Justice : Un neveu de Pascal Lissouba au gnouf à Brazzaville

Justice : Un neveu de Pascal Lissouba au gnouf à Brazzaville

Le colonel Florys Doungangoye, neveu de l’ancien président congolais, Pascal Lissouba, a été incarcéré à la Maison d’arrêt de Brazzaville, a-t-on appris auprès de la famille du détenu.

Florys Doungangoye est le fils du défunt colonel pierre Doungangoye, le frère cadet de Pascal Gamassa,  qui avait disparu dans un hélicoptère de l’armée congolaise dans les années 70. Il a été arrêté non pour tentative de coup d'Etat en complicité avec les "cocoyes" comme le précise une certaine presse, mais pour violences conjugales sur sa compagne, une femme originaire de Mouyondzi dans la Bouenza (sud).

Le colonel Florys Doungangoye était visé par une plainte de sa dulcinée. S’appuyant sur les témoignages d’amis de la victime, ces derniers parlent de « coups de pied, coups de poing au visage, des gifles, les cheveux tirés, les menaces de mort ».

Au Congo-Brazzaville, les violences conjugales faites aux femmes détruisent leur intégrité féminine étant donné que celles-ci ne résultent pas d’une perte de contrôle mais constituent, au contraire, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. La violence conjugale est un rapport de force où un homme, dans la grande majorité des cas, exerce des pressions sur sa partenaire dans le but de l’intimider et de la contrôler afin de s’assurer qu’elle ne le quittera pas.

Ce type des violences a des effets dévastateurs sur la santé mentale et physique des femmes qui en sont victimes, car il n’est pas surprenant que des tensions vécues au quotidien se traduisent un jour par des problèmes de santé physique et psychologique pouvant dans certains cas entrainer la mort.

Récemment, le numéro vert, le 1444, a été officiellement lancé à Brazzaville pour permettre de dénoncer et prévenir les violences faites aux femmes au Congo.

Près de 5% de consultations gynécologiques sont dues aux violences faites aux femmes, selon des sources hospitalières.

Toutes ces violences sont punies selon le Code pénal. Par exemple, ses articles 332 et 333 sanctionnent le viol d’une peine de 10 à 30 ans de prison et d’une amende allant jusqu'à 1 million de Fcfa.

Edwige KISSINGER / Les Echos du Congo Brazzaville