La Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR), en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a procédé le 14 juillet 2026 à Brazzaville, au lancement du processus de la deuxième évaluation de l’application du Code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques, dénommé : ECTR 2025. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous le patronage du président du CNTR, Monsieur Joseph Mana Fouafoua, en présence du représentant de la Représentante Résidente du PNUD, et de l’administrateur-maire de l’arrondissement 3, Poto-poto, Madame Lucie Okemba née Bakoukas Ndela.

Dans le souci de témoigner son attachement sur la problématique de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des finances publiques dans le paysage économique de notre nation, l’ECTR constitue un intérêt majeur.
Dans sa posture de première citoyen de son arrondissement 3, la maire de Poto-poto, Madame Lucie Okemba née Boukoukas Ndela, a encensé le choix de son arrondissement pour accueillir cette rencontre consacrée à la gouvernance publique. « 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑎̀ 𝑃𝑜𝑡𝑜𝑝𝑜𝑡𝑜 𝑡𝑒́𝑚𝑜𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑜𝑙𝑜𝑛𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑦𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑝𝑎𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑑𝑒𝑣𝑎𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙'𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 », a-t-elle déclaré.

« L𝑎 𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑔𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙'𝑒́𝑟𝑎𝑑𝑖𝑐𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑢𝑣𝑟𝑒𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑜𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑑𝑒́𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », a-t-elle rappelé, citant l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Pour elle, cette évaluation permettra d'identifier les insuffisances et de formuler des recommandations destinées à améliorer durablement la gestion des finances publiques.
Le représentant de Madame Adama Dian Barry quant à lui, a souligné l'importance stratégique de cette évaluation, dans le processus de réforme engagé par le Congo. « Pour le PNUD, la transparence, la redevabilité et l'intégrité dans la gestion des finances publiques sont des conditions indispensables pour garantir l'efficacité des politiques publiques et renforcer la confiance entre l'État, les citoyens et les partenaires au développement ».

Il a en outre honoré l'engagement du Congo dans la mise en œuvre du Code de transparence adopté en 2017 conformément aux directives de la CEMAC. Selon lui, « l'ECTR 2025 permettra non seulement de mesurer les progrès accomplis, mais également d'orienter les prochaines réformes. La mise en œuvre de la modernisation du dispositif grâce à la plateforme numérique en affirmant que « la transparence n'est pas une fin en soi ; elle est un chemin qui conduit à la confiance, à la responsabilité et au développement durable ».
Par ailleurs, réaffirmant le soutien du PNUD comme un partenaire sûr, il a appelé l'ensemble des administrations, collectivités, institutions de contrôle, secteur privé et société civile à faire de cette évaluation un véritable levier de transformation de la gouvernance publique.
Prenant la parole, le président de la CNTR, Joseph Mana Fouafoua a adressé ses sincères remerciements à tous ceux et toutes celles qui ont répondu à leur invitation.

« Comme vous le savez, le Code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques avait été élaboré par le gouvernement et promulgué par le chef de l’Etat sous forme de loi organique n°10-2017 du 9 mars 2017 prise en application de la directive n°06/11-UEAC de la CEMAC, relative au code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques dans les pays membres », a-t-il rappelé.
Cependant, « en complément de cette loi organique, le gouvernement avait pris en 2019, la loi créant la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR), ayant pour mission, entre autres de veiller à la stricte application du code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques », a renchéri le président.
Néanmoins, un des moyens à la disposition de la CNTR pour cette mission est notamment l’évaluation de la manière et de la mesure dans laquelle les entités publiques chargées des opérations de recettes et des dépenses de fonds publics, y compris les fonds reçus des partenaires au développement, respectent les dispositions prescrites par le code de transparence.

« Au demeurant, il me paraît utile de rappeler aussi les autres missions de la CNTR édictées par la loi citée ci-dessus : -Recueillir et diffuser les meilleures pratiques en matière de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques ; -Requérir toute expertise pour la validation des informations relatives aux recettes et aux dépenses publiques ; -Entreprendre des études, des analyses et des diagnostics sur la gestion des finances publiques ; -Diligenter toute enquête en cas de violation de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des finances publiques », a précisé Joseph Mana Fouafoua.
Joseph Mana Fouafoua estime que « la CNTR est donc une institution qui mérite qui mérite d’être soutenue et accompagnée afin qu’elle accomplisse de façon efficace sa mission à travers son plan stratégique dont une des actions majeures porte sue la réalisation permanente de l’évaluation de l’application du code de transparence par les administrations publiques (ECNTR) ».
En conséquence, la CNTR exprime sa plus grande gratitude à l’endroit de leur partenaire technique et financier, le PNUD, qui les accompagne toujours dans le processus d’opérationnalisation du plan stratégique.

Le PNUD a cru à la CNTR, à travers la conclusion d’un plan d’initiation dans lequel cette activité occupe une place de choix.
« Le processus que nous lançons aujourd’hui et qui s’inscrit dans la volonté exprimée par Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, dans son projet de société ’’Accélérons la marche vers le développement’’, marque une étape importante dans la modernisation du dispositif national d’évaluation de l’application du code de transparence par nos administrations et entités publiques bénéficiaires des fonds et des ressources publiques. Après l’évaluation des exercices 2020, 2021, et 2022, réalisée en 2024 à travers une collecte manuelle des données, la CNTR franchit un nouveau cap en adoptant une approche numérique de collecte, de traitement et d’analyse des informations », a spécifié le président de la CNTR. La digitalisation de ce processus constitue une avancée majeure. Elle favorisera une participation plus efficace des différentes structures concernées, afin de réduire les délais de traitement des informations et renforcera la crédibilité des résultats produits.
Ayant constaté et décelé les faiblesses des administrations publiques dans cette application du code de transparence identifiées lors de l’évaluation réalisée à l’édition 2024, Joseph Mana Fouafoua en appelle à plus d’engagement de tous, pour atteindre une plus grande performance dans l’application dudit code.
Concluant ses propos, Joseph Mana Fouafoua lance un SOS au gouvernement de la République et aux partenaires techniques et financiers, afin de lui apporter des appuis multiformes, financiers, techniques et matériels, pour lui permettre de mener à bien les évaluations de l’application du code, édition 2025 et au cours des exercices qui vont suivre jusqu’en 2029, mais aussi pour lui permettre de réaliser avec de belles performances les autres activités inscrites dans son plan stratégiques 2025-2029.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville