Brazzaville : Des moustiquaires dans les cimetières pour éviter que les gerbes de fleurs ne soient emportées par le vent

Dans la conscience collective des congolais, la moustiquaire est un instrument de lutte contre le paludisme. Il est clair qu’au cimetière d’Itatolo, dans le neuvième arrondissement de Brazzaville, Djiri, plusieurs tombes sont couvertes de moustiquaires. La même réalité est observable dans d'autres cimetières de la capitale congolaise, notamment Mâ Campagne, au quartier Kinsoudi, dans le premier arrondissement Makélékélé. Les moustiquaires ne sont pas utilisées pour protéger les morts du paludisme mais, « Pour éviter que les gerbes de fleurs ne soient emportées par le vent », selon Roland Bikouta qui s'occupe des petits travaux au cimetière de Mâ Campagne.

Le cimetière d’Itatolo est fermé au public mais les inhumations discrètes persistent.

Au cimetière d’Itatolo, des citoyens inciviques ont rasé des tombes pour se faire de l’espace et ériger des habitations où ils vivent jusqu’à ce jour.

Les autorités fustigent cette triste réalité, car les maisons construites sur les lieux ne permettent pas aux parents de retrouver les tombes des leurs parents défunts du fait de la profanation.

Le maire de la capitale, Dieudonné Bantsimba, a effectué une descente sur les lieux, le 5 janvier dernier, pour toucher du doigt la réalité.

En sus de la profanation constatée, une érosion est progressivement en train de ronger les tombes et menacer les maisons qui y sont érigées.

Toutefois, la Mairie de Brazzaville dispose de deux autres cimetières publics, à savoir ceux de Mayitoukou et de Matari.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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