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Le poste frontière de Lékoko, à 7km de Mbinda dans le Niari (sud) sera à l'honneur le 22 décembre prochain, à l'occasion de l'inauguration du réseau à haut débit reliant le Congo au Gabon.
Le projet CAB a été mis en place afin d’améliorer les services des technologies de l’information et de la communication en quantité et en qualité. Il devrait permettre aux populations des pays concernés d’accéder auxdits services à moindre coût.
L'important ouvrage réalisé pendant deux ans pour relier le Congo au Gabon par fibre optique a coûté 15 milliards de francs. Il portait sur le déploiement de près de 520 km de fibre optique de Pointe-Noire jusqu'à la frontière gabonaise, en passant par Dolisie et Mbinda.

Né de la volonté des chefs d’État d’Afrique centrale d’assurer l’interconnexion sous-régionale des réseaux à fibre optique, le projet CAB compte trois phases dont la première d’un montant de 30 millions de dollars américains (environ 15 milliards F CFA) a été financée par la République du Congo (50%) et la Banque mondiale (50%).
La deuxième phase porte notamment sur la construction de deux réseaux en fibre optique devant relier le Congo à la fois au Cameroun et à la République Centrafricaine. Le début des travaux de cette phase est prévu en 2018.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-19 08:57:43
En dépit de la crise financière qui étrangle le pays, le gouvernement congolais va débloquer une enveloppe de 10 milliards de FCFA pour procéder en 2018 au 5ème recensement général de la population et de l’habitat.
Créé le 2017-12-18 13:17:39
La Chine et le Congo, représentés respectivement par l'ambassadeur de Chine, Xia Huang, et le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso, ont procédé à la signature d'un accord de don, le 16 décembre, à Brazzaville.
Lors de la cérémonie consacrée à l'annonce de l'octroi par la Chine de ce don de cent millions de Renminbi, soit environ 8,5 milliards de Francs CFA, le diplomate chinois a réitéré l'engagement de son pays à renforcer la coopération sino-congolaise. Il s'est réjoui de ce que les actions entreprises par Pékin « illustrent la disponibilité du gouvernement chinois de traduire en actes concrets tous les engagements qu'il a pris pour faire avancer les relations d'amitié et de coopération » avec le Congo et d'autres États africains.
Xia Huang a assuré que la Chine est plus que déterminée « à accompagner le Congo afin de relever les défis » qui s'y présentent.
Le chef de la diplomatie congolaise a, pour sa part, exprimé les remerciements du gouvernement à la Chine pour « cet appui important » apporté à l'université de Kintélé. Il a s'est félicité de ce que « l'essentiel » des actions d'« un développement soutenu » réalisé ces dernières années au Congo, l'a été avec la partie chinoise.
L'enveloppe permettra de financer le projet de l'Institut de l'aviation civile de l'université Denis-Sassou-N'Guesso et d'autres projets qui seront déterminés par les gouvernements chinois et congolais. À cet effet, la Banque de développement de Chine et la Caisse congolaise d'amortissement ouvriront un compte d'assistance.
Bertrand BOUKAKA/Source Adiac
Créé le 2017-12-18 10:25:06
Elle était attendue de tous, la séance des questions orales au gouvernement a tenu ses promesses vendredi dernier.
Un premier ministre parfois à la peine, des ministres mis à l'index « cartes sur table », les députés n'y sont pas allés avec le « dos de la cuillère », lors de la séance des questions orales à l'exécutif, tant leur parole s'est véritablement soudain libérée, face aux membres du gouvernement.
« Monsieur le premier ministre, s'il y a des ministres qui ont failli à leurs missions, demandez leur départ du gouvrnement auprès du président de la république ».
Ces mots du député Jean-Claude Ibovi illustrent par la preuve, la pertinence des questions et l'âpreté des débats. Sans doute, l'annonce par le président de la république d'un audit sur la corruption et la bonne gouvernance aura t-elle contribué à ôter aux députés le sens de la repartie qui les a de tout temps caractérisé, face au gouvernement traité avec maints égards.
Désormais, ont promis les députés, « ce ne sera plus comme avant ».
Ce changement de logiciel dans le contrôle de l'action gouvernementale, le président de l'assemblée nationale Isidore Mvouba en avait esquissé les grands traits, afin disait-il, de faire du parlement un « véritable laboratoire à idées, avec des députés en totale immersion dans la société ».
Cette immersion, les députés l'on traduite, en rapportant à l’hémicycle les préoccupations du congolais lambda, dépouillant de facto le ministre de son légendaire confort.
Qu'il s'agisse des questions salariales, de la recherche de la paix véritable, des grèves ou des menaces contre des infrastructures du Congo ou des officiels congolais à l'étranger, nulle question d'actualité n'a échappé aux députés, au point de mettre parfois le président de l'assemblée devant le fait accompli.
Dans cet exercice, les députés de la majorité se sont montrés des plus intraitables, à l'instar de Jean-Claude Ibovi ou encore Ferréol Ngassakys.
Ainsi, lorsque le député Jean-Claude Ibovi recadre le ministre de l'Administration du territoire et des Grands travaux, lui signifiant qu'il ne peut parler de réhabilitation de 137 kilomètres d'une route qui n'existe pas au préalable, les clameurs s'élèvent de partout, comme lors d'un but, à l'occasion d'une grande rencontre de football.
« Ces ministres auraient changé depuis bien longtemps, si on leur disait toujours ainsi les vérités », assure t-on dans la population.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-18 09:45:05
Les fêtes de Noël et du nouvel an approchent à grand pas. Le scintillement des guirlandes devant les boutiques et le concert des pétards dans tous les coins de rue sont des signes révélateurs. Mais seulement voilà, la crise économique que traverse le pays depuis la chute des prix du baril de pétrole, risque de porter un coup dur aux festivités.
Créé le 2017-12-15 15:25:02
Un homme de 46 ans, originaire du Mali, entretenait une relation intime avec une femme congolaise depuis plusieurs mois à Dolisie dans le Niari (sud). Très généreux, il a donné suffisamment des moyens financiers à sa compagne pour exercer le commerce des produits divers au grand marché de la ville. Apprenant mercredi dernier que sa dulcinée l’avait trompé, l’homme est sorti de ses gonds et a décidé de se venger de cette humiliation. Il n’a pas fait les choses à moitié.
Créé le 2017-12-15 14:39:12
Maître Yvon-Eric Ibouanga, avocat de l’opposant congolais, Paulin Makaya a exigé ce vendredi à Brazzaville, la libération de son client.
Créé le 2017-12-15 12:55:26
Témoins d'un grave accident de la route, des usagers des smartphones se sont livrés impassibles à la chasse à l'image, au mépris de la vie humaine, en dépit des appels à l'aide.
Un bus couché, ses passagers éjectés et dispersés de partout, gisant et appelant à l'aide, d'autres suppliant d'être secouru, alors qu'ils n'ont pour toute assistance qu'une prise vidéo.
Ces images de l'accident survenu à quelques encablures de Mayama ont choqué plus d'un sur le manque d'humanité de certains congolais désormais porté vers le scoop.
Depuis que ces usagers du téléphone se sont convertis en paparazzis, pour alimenter en photos et vidéos les réseaux sociaux, plus aucune morale ni un soupçon de citoyenneté, voire d'humanisme n'habite certains d'entre eux.
Désormais pour eux, seule l'image compte, au mépris de l'intimité des personnes filmées, du choc psychologique ou des appels à l'aide qui montent de leur source de reportage.

Comment être insensible à la douleur d'une personne qui crie à l'aide, face à une vie à sauver et privilégier cyniquement quelques clichés dont la valeur marchande n'est nullement proportionnelle à celle de la personne que l'on peut secourir. Pourtant, ils agissent comme si quelque chose dépassait en valeur la vie humaine.
Nombreux sont les risques dans notre vie quotidienne. Face à une personne en danger, avoir les bons réflexes peut parfois sauver une vie. Hélas, de nombreux congolais n'ont aucune connaissance des premiers secours civiques, ceux que tout citoyen peut apporter à un accidenté ou une personne en détresse : les gestes d'urgence. Des gestes simples qui, s'ils sont pratiqués rapidement et correctement, peuvent sauver des vies.
À défaut de la maîtrise des gestes de premiers secours à proprement parler, on devrait au moins savoir donner l'alerte, protéger le lieu de l'accident par des signaux visuels dans les deux sens, pour en éviter d'autres. Venir en aide aux accidentés en posant soit un garrot que l'on relâchera à fréquence régulière, pour des saignements dangereux, ou simplement, maintenir les accidentés en éveil en leur parlant, pour éviter qu'ils ne s'endorment et ne s'évanouissent, au point d'en mourir.
Or dans le cas de l'accident de Mayama, même les éléments de la Force publique arrivés sur les lieux semblaient méconnaître les gestes qui sauvent.
Le maillage du pays en infrastructures routières appelle les usagers à de nouveaux comportements et des connaissances qui se rapportent à l'attitude à adopter en cas d'accident. Il est temps que les pouvoirs publics s'emploient à vulgariser ces connaissances, car la vie d'un accidenté tient parfois à un geste, loin, bien loin d'un cliché ou d'une vidéo.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-15 12:34:40
Le premier ministre Clément Mouamba conduit le gouvernement pour la séance des questions orales avec débats à l'assemblée, ce vendredi. Forts de la responsabilité qui leur incombe, de par leur action de contrôle légitimement exprimée, les députés promettent de n'enfiler aucun gant pour dire et nommer les choses. De partout, la tension monte dans l'opinion, comme pour l'attente d'un grand derby sportif.
De nombreux congolais auront les yeux et les oreilles tournés vers le Palais du Parlement ce vendredi, afin de suivre la séance des questions orales au gouvernement.
Haut moment d'échanges directs entre l'exécutif et la représentation nationale, cet exercice est un des maillons du contrôle dont dispose le député qui à l'occasion, pose des questions dont il exige des réponses précises.
Pour cette séance attendue de tous, situation socio-économique du pays oblige, il va s'en dire que les débats porteront assurément sur les grèves à l’université Marien-Ngouabi où se profile toujours l'ombre d'une année blanche, et au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU) ; les pensions des retraités émargeant à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF); les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) ; la crise du Pool ; le déficit d’enseignants dans les écoles et lycées de l’intérieur du pays ; la réforme des entreprises étatiques et paraétatiques ainsi que les conférences sur le climat ou encore l'audit sur la corruption et la bonne gouvernance décidé par le président Denis Sassou N'Guesso.
Ainsi, les ministres de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, ou encore le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Firmin Ayessa, seront très attendus afin d'éclairer l'ensemble des congolais sur les multiples dysfonctionnements notés dans leurs différents domaines de compétence.
D'autre part, le parlement dont la session budgétaire n'avait pu mener à terme ses travaux, faute d'informations exhaustives en la matière, sera tout ouïe sur les discussions avec le FMI, dont le ministre des Finances, Calixte Nganongo, dégagera sans nul doute les perspectives.
Sur la crise du Pool, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, devra définir l'état d'avancement du processus opérationnel de sortie de crise, tel que défini par le président de la République, lors de la rencontre avec les sages et notables de ce département.
Les intempéries de ces derniers temps ainsi que les malfaçons qu'elles ont dévoilé dans la réalisation de certains grands travaux, pourront également s'inviter à l'hémicycle et convier le ministre Jean-Jacques Bouya à des explications. Bonne entrée en matière, pour l'audit initié par le président de la république.
Enfin, le gouvernement sera sans doute invité à donner aux députés plus d'informations sur les nombreuses réunions internationales sur le climat organisées ces derniers mois et auxquelles le Congo a activement pris part.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-15 10:40:15
A quelques semaines des fêtes de fin d’année, des cas réguliers de vols de téléphones mobiles et des sacs de femmes en plein jour dans les rues et autres espaces commerciaux de Pointe-Noire, en passant par les traditionnels braquages de nuit et autres hold-up à domicile, la capitale économique du Congo devient de plus en plus un foyer référentiel de l’insécurité nationale.
Créé le 2017-12-14 14:46:41
Le président congolais, Denis Sassou Nguesso a été reçu hier à Bercy à Paris, par le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Lemaire. Au menu de l'entretien, une seule question : comment relancer l'économie congolaise, éviter la catastrophe pour un pays et une zone, la CEMAC.
Créé le 2017-12-14 13:56:09
Les taxis jakarta continuent de faire parler d’eux au Congo-Brazzaville. Ils ne se passent pas une journée sans qu’un accident de ses taxis jakarta ne soit signalé. Hier à 19h45, un chauffeur d’un véhicule a violemment heurté un conducteur de jakarta au niveau du pont de la raffinerie à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.
Créé le 2017-12-14 13:27:22
Le président de la république du Congo, Denis Sassou N'Guesso a pris la décision de lancer avec l’assistance technique du FMI, un audit sur la corruption et la bonne gouvernance. La décision est unanimement saluée dans l'opinion.
« À l'évidence, la crise économique implique entre autres causes que des acteurs gouvernementaux ou autres, commis à l'action économique ont failli à leur mission. Soit en terme du management de leur action, ou dans des pratiques disparates, en inadéquation avec les prescrits du chef de l'État. Ils devront à l'évidence rendre des comptes. »
En écrivant ces mots mercredi, peu avant l'annonce du chef de l'État congolais, certains nous ont reproché de rêver en grand. Pourtant, la lecture que nous avons faite des signes probants qui se dessinent dans l'univers politique et économique congolais semble nous donner raison.
Rien de sérieux et de durable ne peut être entrepris, si l'homme n'est pas au cœur de l'action. Un homme à qui l'on prescrit des missions dont on lui donne les moyens de les accomplir, et qui de toute évidence doit rendre des comptes, quant à l'accomplissement de ceux-ci.
L'évaluation des résultats permet ainsi d'envisager la suite du parcours tout en tirant les conséquences qui s'imposent.
En lançant la GAR, gestion axée sur les résultats, le président Denis Sassou N'Guesso initiait de facto le changement de comportement auquel les congolais devaient dorénavant se conformer, dans l’œuvre de construction nationale, chacun jouant sa partition à la perfection, pour une mise en harmonie du processus d'ensemble.
Ceux qui avaient cru à un énième slogan, comme le Congo a su en produire au long des ans, et qui ont brillé par des anti-valeurs de tout temps décriés, sont désormais placés devant le fait accompli.
Les écritures ne disent-elles pas, « il y a un temps pour tout ».
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-14 10:49:20
Le Centre démocratique troisième force «Acrotere » a proposé, dans une déclaration rendue publique à Brazzaville, au gouvernement congolais de prendre des mesures sociales pour assurer le peuple de sa bonne foi, en ce qui concerne la crise économique et financière que traverse le Congo, suite à l’abaissement des prix du baril du pétrole.
Créé le 2017-12-13 16:42:59
Depuis onze mois, à cause de la crise financière qui essore le pays, des milliers de retraités émargeant à la Caisse des retraites des fonctionnaires (CRF) ne touchent pas leur pension.
Créé le 2017-12-13 16:07:20
Partout dans le monde s’exprime la volonté populaire de retrouver la souveraineté et le vivre-ensemble. La question de la souveraineté est fondatrice de la démocratie. Elle fonde la communauté politique, ce que l’on appelle le peuple et définit un ordre politique.
Créé le 2017-12-13 12:44:17
La plupart des routes au Congo-Brazzaville se trouvent dans un état piteux. L’axe reliant Impfondo à Epena, dans le département de la Likouala (nord), ne fait pas exception à cette triste réalité.
Créé le 2017-12-13 12:09:34
A Paris en France où il prend part au sommet sur la planète, le chef de l'État congolais, Denis Sassou N'Guesso mène sans tambours ni trompettes, une action qui tant au plan national qu'international, trace sa dimension d'homme d'État, dessine les contours de ses combats ainsi que les perspectives de sortie de crise pour son pays. Et soudain, l'horizon se dévoile, pas aussi sombre qu'on ne le pensait au bord du fleuve Congo.
Créé le 2017-12-13 10:50:46
À Paris où il prend part au sommet sur la planète, le chef de l'État congolais Denis Sassou N'Guesso mène sans tambours ni trompettes, une action qui tant au plan national qu'international, trace sa dimension d'homme d'État, dessine les contours de ses combats ainsi que les perspectives de sortie de crise pour son pays. Et soudain, l'horizon se dévoile, pas aussi sombre qu'on ne le pensait.
Denis Sassou N'Guesso et Emmanuel Macron à l'Élysée, la poignée de main au bas du sapin a du tout l'air d'un geste prémonitoire, en ces temps de noël qui suscitent des espoirs.
Même s'il n'est pas question de cadeaux à proprement parler au pied du sapin, il va s'en dire qu'à Paris, en dépit de tous les oiseaux de mauvais augure qui annonçaient une quasi bérézina du séjour parisien du président congolais, les actions qui en découlent sont signes de succès et ouvrent de belles perspectives pour le Congo.
Au plan du combat pour la planète, l'action du Congo-Brazzaville s'inscrit désormais dans un rôle moteur qui en fait un partenaire incontournable. De ce point de vue, le président congolais s'illustre lui même en porte-étendard, à travers des actes concrets, au point qu'il a plus d'une longueur d'avance sur les engagements auxquels Emmanuel Macron a convié ses pairs mardi.
Si tant est-il que la donne actuelle est celle d'une perspective des économies « moins carbonées », le Congo qui vit un contraste entre une économie « hyper carbonée » et des actions concrètes dans la lutte pour la nature et le climat, se situe au cœur même de la problématique sur la diversification économique. Une donne pour laquelle le président Français Emmanuel Macron s’investit sans retenue et les échanges de vues entre les deux chefs d'État sont porteurs à plus d'un titre et c'est tout à l'actif du Congo ainsi soutenu dans ses voies de sortie de crise.
Le Congo disions-nous, traverse une situation de crise. Les discussions en cours avec le Fonds monétaire international dessinent des perspectives encourageantes et dont les effets en terme de casse sociale, tant redoutés et annoncés à grands renforts de mots anxiogènes seront à l'évidence indolores pour les congolais.
Dans cette entreprise délicate, la France apparaît aux cotés du Congo comme un « avaliseur », si ce n'est qu'elle est attentive à ce que le pays se remette sur de bons rails.
L'action du groupe d'amitié Congo-France avec Dominique de Villepin est un soutien conséquent. La rencontre du président Sassou avec le ministre français des finances Bruno Lemaire, participe de ce soutien d'accompagnement.
Le Congo n'est ni en faillite, ni en banque route, disait le président Sassou. Les ressorts projetés par le FMI, doublés d'une volonté de l'État congolais d'entreprendre des réformes drastiques en termes d'assainissement des niches économiques et financières, vont bénéficier des vents favorables qui en haute mer, soufflent sur la production pétrolière.
Les perspectives pour 2018 sont à des productions records en terme de quantité confient les pétroliers, sans compter que le prix du brut repart à la hausse. De bon augure pour l’embellie du ciel économique congolais que d'aucuns annonçaient obscurcit, sinon complètement bouché, n'en déplaise à ceux qui distillent les informations selon lesquelles le Congo aurait déjà « mangé tout son blé en herbe ».
Quand tous les instruments de la reprise seront passés à une reprise de réconfort, les congolais, nous en sommes sûrs, auront en face d'eux un autre Sassou.
Il est fort à parier que pour son prochain remaniement, de nombreux ministres se disant inamovibles ne soient remerciés, et aient à rendre des comptes en des endroits autres qu'en conseil des ministres, et devant des hommes et des femmes de noir vêtus.
À l'évidence, la crise économique implique entre autres causes que des acteurs gouvernementaux et autres, commis à l'action économique ont failli à leur mission. Soit en terme du management de leur action, ou dans des pratiques disparates, en inadéquation avec les prescrits du chef de l'État. Il devront à l'évidence rendre des comptes.
Enfin, il y a la crise du Pool, un des aspects indexés par les partenaires internationaux du Congo, en matière de gouvernance. Denis Sassou N'Guesso en a jeté les bases pour un retour à la paix.
Reste que la démobilisation des ninjas nsiloulou serait perçue par leurs responsables comme une façon de se dégarnir d'un bouclier qui assurerait leur quasi impunité. Et ça coince.
La sagesse des dirigeants congolais saura nous en sommes sûrs, trouver le juste équilibre à la question, ce pour le bien de tous.
De quoi retrouver les équilibres et le sourire qui déjà commençait à disparaître des visages des congolais, et dire plein d'espoir, "bonne année 2018".
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-13 10:16:20
« Nous sommes en train de perdre la bataille », a mis en garde Emmanuel Macron, à l'ouverture des travaux des différents panels du sommet de Paris sur le climat, « One planet summit ». Une façon d'appeler sans retenue à la mutualisation des moyens et des énergies, car l'urgence l'impose.
« C'est désormais le temps de l'action, car l'urgence est devenue permanente », a lancé le président français, du haut de la tribune du sommet.
Pour Emmanuel Macron, le combat se décline désormais non en terme de discours, mais en des actes concrets, quantifiables et pour lesquels les uns et les autres seront jugés.

« Après le retrait américain, l'accord de Paris issu de la COP 21 est fragilisé. Il s'agit donc d'une nouvelle étape dans notre combat. À chacun de prendre des engagements et de les tenir. On doit tous bouger, car on aura tous à rendre des comptes.

Les travaux du « One planet summit » se sont ouverts en présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement, des personnalités diverses venues de par le monde, ainsi que du secrétaire général de l'ONU et du directeur général de la Banque mondiale.

La délégation congolaise conduite par le président Denis Sassou N'Guesso comprend entre autres membres, l'écrivain-chercheur congolais Michel Innocent Peya dont le récent livre, « Vision verte de Denis Sassou N'Guesso... » est jugé par de nombreux spécialistes des questions climatiques comme un document de référence conséquent sur les questions climatiques.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville
Créé le 2017-12-12 17:06:57