Dans une perspective d’unir, de rassembler et de consolider le vivre-ensemble entre les populations de deux districts, parlant une même langue, le Sundi ou Kisundi, Brazzaville, la ville capitale a tenu son assemblée générale élective du Conseil National des Ressortissants de Kimongo et de Londela-Kayes (CNRKL). La cérémonie de restructuration était dirigée par le vénérable sénateur, Docteur Julien Ignace Matété Mounoi, le président national. Le Bureau Exécutif local de Brazzaville, élu puis installé, ce dimanche 22 février 2026 à Brazzaville, après Madingou, Nkayi et Loudima dans le département de la Bouenza. Celui-ci sera dirigé par Florent Kionga Douma.
L’assemblée générale locale de Brazzaville a connu une affluence démesurée dans l’Auditorium du Ministère des Affaires étrangères. Les filles et fils de Kimongo et de Londela-Kayes, debout et unis comme les doigts de la main, ont tenu à vivre cet événement historique et légendaire. Cette retrouvaille empreinte de fraternité et de convivialité, a été une véritable démonstration de force sur le plan de la mobilisation et de l’organisation. Une rencontre qui a déterminé la cohésion, surtout de fidélité à un héritage, celui du fondateur défunt, le regretté Bernard Mahoungou Massila, initiateur de ladite structure, et aussi, dans un engagement de la restructuration.

Présidée par le vénérable Julien Ignace Matété Mounoi, président national et président du présidium des travaux a d’emblée rassuré le plénum sur l’aboutissement des travaux : « Certains d’entre nous ont douté, d’autres ont été blessés, mais aujourd’hui vous démontrez que notre organisation est plus forte que les épreuves endurées par cette disparition. Et ce deuil, encore palpable, s’est mué en serment de continuité ».
A l’issue de cette assemblée générale, un Conseil local de 90 membres et un Bureau exécutif local de sept membres a été installé et se présente comme suit :
Florent Kionga Douma, président ; Makaya Dangui Chancelvie, vice-président, et de Ngoma Nzaou, chargé de l’organisation et de la mobilisation.

Le nouveau président local, qui place son mandat sous le signe de l’apaisement s’est exprimé en ces termes : « Cette responsabilité est pour moi un honneur et un devoir. Elle m’impose de consolider l’unité et d’établir une dynamique apaisée. Je m’engage à favoriser le dialogue, garantir l’équité et associer toutes les sensibilités aux grandes décisions », a déclaré Florent Kionga Douma.

« Je m'engage à favoriser le dialogue et l'écoute, garantir l'équité dans la gestion, associer toutes les sensibilités aux grandes décisions et à mettre fin aux divisions stériles. Autant dire que durant mon mandat, je veillerai au respect de nos textes, à la cohésion entre les membres et à la bonne exécution des décisions prises collectivement. Je souhaite que notre association, section de Brazzaville, demeure un cadre d'unité, de dialogue constructif et de progrès. Le temps de la reconstruction commence maintenant, et cette reconstruction sera collective. Ensemble, nous pouvons réconcilier, renforcer et protéger notre organisation vers un avenir plus stable et plus ambitieux. Encore une fois, je compte sur la collaboration de chacun afin que nous puissions ensemble atteindre nos objectifs communs », a-t-il rassuré.
Matété Mounoi, a enfin salué la maturité des échanges et a appelé à transformer les résolutions en actes. « Personne ne doit rester à l’écart », a-t-il insisté, rappelant que la crédibilité du Conseil dépendra de sa capacité à conjuguer discipline et ouverture.

Dans un contexte national où les associations communautaires jouent un rôle croissant de relais social et culturel, la communauté Sundi de Kimongo et Londela-Kayes entend ainsi affirmer sa place.
L’objectif affiché de cette restructuration est de renforcer les liens de solidarité et de fraternité entre les ressortissants, afin de contribuer efficacement au développement des districts de Kimongo et de Londela-Kayes.
Le président national, le docteur Julien Ignace Matété Mounoi, a félicité les membres pour leur maturité, leur sens de responsabilité et l’esprit d’unité qui a prévalu tout au long des échanges. Il les a exhortés à traduire les recommandations issues des travaux en actions concrètes et mesurables.

« Personne ne doit être laissé à l’écart », a-t-il martelé, appelant à l’inclusion, à la solidarité et à l’engagement collectif pour faire avancer les deux districts. Cette œuvre commencée par feu Bernard Mahoungou Massila mérite d’être pérennisée », a-t-il renchérit.
La structure ayant une portée culturelle, elle promeut les valeurs ancestrales et traditionnelles, la cérémonie était agrémentée par le rythme du terroir, la musique traditionnelle.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville