La session ordinaire de la Commission nationale consultative du travail s’est achevée, le 15 juillet 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville. Sous la direction du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, les travaux de cette session ont connu la participation des syndicats, du patronat privé congolais, des partenaires sociaux, des juristes et des agents de l’administration. Au terme des débats puis à l’issue de cette session ordinaire de la Commission nationale consultatif du travail, des avis ont été émis par les participants, dont celui de la durée du temps du travail.

Ses assises de la session ordinaire de la Commission nationale consultatif du Travail ont planché notamment sur : le Code du travail sur le référé et quelques dispositions et la réglementation du temps de travail.
Monsieur Jean Bernard Malouka, Secrétaire général de la Confédération des Syndicats Libres et Autonomes du Congo (COSYLAC), au terme de ladite session s’estime très heureux, sur l’amélioration progressive et significative des conditions de travail des congolais.

« Nous venons d'achever nos travaux de la session de la Commission nationale consultative du travail. Etant entendu que cette commission a pour rôle de donner un avis. Il y avait deux points inscrits à l'ordre du jour concernant le code du travail sur le référé et quelques dispositions. Et puis, il y avait un autre sur la réglementation du temps de travail », a déclaré le Secrétaire général du COSYLAC.
En ce qui concerne le code du travail, il y a eu beaucoup d'avancées. Concernant les propositions sur le référé et les délais que le juge se prononce. Et ça, ce sont des avancées pour nous, surtout pour les partis travailleurs.
« Cependant, en ce qui concerne le temps de travail, je crois que les termes de référence sur ce point étaient clairs. Aujourd'hui, vous conviendrez avec moi que l'éloignement, la grandeur de la ville, ajouté les problèmes de transport, vous avez constaté que dans les administrations, quand vous arrivez à 7 heures, pratiquement les administrations sont vides, sinon presque fermées. Et le ministre a pensé que pour tenir compte de cela, il fallait avancer le temps de travail. Juste décaler le temps de travail. Au lieu de commencer le travail à 7 heures et arrêter à 14 heures, on a juste décalé le temps de travail en commençant à 8 heures pour terminer à 15 heures. Donc, c'est l'essentiel », a-t-il affirmé.

A noter que, il y a eu un troisième point, qui a été renvoyé à la prochaine session de la Commission nationale constitutive du travail. Néanmoins, les participants ont eu à corriger un certain nombre d'articles, plus de 11 articles. Et en deuxième point, nous avons essayé de regarder le projet de décret pour l’organisation des heures de travail au niveau de la fonction publique. Et à cela, on a arrêté qu'à partir de ce décret-loi, le travail des fonctionnaires commencera désormais à partir de 8h00 jusqu'à 15h00, au lieu de 7h30 à 14h00.
Par conséquent, une modification de certaines dispositions du code du travail est en train d'être élaborée. Etant donné que, la Commission revêt un caractère consultatif, qui a pour rôle d’émettre que des avis, qui seront transmis au Gouvernement puis au Parlement pour adoption.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville