Congo – Santé & VIH-Sida : Le PNLS ouvre ses portes au public pour mieux sensibiliser sur la maladie et sa prise en charge effective

Le Programme National de Lutte contre Sida (PNLS) a organisé, le 25 février 2026 à son nouveau siège de Brazzaville, la journée Portes ouvertes sur VIH-Sida et les IST (Infection Sexuellement Transmissible). Une journée qui marque une étape importante dans l’histoire ce cette institution médicale. La cérémonie, qui a été patronnée par la directrice du Programme, la Docteure Rose Céline Mapapa Miakassissa, en présence du Conseiller au Programme et au Projet, Coordonnateur de l'unité de coordination du programme et au projet, le docteur François Lingama, de la Représentante du PNUD au Congo, du docteur Pierre Mpélé, premier directeur du programme de lutte contre le Sida, des cadres du ministère de tutelle et du personnel du PNLS rassemblé.

Prenant la parole, la directrice du PNLS, la docteur Rose Céline Mapapa Miakassissa a exprimé sa joie et son bonheur d’accueillir en ce lieu, toutes ses illustres personnalités et le grand public, venu à l’occasion des festivités de la journée porte ouverte. Remerciant le docteur Pierre Mpélé, premier directeur du Programme.

« Après près de 39 ans passés dans l'enceinte du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, la direction du programme ouvre une nouvelle page, en s'installant au cœur du quartier de Poto-Poto. Je voudrais d'ailleurs remercier le directeur général du CHU, qui nous a hébergé pendant toutes ces années », a-t-elle remercié, rappelant cet état de fait.

« Ce placement est un soin stratégique fort qui traduit la volonté du gouvernement, à travers le Ministère de la Santé et de la Population, de moderniser et de renforcer la riposte nationale contre le VIH-Sida et les infections sexuellement transmissibles. Il témoigne également de l'engagement constant de nos partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement, le CRS et le Fonds mondial, qui est notre partenaire essentiel, dont l'appui a permis d'améliorer notre cadre opérationnel. Au-delà de l'aspect institutionnel, cette localisation a une volonté fondamentale communautaire », a signifié Madame la directrice.

« En nous installant ici, auprès des populations, nous affirmons notre volonté de rapprocher les services de prévention, de dépistage, de la prise en charge et de ceux qui en ont le plus besoin, à savoir : les jeunes, les femmes, les populations vulnérables et toutes les communautés confrontées aux vulnérabilités sociales et sanitaires. La réponse nationale contre le VIH a enregistré des avancées notables. L'accès au traitement s'est amélioré et je voudrais lancer un appel pour dire que l'accès au traitement antirétroviral est gratuit et l'accès au bilan biologique est gratuit et ce grâce à un décret qu'un homme a pris pour la gratuité de ses soins », a martelé Madame Mapapa Miakassissa.

Contrairement aux avancées, les défis demeurent. Les nouvelles infections persistent, la stigmatisation et la discrimination freinent encore l'accès aux services, les inégalités sociales continuent d'exposer certaines catégories de la population à un risque. C'est pourquoi, cette action doit évoluer, elle doit être plus proche, plus inclusive, plus participative.

La docteure, directrice du PNLS suppose que « cette journée portes ouvertes n'est pas seulement une cérémonie officielle, elle est un espace de dialogue, un espace de transparence, un espace d'engagement partagé. Nous voulons que cette maison qui est la direction du PNLS soit celle de la communauté, un lieu d'écoute, un lieu d'accompagnement et un lieu des solutions. La lutte contre le VIH n'est pas uniquement médicale, elle est également sociale, économique et humaine ».

Elle exige une approche multisectorielle, une collaboration renforcée entre l'Etat, les partenaires, la société civile et la communauté elle-même. Donc, en ouvrant aujourd'hui nos portes, nous lançons un appel à la responsabilité collective. Le VIH c'est l'affaire de tous et toutes.

« Ensemble, nous devons intensifier la prévention, promouvoir le dépistage volontaire et précoce, garantir une prise en charge de qualité et combattre toute forme de stigmatisation. Notre ambition est claire, consolider les acquis, accélérer les progrès et contribuer efficacement aux objectifs nationaux et internationaux d'élimination du VIH comme menace de santé publique. Avant de conclure, je tiens à remercier sincèrement Son Excellence Monsieur le Président de la République, chef de l’Etat, Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, ainsi que son épouse, la Première Dame, Madame Antoinette Sassou-N’Guesso, pour leur engagement constant dans la lutte contre le VIH-Sida », a déclaré Madame Mapapa Miakassissa.

Par ailleurs, confirmant son entière satisfaction, la directrice évoque un aspect important d’un être humain : la reconnaissance. « Je remercie également le Premier Ministre, chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso et le ministre de la Santé et de la Population, le Professeur Jean-Rosaire Ibara, dont l'appui et l'accompagnement est sans faille. Nos partenaires techniques ne restent pas en marge, nos partenaires techniques et financiers. Je voudrais aussi devant cette tribune féliciter, le PNUD, CRS, qui nous accompagnent dans le projet du Fonds mondial, l'UNICEF, l'OMS, l'UNFPA, l'UNESCO, etc. ».

« Et je voudrais dire, sans l'organisation communautaire, sans la société civile, nous ne pouvons pas aller loin. L'histoire de la lutte contre le VIH-Sida nous a appris une chose essentielle. Lorsque les institutions et les communautés avancent ensemble, les résultats sont durables. Que cette nouvelle étape soit celle d'un engagement renouvelé, d'une mobilisation accrue et d'une solidarité renforcée », a-t-elle conclu.

Quant au représentant du ministre de la Santé et de la Population, Conseiller au programme et au projet, coordonnateur de l'unité de coordination du programme et au projet, le docteur François Lingama. Il s’est exprimé en ces termes :    

 « Je prends la parole au nom du professeur Jean-Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, pour procéder au lancement officiel de cette journée portes ouvertes, organisée par le Programme national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles. L'initiative qui nous réunit ce jour, traduit la volonté affirmée au gouvernement de promouvoir une action publique plus proche des citoyens, plus transparente et davantage participative. Elle s'inscrit pleinement dans la dynamique nationale visant à renforcer la gouvernance sanitaire et à consolider la riposte contre le VIH-Sida et les infections sexuellement transmissibles », affirmé le représentant du ministre.

Lors de cette journée portes ouvertes, les officiels ont eu droit à une visite guidée des nouvelles structures du Programme, ensuite, ils ont visité les stands et le public a bénéficié du dépistage gratuit du VIH et une séance de don de sang a été organisé pour les potentiels donneurs.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville