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RDC – Congo : Denis Christel Sassou N’Guesso reçu par Félix Tshisekedi

Le président de la Fondation Perspectives d’Avenir, Denis Christel Sassou N’Guesso, a été reçu en audience par Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo. Même si rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes, la Presse croit savoir que le partage d’expérience lié aux actions que mène Denis Christel Sassou N’Guesso, à travers sa Fondation, en matière de santé, d’éducation et de formation qualifiante a été au cœur des entretiens. Le député d'Oyo (nord) a également profité  de l'occasion pour présenter au président de la RDC, ses voeux de réussite dans ses nouvelles fonctions.

Nul n’est prophète chez lui, dit l’adage. Pour Denis Christel Sassou N’Guesso, il n’a pas fallu aller bien loin, pour comprendre que l’impact des actions qu’il mène à travers la Fondation Perspectives d’Avenir qui, sans se substituer à l’Etat, s’est engagée à garantir à ses concitoyens un accès aux droits fondamentaux que sont le droit à la santé, à l’éducation et à la formation qualifiante est allé au-delà des frontières nationales.

Par delà les civilités qu’il a présentées à un aîné qui accède à la magistrature suprême de son pays, Denis Christel Sassou N’Guesso a exposé la vision des actions menées par les ONG et associations qu’il dirige. Cette vision cadre d’avec celle du président Félix Tshisekedi qui entend s’en inspirer, lui qui a placé l’encadrement et la formation multiforme de la jeunesse au cœur des priorités de son mandat.

À y voir clair, cette visite pourrait déboucher dans les prochains jours sur un partenariat entre la Fondation Perspectives d’Avenir et certaines Associations ou institutions de la RDC, axées sur l’encadrement et la formation de la jeunesse, surtout que les stéréotypes entre les jeunesses des deux Congo, sont quasiment les mêmes.

De quoi dire avec le musicien : « Kinshasa – Brazza ezali mboka moko. Kaka ebale e kabola biso ». (Kinshasa et Brazzaville sont une même ville. Simplement, le fleuve nous sépare.)

Rappelons qu’en créant sa Fondation, Denis Christel Sassou N’Guesso contribue à réduire les inégalités sociales. Sa Fondation intervient dans le pays entier, près des populations citadines et rurales ou autochtones, sans aucune distinction. C’est pour lui une façon d’apporter sa pierre à l’édifice en vue du développement du Congo.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-02-01 13:18:32

Justice : André Okombi Salissa plaide non coupable

L’ancien ministre et député de Lékana, dans le département des Plateaux, André Okombi Salissa a plaidé non coupable, le 31 janvier, devant la Cour d’appel de Brazzaville, aux accusations d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale des armes et munitions de guerre qui pèsent contre lui.

Créé le 2019-02-01 08:38:20

Congo : Un militaire vole une chèvre et prend le taxi avec à Dolisie

L’acte n’est tout simplement pas rassurant. L’on a du mal à admettre qu’un militaire congolais, en ces moments difficiles où le pays se bat pour remettre l’ascenseur social en marche, commette pareil forfait. De quoi saper le moral de toute une armée. Un caporal-chef de l’armée congolaise, trempé dans son uniforme, a volé une chèvre au quartier Tsila de Dolisie dans le Niari (sud), avant de s’enfuir avec le mammifère dans le taxi.

Créé le 2019-02-01 07:51:07

Denis Christel Sassou Nguesso promet cette année d’œuvrer pour l’intérêt et le bien-être du plus grand nombre

Plus d’efforts et d’engagement pour 2019, le président de la Fondation Perspectives d’Avenir, Denis Christel Sassou Nguesso a promis cette année, d’œuvrer pour l’intérêt et le bien-être du plus grand nombre.

Créé le 2019-02-01 06:28:31

Congo – Enseignement professionnel : Démarrage de la deuxième phase du PDCE

La deuxième phase du Projet de développement des compétences pour l’employabilité (PDCE) a été lancée le 30 janvier à Brazzaville par le gouvernement et la Banque mondiale (BM). C’est le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, qui a patronné la cérémonie.

Ce projet vise à promouvoir l’acquisition et le renforcement des compétences à l’emploi et à l’entrepreneuriat pour les jeunes vulnérables vivant dans les zones urbaines, c’est-à-dire à améliorer leur insertion sur le marché du travail et leurs revenus. La phase qui an été lancée s'étendra jusqu’en juin 2020.

Financé au départ à trente-deux millions de dollars pour atteindre quinze mille jeunes vulnérables, le PDCE est actuellement géré avec une enveloppe de quinze millions de dollars et va atteindre six mille cinq cents jeunes, d’après la représentante de la BM au Congo, Korotoumou Ouattara.

Sur vingt-un mille deux cent soixante-douze candidats, quatre mille cent dix-huit ont été sélectionnés à Brazzaville et Pointe-Noire pour bénéficier des formations dans les domaines portant sur l’électricité, le froid, la maçonnerie, la menuiserie, la plomberie et autres filières.

Ces jeunes candidats, dont l’âge varie entre 17 et 30 ans, seront affectés dans onze centres de formation. Par contre, mille dix autres jeunes dont les âges oscillent entre 16 et 24 ans seront placés auprès de trois cents maîtres artisans pour être formés dans les filières de leurs choix.

Les cours de compétences de vie courante et d’alphabétisation seront dispensés aux bénéficiaires de la phase II du PDCE. Le projet prévoit l’ouverture de nouvelles filières comme la pisciculture et l’élevage.

L’administrateur-maire de Talangaï, Privat Fréderic Ndéket, a rappelé qu’«aucune organisation sociétale ne peut prétendre au développement sans formation qualitative et quantitative des ressources humaines», soulignant l’importance de ces formations professionnelles.

Le démarrage de ce projet a connu un retard à cause de la mobilisation des budgets. Les milliers bénéficiaires enrôlés depuis juillet 2018 n’espéraient plus à sa reprise effective. «Le lancement de la phase II du PDCE s’est amélioré avec l’implication des ONG de sensibilisation et de mobilisation pour atteindre le maximum de jeunes vulnérables.

Le PDCE utilisera six cent trente-cinq maîtres artisans comme opérateurs de formation en considération de leurs expériences dans leurs métiers respectifs », a indiqué Auxence Léonard Okombi, coordonnateur du PDCE. Il a rassuré de la coopération de ce projet avec l’Institut national de la statistique et le projet Lisungui.

Le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes a salué la restructuration du PDCE et la qualité de sélection des bénéficiaires du projet. Il a indiqué que son ministère veillera à la formation des jeunes et demandera au service public d’emploi de voir le mécanisme à mettre en place pour leur insertion dans les différents secteurs d’activité et d’apprentissage.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville/Source Adiac

Créé le 2019-01-31 12:43:38

Congo – Population : Combien sommes-nous ?

Quelle est la population actuelle du Congo, comment est-elle repartie sur le territoire national, quelles sont ses spécificités socioéconomiques, autant de questions et bien d’autres, qui trouveront réponse dans le cinquième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) qui sera lancé courant 2019.

La ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Olga Ingrid Ebouka-Babackas, a lancé un appel aux différents partenaires, lors de la session inaugurale de la commission nationale du cinquième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH), le 29 janvier, à Brazzaville.

« À l’inverse des quatre opérations précédentes financées sur fonds publics majoritairement, la réalisation de ce 5e RGPH, qui intervient dans un contexte économique difficile, nécessite un appui substantiel et multiforme des partenaires bilatéraux et multilatéraux au développement. (...) Au-delà d’un simple dénombrement, le recensement est un important instrument de connaissance de la société. Car, il répondra aux besoins en informations chiffrées pour mesurer notamment les progrès réalisés dans l’amélioration de la qualité de vie de nos citoyens » a déclaré la ministre.

L’évaluation de l’opérationnalisation de l’agenda 2063 de l’Union africaine et de l’atteinte des objectifs du développement durable au Congo trouveront dans ce RGPH des réponses précises et objectives. Cette opération fournira également une gamme d’indicateurs multisectoriels recherchés par les décideurs, les partenaires au développement, les chercheurs et autres utilisateurs pour des besoins spécifiques.

Le processus a commencé depuis 2015 avec l’évaluation du 4e RGPH, grâce à l’appui de la Banque mondiale et du Fonds des Nations unies pour la population qui ont fait venir deux experts.

Avec un budget de plus de neuf milliards de FCFA, ce recensement général a pour objectif de produire et diffuser des données démographiques et socioéconomiques actualisées, pertinentes et fiables, pour contribuer efficacement à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques, programmes et projets de développement dans les douze départements du pays.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-31 11:42:30

Congo - Coopération : L’appui du Maroc pour accompagner les objectifs du développement durable

Après avoir organisé le 1er forum des jeunes sur le développement durable, dans la capitale économique, son initiateur, Brice Dimitri Bayendissa, en compagnie de son partenaire marocain, Hatim Aznague, œuvrant dans le même domaine, a conféré, mercredi, à Brazzaville, avec l’ambassadeur du Maroc au Congo, afin de présenter le bien-fondé de cette initiative portée sur les fonds baptismaux.

Avec le diplomate marocain, il s’est agi de parler du 1er forum des jeunes sur le Développement durable, qui a eu ceci de particulier d’engager une campagne de mobilisation et communication sur l’atteinte des objectifs du développement durable pour le Congo.

Les énergies et compétence devraient s’approprier cette démarche participative, afin d’accompagner les efforts des pouvoirs publics congolais dans la réalisation de l’agenda 2030 des Nations Unies.

Le Maroc étant très engagée en faveur du développement durable, et le lieu où le président congolais Denis Sassou-N’Guesso avait lancé l’initiative du fonds bleu pour le Bassin du Congo, l’échange entre le diplomate marocain et la délégation que conduisait Brice Dimitri Bayendissa, s’est s’inscrite dans cette volonté de gestion durable des ressources naturelles, en adéquation avec les objectifs du développement durable. Puisque le partenaire engagé avec la fondation Brice Dimitri Bayendissa dans cette entreprise, qui épouse les enjeux du 21ème siècle, est marocain.

Autant dire que Brice Dimitri Bayendissa a mis à la disposition du représentant du Royaume du Maroc la nouvelle, qu’il qualifie de « bonne » sur la création de cette plate-forme d’accompagnement des pouvoirs publics à l’atteinte des ODD.

Somme toute le président de la fondation Brice Dimitri Bayendissa a fait une sorte de plaidoyer auprès du diplomate marocain sur l’urgence d’une application de la société civile et du privé dans le processus d’atteinte des ODD au Congo.

Le combat de la société civile pour la mobilisation des acteurs, afin d’influencer la décision pour l’atteinte des ODD se cristallise et s’intègre déjà dans les habitudes. Et le Maroc serait un partenaire stratégique pour la fondation Brice Dimitri Bayendissa pour le triomphe.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-31 10:46:48

Insécurité à Brazzaville : Le maire de Talangaï Privat Fréderic Ndéket monte au créneau

L’administrateur-maire de Talangaï, Privat Fréderic Ndéket est monté au créneau pour proposer aux chefs de quartiers et autres autorités de base de faire remonter l’information à la force publique afin de trouver des solutions idoines face au banditisme urbain.

Créé le 2019-01-31 08:25:15

Congo : Les propriétaires de parcelles doivent désormais payer l’impôt pour remplir la jarre des finances de l'Etat

Toute personne, propriétaire d’une parcelle sur le sol congolais, doit impérativement payer l’impôt foncier à compter de cette année, selon les mesures fiscales exceptionnelles adoptées par le gouvernement dans le domaine du foncier.

Créé le 2019-01-30 19:30:34

Congo : Mémorandum de l’opposition sur l’état de la nation, tous les signaux sont au rouge

Claudine Munari a présenté, lors de la cérémonie d’échange de vœux avec la presse nationale et internationale, le contenu de son mémorandum sur l’état de la nation. La brochure de près d’une vingtaine de pages passe en revue les différents secteurs de la vie socio-économique du Congo.

Créé le 2019-01-30 19:09:12

Un préfet meurt dans une chambre d’hôtel en pleins ébats avec une fille de 19 ans

Un préfet a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Le fonctionnaire a perdu la vie en plein ébats sexuels avec une jeune fille de 19 ans.

Créé le 2019-01-30 17:08:19

Dolisie : Deux hommes avec des armes interpellés

Un mercredi matin très mouvementé au quartier Capable de Dolisie dans le département du Niari (sud). Deux jeunes congolais ont été interpellés munis d’une arme de guerre de type PMAK et d’un chargeur vide.

Créé le 2019-01-30 13:45:31

Congo – Violences conjugales : La police congolaise met fin à la cavale de Patrick Fouiti

Son image est désormais le symbole du bourreau des femmes. Patrick Fouiti, l’homme qui s’était acharné sur sa femme à coups de machette avec la hargne d’un ‘’bébé noir’’ a été rattrapé par la police à Pointe-Noire.

Sa lettre-testament faisait état d’un suicide au bord du fleuve où on retrouverait son corps, c’était à l’évidence un bluff pour Patrick Fouiti qui en bon criminel, usait ainsi de diversion pour prendre le large.

C’est la ville de Pointe-Noire, cette terre qui l’a vu naître, que l’homme avait choisi pour planque, pensant bénéficier de la complicité des êtres chers ou tout au moins de sa cellule familiale. C’était sans compter sur la gravité de ses actes qui ont également affecté sa propre famille qui elle-même est à couteaux tirés avec celle de la victime, Tchibinda Binta.

Entre prières et incantations aux mânes, la famille de Patrick Fouiti a blanchi les nuits, pour que le pire n’arrive pas, surtout que celle de Tchibinda Binta avait promis se venger de la même manière, si leur fille venait à mourir. Le dicton bien connu des anciens ne dit-il pas : « Si la personne que vous avez poignardé ne peut trouver le sommeil du fait de la douleur due à sa blessure, vous non plus ne trouverez pas le sommeil du fait de l’angoisse  due à la peur qu’elle ne décède et aux représailles qui s'en suivront ».

En fait de planque, Patrick Fouiti a plutôt vu l’étau se resserrer sur lui, car presque personne n’a voulu être complice de son acte. Après quelques atermoiements justifiés par le fait que personne ne voulait endosser le rôle de ‘’Judas Iscariote’’, la mèche a tout de même été vendue, même si la cession a été gracieuse.

Depuis, Patrick Fouiti est ‘’cuisiné’’ par la police sur les raisons de son acte. En fait de justification, il exhibe l’infidélité de sa femme.

En attendant son transfèrement à Brazzaville où il a désormais le statut ‘’d’ennemi public numéro 1’’ et où le procureur André Oko Ngakala qui s’est autosaisi de l’affaire en procédure de flagrance, l’attend des pieds fermes, l’homme a été mis au frais.

La nouvelle de son arrestation a réjouit la ministre Ines Nefer Ingani qui espère ainsi que l’homme répondra devant la justice et paiera pour ses méfaits. Le ministère de la promotion de la Femme ainsi que d’autres associations féminines n’ont pas encore annoncé s’ils se porteront partie civile.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-30 12:05:37

Ouesso : Eugène Mangolo, le premier autochtone menuisier de la Sangha

Eugène Mangolo devient le premier autochtone menuisier de la Sangha (nord) grâce au projet d’Autonomisation des jeunes en dehors de l’école, initié par l’Unesco dans le but d’encadrer les jeunes en déperdition scolaire et familiale, préparer leur insertion socio-économique et professionnelle, limiter les effets du chômage afin de promouvoir une jeunesse positive.

Créé le 2019-01-30 11:32:47

Brazzaville : La qualité de l’eau inquiète les populations de Bacongo et Makélékélé

L'eau est une ressource vitale pour les besoins quotidiens de l'homme. Mais, celle qui coule des robinets des quartiers de Brazzaville depuis le début de cette semaine, est problématique. Il suffit de regarder sa couleur jaunâtre pour remettre en question cette assertion : «L'eau potable est incolore, inodore et sans saveur ».

Créé le 2019-01-30 10:37:48

Congo – Lutte contre les antivaleurs : Lâché par le PCT, Denis Sassou N’Guesso n’aurait que le peuple pour soutien

En décidant de la lutte sans merci contre les antivaleurs pour assainir tous les secteurs de la gouvernance nationale, le président Denis Sassou N'Guesso était loin de s'imaginer les entraves à ce processus. En fait d'entraves, le journal « Le Troubadour » en a relayé les dessous au sein même du bureau politique du Comité central du Parti congolais du Travail. Une attitude qui met à l’index la direction politique de ce parti.

Les congolais ne sont pas dupes et désormais, le peuple sait qui est qui. Qui est avec lui, qui est contre lui.

Alors qu’il aurait pu assurer le ‘’service après vente’’ du dernier discours du chef de l’État et en faire un document-programme dans la lutte contre les antivaleurs, en « donnant le ton, en imprimant le rythme et en marquant la cadence », le PCT ou tout au moins, certains de ses membres dirigeants, semble se détourner des prescrits de Denis Sassou N’Guesso et naviguer à contre courant.

Les investigations que nous avons menées après les révélations du journal le Troubadour, confirment justement le malaise qui couverait au sein du Parti Congolais du Travail, sur fond de lutte contre les antivaleurs.

Sans doute le PCT qui lui-même peine à trancher sur la question des ‘’cumulards’’, dénoncée par le président, serait pris à défaut pour ‘’deux poids, deux mesures’’, en s’engageant à fond dans ce combat de Denis Sassou N’Guesso, qui risque de revenir au parti tel un boumerang.

« Camarade Pierre Ngolo, prenez garde à ce que le peuple ne vous lapide un jour », tel est la mise en garde qui monte du pays profond, pour ce parti au pouvoir qui semble se détourner de sa mission fondamentale, celle d’accompagner et de soutenir l’action du président.

«Pourquoi le chef de l’État fait de la lutte contre les antivaleurs son cheval de bataille ? A-t-il été élu sur la base de cette lutte ? ». De tels propos, tenus en réunion du bureau politique, par un ‘’camarade’’, ministre de surcroît, auraient à l’évidence fait l’objet d’un rappel à l’ordre et le ‘’camarade’’ remis à sa place par une critique en règle, dans ce milieu autorisé.

Des indiscrétions font état du fait que des ‘’camarades’’ qui se seraient insurgés contre ces propos outrageant pour le président, se seraient vus retirer la parole par le président de séance, créant en eux une frustration contenue. Autant ils ont été frustrés par l’entrée au bureau politique de cet ancien ministre, pourtant en délicatesse avec la justice, même si celui-ci bénéficie de la présomption d’innocence. Il est bien loin, le temps de l’écrémage et des valeurs militantes affirmées et confirmées, selon la ligne du parti, pour l’accession aux instances de celui-ci.

Quoi qu’on en dise, le PCT, principal parti de la majorité présidentielle, devrait être à l’avant-garde de l’action du président. Dans la lutte contre les antivaleurs, il est temps que ce parti qui jusque là s’illustre par les intrigues et le silence coupable sur la question, donne le ton, imprime le rythme et marque la cadence, afin de servir de levier d'entrainement à tous les congolais. Le contraire serait une démission blâmable et coupable.

Mesdames et messieurs du PCT, le peuple vous regarde.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-30 09:00:55

Congo : Des cas de Chikungunya signalés dans le Kouilou

Des nombreux cas de Chikungunya ont été enregistrés dans le département du Kouilou, selon le Bulletin d’information de la Direction départementale de santé de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. 500 cas se sont révélés positifs au virus du Chikungunya.

Créé le 2019-01-29 13:24:23

Arlette Soudan-Nonault érige les cataractes de Brazzaville en site touristique pour renflouer les caisses de l'Etat

Resté longtemps dépendant du pétrole qui représente à lui seul 60% du PIB, le Congo veut désormais diversifier son économie en jouant la carte du tourisme. La ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault a annoncé le 27 janvier 2019 que le site touristique en construction aux cataractes du fleuve Congo, dans le 9e arrondissement, Madibou, à Brazzaville, allait contribuer à la diversification de l’économie congolaise, grâce aux taxes et impôts qui y seront prélevés sur les services et les commerces.

Créé le 2019-01-29 10:11:46

Congo – Violences conjugales : Tchibinda Binta est sortie de la phase critique

Quasiment revenue de la mort après une agression à la machette de son conjoint depuis porté disparu, Marlène Tchibinda Binta reste internée à l’hôpital central des Armées Pierre Mobengo. De nombreux anonymes lui témoignent chaque jour de leur soutien.

Elle est désormais une attraction, symbole des violences faites à la femme, tant le cas de cette miraculée, par delà l’émotion suscitée par son agression, a fait prendre conscience à nombre de ses concitoyens, de ces violences à l’évidence criminelles, que rien ne peut justifier, dont sont victimes les femmes.

De la fenêtre de sa chambre, Binta mesure l’élan de cœur suscité par son agression et la compassion de tous ceux qui viennent lui témoigner de leur soutien.

Alors qu’elle restait couchée, Binta peut désormais se redresser et saluer ses visiteurs massés à la fenètre de sa chambre, d’un signe de sa main gauche, tandis que la main droite sérieusement mutilée et au bandage imposant, reste immobile.

Pour Binta, le pire est passé, même si sa vie durant, elle vivra avec des incapacités physiques, conséquences de ses blessures. Mais combien sont-elles, ces femmes qui n’ont pas eu la chance de survire aux coups portés par leur bourreau d’époux.

Sans doute c’est pour porter ce message du bruit sourd des femmes battues, humiliées et violentées, voire tuées dans la quasi indifférence, que le cas de Marlène Tchibinda Binta interpelle tant les congolais, afin que ces actes ne demeurent pas impunis. Une prise de conscience qui fédère autant les hommes que les femmes sur ce noble combat porté par la ministre Inès Nefer Ingani.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-29 09:06:38

Congo - Disparition : Jean-Baptiste Yéké-Kokolo s’en est allé

L’honorable Jean Baptiste Yeké Kokolo, ancien député de Louvakou et actuel secrétaire du Conseil départemental du Niari est décédé dimanche 27 janvier à l’hôpital Central des Armées Pierre Mobengo, à Brazzaville. Ce cadre compétent, intègre et sympathique aura consacré sa vie à l’action militante, d’abord au sein de l’Union de la Jeunesse socialiste congolaise l’UJSC, et au Parti Congolais du Travail.

Il est parfois des nouvelles dont on ne peut s’accommoder, tant la seule évocation des faits provoque en soi un déchirement.

‘’Ce n’est pas vrai’’. Non, ce n’est pas vrai, me suis-je dis, en lisant le tweet du ministre Moungalla, annonçant le décès de l’honorable Jean Baptiste Yeké Kokolo, ancien député de Louvakou et actuel secrétaire du Conseil départemental du Niari. Un cadre compétent, intègre et sympathique nous quitte. Pensées émues pour sa famille et ses proches. RIP.’’

Soudain, entre larmes et flots de souvenirs qui ont envahi mon esprit, je me suis écrié : « Chef Yéké ! »

Chef Yéké, car le film que déroule ma mémoire me renvoi à la permanence du comité central de l’UJSC où nous avions nos bureaux, au département de la Presse, Propagande et Informations. Jean-Baptiste Yéké Kokolo tenait la division Agitation. À ce titre, il assurait le ‘’Télex de la jeunesse’’, une chronique en forme d’éditorial politique qui présentait les positions de la jeunesse congolaises sur diverses questions de la vie politique, économique et socioculturelle.

De sa voix rauque qui cadrait avec les besoins de la cause, Jean-Baptiste Yéké Kokolo a su insuffler une dynamique nouvelle au ‘’Télex’’ dont le but était de dire les choses de façon incisive, avec l’énergie d’une jeunesse engagée et prête à l’action.

Sous la conduite éclairée du premier secrétaire, Gabriel Oba Apounou, notre département dirigé en son temps par le camarade Godefroy Dominique Sala (décédé) a su jouer sa partition dans la vie de l’Union, selon les missions qui furent les siennes. Chacune des divisions qui assuraient les missions du département était animée par des hommes et des femmes dont les images envahissent encore mon esprit et me renvoient à mes espiègleries de ce plus jeune qui trouvait toujours une occasion parfois saugrenue de détendre l’atmosphère même lors des réunions de la plus haute importance.

Oui, je les revois tous : La division presse écrite avec Jean Enoch Ngoma, directeur du journal ‘’Jeunesse et Révolution’’. Il avait à ses cotés, Naouam Mahoungou Moundélé (décédé), Saturnin Kokolo Kouanga et Benoît Bikindou. La division audio-visuelle conduite par Émile Awoué et dont les sections étaient animées par Pierre Makita et Eugénie Ngouissani. Bonne Année Matoumona coiffait l’administration avec à ses cotés, Mabondzo et Bernadette Biahomba. Bertand Massamba le photographe tenait seul la division photo. Naturellement, Jean-Baptiste Yéké Kokolo tenait la division ‘’Agitation’’ avec les camarades Philipe Mboungou-Ndamba et autre François Itari Morheno (décédé).

« Nous venons au monde, avec pour chacun, la mission de nommer les choses », disait Sony Labou Tansi. Au cours de sa vie, Jean-Baptiste Yéké Kokolo aura nommé les choses avec force et conviction, engageant sa personne dans les combats pour lesquels il était persuadé de la justesse. Des pages de son histoire écrites en lettres d’honneur et qu’il aura assumées jusqu’à ses derniers jours.

Adieu grand frère, adieu chef Yéyé !

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Créé le 2019-01-28 14:58:52

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