La Journée mondiale de lutte contre sida est placée cette année sous le thème « Les communautés font la différence »

Le 1er décembre, comme tous les ans à la même date, l'attention de tous est attirée sur les ravages du sida qui faut-il le rappeler, n'est pas un « Syndrome Imaginaire pour Décourager les Amoureux ». L'événement constitue l’occasion d’une mobilisation mondiale contre cette maladie, au cours duquel plusieurs actions d’information, de prévention et de sensibilisation sont menées.

Le thème de cette année est : « Les communautés font la différence ».

La maladie est là, et elle fait des ravages surtout dans la couche juvénile, celle qui apparaît désormais la plus exposée du fait parfois de l'insouciance.

Il faut donc changer de comportements sexuels car c'est sur ce plan que les contaminations prolifèrent. Solidarité avec les personnes touchées, Abstinence et ou protection dans les rapports, Bannissement des comportements à risques, Dépistage, telle est la piqûre de rappel.

En prélude à la célébration de l'événement, l’AIDD, l'association que dirige Ghislaine Guylaine Rachel Mbany Ondzé a organisé, le 29 novembre, une campagne de sensibilisation à l’endroit de quelques administrations de la ville de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Quelques administrations publiques, civiles et militaires, ont été ciblées par les membres de l’Association initiatives d’aide au développement (AIDD), notamment la mairie de Pointe-Noire, la gendarmerie, l’hôpital général Adolphe-Sicé, la Cour d’appel, la direction départementale des impôts et autres.

Au Congo-Brazzaville, 70.000 personnes vivent avec le VIH au Congo. Ce chiffre a été décliné par la ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le sida célébrée en décembre 2017 sous le thème : « Droit à la santé ».

Pays de 4 millions d’habitants, le Congo a engagé une lutte sans merci contre la pandémie du Sida. Les pouvoirs publics ont mis en place des Centres de traitement ambulatoires (CTA) dans toutes les capitales départementales du pays.

Le gouvernement veut amener aussi chaque congolais à s’approprier cette lutte, à l’intérioriser, à l’amplifier, afin de développer et de cultiver des réflexes de survie, dans ce monde infecté et affecté par le VIH/Sida.

Le Congo devrait comme les autres pays poursuivre l’accélération de la prévention du VIH, le dépistage et le traitement afin de mettre un terme à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 et garantir que les générations à venir naîtront sans VIH.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

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