Congo – Pool : Saisie d'un arsenal de guerre après la mise en déroute du « front ninja-nsiloulou » de René-ville

René-ville par Mayama, une véritable forteresse dans un relief escarpé, de dédales montagneux et de blocs rocheux qui se mêlent aux nombreuses galeries où l'on exploitait naguère de la dioptase. C'est là, que se retranchaient les ninjas-nsiloulou, du front dit de Mayama, y tenant leur base opérationnelle et stratégique. Celle-ci a été anéantie par la Force publique et l'arsenal qui y a été saisi est impressionnant.

Dans le communiqué de presse qu'il a publié le jeudi 16 mars dernier, la direction générale de la police annonçait que dans le cadre des opérations de sécurisation qu'elle mène dans le département du Pool, la Force publique a neutralisé le samedi 11 mars aux environs de René-ville, un groupe de ninjas-nsiloulou conduit par un certain Daniel Bayidikila-Malonga connu sous le pseudonyme de « maître Daniel ».

Ce groupe équipé pour la circonstance, s'apprêtait à commettre une série d'attentats.

Dans les affrontements qui s'en sont suivis, une quinzaine de ninjas-nsiloulou a été tué, les autres, ainsi que leur chef Daniel Bayidikila-Malonga ont pris la poudre d'escampette, abandonnant sur place l'essentiel de leur arsenal de guerre.

La saisie se compose des détonateurs électriques et pyrotechniques, des dispositifs de mise à feu pyrotechniques, des charges propulsives de roquettes, des armes de divers calibres et des munitions.

Cette prise réduit considérablement les capacités de nuisance des ninjas-nsiloulou qui se sont illustrés ces derniers temps par la destruction des ouvrages d'art, notamment des ponts sur le CFCO, rendant inopérant l'axe ferroviaire Loutété-Brazzaville.

Arrielle KAMBISSY

Créé le 2017-03-20 07:01:24

ELECTIONS 2017 : l’UPADS regrette l’absence de la biométrie et d’un recensement fiable

Le premier secrétaire de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala, a dit à la presse avoir enregistré des avancées en matière de découpage électoral, mais regrette tout de même l’absence de la biométrie et d’un recensement fiable pour des élections législatives libres et apaisées dans quelques mois au Congo.

Créé le 2017-03-19 22:37:47

Le corps d'un enfant de 8 ans découvert dans l'estomac d'un crocodile

Le corps sans vie d'un enfant, âgé de 8 ans, a été retrouvé dans l'estomac d'un crocodile à Mushumbi Pools, au Zimbabwe.

Créé le 2017-03-19 19:41:36

La mort de Marien Ngouabi, le témoignage choc de Florent Ntsiba

Florent Ntsiba, l’un des cadres et responsables de première heure du Parti Congolais du Travail (PCT, parti au pouvoir), a déclaré hier à Brazzaville, que le 18 mars 1977, alors qu’il ne s’attendait pas au pire, il eut vent de ce que le Commandant Marien Ngouabi était mortellement violenté, et qu’il se trouverait à l’hôpital militaire dans un état comateux.

Créé le 2017-03-19 19:19:04

VIH/Sida : Kinshasa s’engage à prêter des antiretroviraux à Brazzaville

La République démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ont signé un accord de prêt des antirétroviraux.

Créé le 2017-03-19 18:43:47

Le père fondateur du rock Chuck Berry est mort à l'âge de 90 ans

Chuck Berry, un des pères fondateurs du rock'n roll, est décédé samedi à l'âge de 90 ans.

Créé le 2017-03-19 18:18:24

France – Affaire Fillon-Bourgi : Un « coquet » chèque aurait précédé les costumes

Ce n'est pas la première fois que Robert Bourgi signe un chèque au profit de François Fillon. L'avocat, qui a reconnu avoir acheté au candidat des Républicains des costumes pour un montant de 13 000 euros, a également fait un don de 7 500 euros à une association politique de François Fillon, affirme Le Parisien dans sa publication du samedi 18 mars.

Entre 2013 et 2014, ce conseil franco-libanais aurait ainsi signé un chèque au profit de Force républicaine, l'association politique du vainqueur de la primaire à droite. 

"Son chèque est arrivé par courrier et il y a eu des interrogations internes sur ce qu'il fallait en faire. Au point que François Fillon a été consulté pour savoir si on devait l'encaisser", a expliqué un membre de l'association au quotidien.

L'entourage de Robert Bourgi a confirmé l'existence de ce don "de 7 500  euros effectué en toute légalité". 

L'enquête sur de possibles emplois fictifs familiaux, qui a valu à François Fillon d'être mis en examen en pleine campagne présidentielle, a été étendue aux conditions dans lesquelles ces costumes de luxe lui ont été offerts par l'avocat Robert Bourgi, acteur de la "Françafrique".

Benoît BIKINDOU

Créé le 2017-03-18 20:21:43

La mort du président Marien Ngouabi, le flou règne toujours après 40 ans

Qui a tué le président Marien Ngouabi ? Quarante (40) ans après, les congolais en sont encore à s’interroger sur ce qui s’est réellement passé, ce 18 mars 1977. L’enquête a-t-elle piétinée, on le pense le moins. Les pistes se sont toujours refermées, chaque fois que l’on a voulu démasquer les commanditaires. Toujours inexpliquée, cette mort reste empreinte de mystère jusqu’à nos jours.

Créé le 2017-03-18 09:01:29

France – Costumes de Fillon : Et si le vrai donateur était un président africain ?

L’avocat Robert Bourgi a confirmé au journal Le Monde avoir payé les costumes de prix du candidat à la présidentielle François Fillon. Et si l'homme n'était que l'intermédiaire d'un président africain ?

Se réveiller un bon matin et décider de faire des cadeaux à un ami, sans que l'acte ne soit rattaché à un événement quelconque le concernant, cela sort quelque peu de l'ordinaire. Pourtant, Robert Bourgi l'a fait auprès de François Fillon.

Au moment où la campagne présidentielle française bat son plein, quelques chefs d'États africains aimeraient aussi s'assurer des lendemains confortables avec le gagnant de l'élection française et en la matière, Robert Bourgi est un « entremetteur de luxe ».

Figure de la Françafrique, présenté comme le fils spirituel de Jacques Foccart, il est l'homme des réseaux qui assurèrent, après les indépendances, la continuité de l'influence de la France dans les anciennes colonies africaines.

Robert Bourgi est tombé tout jeune dans la Françafrique. C’est par l’intermédiaire de son père, gaulliste pur sucre, qu’il rencontre Jacques Foccart dès les années 1970, alors qu'il est coopérant, professeur de droit en Afrique. Le conseiller de De Gaulle et Pompidou le présente à Jacques Chirac et surtout, en 1978 au président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, homme-clé des réseaux franco-africains.

Robert Bourgi affirme qu'à l'époque, Jacques Foccart était le maître d'œuvre du système de mallettes d'argent entre l'Elysée et les palais présidentiels africains.

L'avocat soutient aujourd'hui n'avoir lui-même jamais transporté de valise, mais simplement accompagné des émissaires.

Au fil des années, l'influence de Robert Bourgi grandit. Il devient un intime du Gabonais Omar Bongo. Il le surnomme « papa » et obtient pour lui la tête du ministre Jean-Marie Bockel, qui voulait mettre fin au système.

C'est même Robert Bourgi lui-même qui laisse filtrer dans la presse la nouvelle de la mort du président gabonais en 2009. Cet été-là, il pousse pour l'élection de son fils Ali.

À Paris, il sait aller dans le sens du vent. Un temps proche collaborateur de Dominique de Villepin, il se tourne vers son rival, Nicolas Sarkozy. Après son élection, l'avocat gardera une véritable influence à l'Elysée, au grand dam des diplomates français.

François Fillon a nourri ces derniers mois un réel intérêt pour l'Afrique, y effectuant même un voyage.

L'Afrique, c'est le terrain du business de Robert Bourgi. Tout ce qu'il fait ou touche sent la Françafrique. Même les costumes, le cas échéant, fussent-ils donnés en "cadeaux à un ami".

Benoît BIKINDOU

Créé le 2017-03-18 08:56:36

Présidentielle 2017 en France : Macron va gagner, selon François Hollande

Le président français, François Hollande aurait déjà livré son pronostic. "Ce sera Macron", aurait-il assuré comme le révèle Le Magazine du Monde dans son dernier numéro.

Créé le 2017-03-17 23:09:57

Congo : Le pasteur Ntoumi viole les femmes, selon Pierre Mabiala

Le ministre congolais de la Justice, Pierre Mabiala a déclaré jeudi à Brazzaville, lors de ses échanges avec les ONG des droits de l’homme, que le pasteur Ntoumi, l’homme le plus recherché par les Forces armées congolaises, "viole les femmes, détruit les infrastructures ferroviaires au Congo et brûle tout".

Créé le 2017-03-17 20:50:01

Congo : Les ONG veulent voir dans quelles conditions sont détenus les prisonniers politiques

Les ONG des droits de l'homme veulent aller voir ce qui se passe dans les prisons question de constater dans quelles conditions sont détenus les prisonniers politiques. C’est du moins ce qu’elles ont demandé jeudi à Brazzaville, au ministre congolais de la Justice, Pierre Mabiala.

Créé le 2017-03-17 20:22:10

Congo – Parlement : La violence en milieu scolaire examinée au sénat

La séance des questions d’actualité au sénat a été consacrée à la violence en milieu scolaire, le 15 mars dernier. Interpellé, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Anatole Collinet Makosso s'est expliqué sur les causes du phénomène et les moyens de l'endiguer.

Les débats ont porté sur les questions posées par les sénatrices Jacqueline Moundzalo et Charlotte Olondowé. 

La première a insisté sur le caractère quasi généralisé des faits de violence en milieu scolaire, qui « a atteint une propension démesurée dans notre pays ». Ces comportements déviants sont constatés tant des les écoles publiques que privées. « Aussi, devient-il imprudent, voire risqué de nos jours, de laisser partir seuls des enfants, quel que soit leur âge pour les établissements scolaires », s'est inquiétée la sénatrice.

Jacqueline Moundzalo a interrogé le ministre sur les causes de ce regain de violence et  les mesures sécuritaires dissuasives prises pour mettre fin à ce phénomène.

Sur le même sujet, la sénatrice, Charlotte Olondowé a demandé au ministre de s'expliquer sur la mort en plein établissement scolaire de l’élève Itoua au lycée Antonio Agostinho Neto.

Les sénatrices Moundzalo et Olondowé

Dans ses réponses, Anatole Collinet Makosso a relevé que les origines de cette violence en milieu scolaire sont à rechercher dans la perte des valeurs morales, le surpeuplement des établissements scolaires mais aussi la responsabilité des parents qui ne jouent plus  leur rôle dans l'éducation des enfants.

Quant au décès de l'élève Itoua au lycée Aghostino Neto, le ministre Anatole Collinet Makosso a fait savoir qu'il est intervenu après une rixe avec d'autres jeunes qui voulaient lui ravir son téléphone portable. Poignardé par un de ces jeunes, l'élève Itoua succombait de sa blessure à l’hôpital de Talangai. Rattrapé, l'assassin avait aussi été aussi abattu.

Pour arrêter ce cycle de violence, Anatole Collinet Makosso a rassuré les sénateurs sur les mesures en cours prises par le gouvernement.

Il s'agit de l'application  dans les brefs délais de  l'arrêté ministériel sur la prévention de la violence en milieu scolaire, du renforcement des équipes de maîtrise chargées de mettre de l’ordre dans les établissements, de la fouille systématique des élèves à chaque entrée des écoles, de l'ouverture du lycée de la révolution et du CEG Gampo Olilou en vue de désengorger le lycée A. A. Neto.

Le gouvernement, a enfin indiqué le ministre, mettra un accent particulier sur la création d’autres lycées pour endiguer le phénomène.

Bertrand BOUKAKA  

Créé le 2017-03-17 08:48:48

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