Pointe-Noire : Difficile de faire le plein de carburant dans les stations-services depuis deux semaines

Spectacle de plus en plus courant à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Il n’est pas rare que les stations soient en rupture de gazole ou d‘essence. Depuis deux semaines, il est difficile de faire le plein de carburant dans les stations-services de la ville océane bien que le pays soit classé parmi les quatre premiers producteurs de pétrole d’Afrique avec 354 000 barils produit par jour.

Une pénurie d’essence, c’est avant tout la paralysie de la circulation. Combien de voitures avait-on vu garées le long des voies de circulation, faute de carburant ?

Délaissant leurs véhicules, les congolais, armés de leurs bidons ou jerricans, faisaient de l’auto-stop pour envahir les rares stations-services où ils pouvaient encore trouver quelques gouttes du précieux liquide.

Des conducteurs jugent la situation paradoxale parce que le pays fait partie des quatre premiers producteurs de l’or noir au sud du Sahara.

Officiellement la pénurie est due à la faible capacité de production de la raffinerie nationale qui ne couvre en réalité que 50% des besoins estimés à 1,2 million de tonnes par an.

En attendant, les ponténégrins souffrent et les contrebandiers (les Kadhafi) sourient.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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