Congo - Baccalauréat général : 101.856 candidats sur les starting-blocks de départ de la session de juin 2026

Lancement des épreuves écrites du Baccalauréat général, ce mardi 2 juin 2026 par le ministre de l'enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l'alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, accompagné de son collègue, Rigobert Maboundou, de la Recherche Scientifique et de l'innovation. La cérémonie s'est déroulée en présence du Préfet du département de Brazzaville, Monsieur Gilbert Mouanda-Mouanda, de la Vice-Maitre de la ville de Brazzaville, Madame Corine Andjembo, du directeur des examens et concours, Monsieur Damien Madiki, des cadres du Ministère, les représentants de la HALC, Haute Autorité de la Lutte contre la Corruption, deux présidentes des Commissions, éducation à l’Assemblée et au Sénat, sans oublié les représentants de UNICEF et de l’UNESCO au Congo. Les deux ministres ont ainsi donné le départ des épreuves de cette session de juin. Sont passés par le lycée Chaminade, l'école Immaculée conception (ex Pierre Nsieté) de Ouenzé puis le Complexe scolaire de la Liberté, dans le 6e arrondissement Talangaï. Au total, 101.856 candidats sont inscrits cette année, soit 55% des filles pour 316 centres d’examen.

C’est à exactement 10 heures, heure indiquée pour le lancement des épreuves écrites du baccalauréat général sur toute l’étendue du territoire national, lorsque Jean-Luc Mouthou et sa suite ont procédé à la distribution des sujets des premières épreuves écrites au lycée Chaminade. Ensuite, le tour est revenu à l'école immaculée conception de Ouenzé, dans le 5e arrondissement puis, ont terminé leur ronde au Complexe scolaire de la liberté à Talangaï, dans l'arrondissement 6 de la capitale. 

Le Baccalauréat, cet examen d'État, qui sanctionne les études secondaires, est un vrai sésame qui donne accès aux études supérieures, donc, l'accès à l'université.

Partout où les deux ministres du gouvernement Makosso lll, en bons parents d'élèves, n'ont pas hésité à prodiguer les ultimes conseils et consignes pour que les épreuves se passent dans des conditions idoines. Encourageant ainsi les candidats à plus de concentration et au département de soi. Ils ont du reste exhorté les candidats, notamment les filles à l'esprit volontariste, les matières scientifiques.

Après la ronde de quelques centres d’examens pour le démarrage de ce baccalauréat 2026, le ministre de tutelle a estimé que l’on pouvait déjà se réjouir du fait que lors de ce lancement, la toute première jumelée entre le bac général et technique, cela se passe sans anicroche. « Avec un savant dosage, une belle répartition qui a été faite en termes d'infrastructures entre le bac général et le bac technique, pour pouvoir recevoir tout ce flux de candidats, notamment au général, avec une croissance d'à peu près 6.000 candidats cette année par rapport à l'année dernière, pour un nombre total d'à peu près 101.856 candidats reçus dans 316 centres. Avec aussi pour particularité cette année, une présence forte des candidates. Un peu plus de 55.000, à peu près 55% de candidates sont des filles. Et puis aussi dire qu'il y a, à regretter, le fait qu'en série C, ça n'adhère pas beaucoup. On n'a que 3% de candidates qui font la série C cette année, qu'entre 58% à peu près en série D et 38% en série A. Il y a des efforts à faire pour rééquilibrer un peu tout ça et permettre justement, dans le contexte de la science et de l'innovation, faire en sorte que nous puissions ramener davantage d'apprenants vers les séries scientifiques, ce qui justifie d'ailleurs à mes côtés ce matin la présence du ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique », a fait savoir le ministre Jean-Luc Mouthou.

En ce qui concerne le démarrage de cet examen d’Etat à l’intérieur, le ministre a révélé que « ça se passait aussi à merveille. Vous savez que nous avons des centres en Angola, au Cabinda et à Luanda. Et là aussi, tout se passe à merveille, un peu comme les années antérieures. Et nous avons foi que d'ici la fin des épreuves, il ne se passera rien de fâcheux », a-t-il souhaité vivement.

« Ce lancement du bac, c'est d’abord un examen d'état et n'oubliez pas que dans tous les pays du monde la bonne tenue des examens d'état est un indicateur de la bonne gouvernance. Et nous sommes ici dans un pays en paix, on n'aurait pas imaginé ces examens s'il n'y avait pas la paix. Et deuxièmement c'est le couronnement des parcours qui ont été régulièrement faits au niveau de l'exécution des programmes, la conduite des enfants de la bonne tenue des enseignants pour les enseignements qu'ils ont tenus dans les différents cours. Je crois que ça, ça mérite de le dire, parce qu'on ne le dit pas assez lorsque les choses marchent. C'est quand ça ne marche pas, comme on l'a rappelé tout à l'heure, que maintenant on peut se dire qu'il y a des choses qui n'ont pas été bien toutes. Là, il faut le dire que ça se tient très bien. J'ai observé, le ministre Mouthou l'a dit, qu'il y a beaucoup de jeunes filles qui sont candidates cette année. C'est même la majorité, 55%. Sauf qu'il y en a un peu moins dans les carrières scientifiques. Croyez-moi que l'avenir de notre pays se construira avec beaucoup de choses, les infrastructures, l'énergie, mais aussi avec l'intelligence de ses citoyens. L'intelligence produit des résultats scientifiques. L'intelligence permet de mettre à l'esprit de notre pays des personnes créatives qui innovent, qui développent des start-up, qui font de telles sortes que nous pouvons inventer des logiciels pour améliorer la communication avec notre société. Et c'est un appel que nous lançons, que nous avons besoin d'avoir de plus en plus des élèves scientifiques, dans les filières scientifiques, pour que nous préparions la génération de demain », a rappelé le ministre Rigobert Maboundou.

Au cours de cette première journée, les séries A4, C et D ont composé sur l’épreuve d’Anglais.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville