Congo – Obsèques : La Nation a rendu hommage à Justin Lékoundzou

L’hommage de la nation congolaise, fraternelle et reconnaissante à Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba l’un de ses dignes serviteurs, a eu lieu mardi au Palais des congrès de Brazzaville. La cérémonie d’adieu a ce grand commis de l’État s’est tenue en présence du Président Denis Sassou N’Guesso et madame.

Dans la salle de conférence du palais des congrès où avaient pris place les différents corps constitués, dans le strict respect des mesures barrières, le cercueil contenant la dépouille du ministre Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba recouvert du drapeau national est entré, porté par des éléments du détachement d’honneur et d’apparat des Force Armées Congolaises.

D’un pas cadencé, au son de la musique de la fanfare militaire, reprenant un air chrétien « faut-il nous dire adieu », ils ont cheminé jusqu’à l’estrade ou a été dressée la chapelle ardente pour poser le cercueil sur le catafalque.

La famille du ministre Lekoundzou a pris place sur l’estrade face au cercueil sur lequel ont veillé deux éléments du bataillon d’honneur et d’apparat.

Sont ensuite arrivés le président de la République et madame.

La cérémonie a alors démarré par l’éloge funèbre lu par le Ministre d’État Florent Ntsiba, directeur du cabinet du chef de l’État.

Un moment émouvant, dans lequel le Ministre d’État Florent Ntsiba a, dans un style narratif qui lui est singulier, évoqué ce qui en Justin Lékoundzou marquait ce lien fort avec Denis Sassou N’Guesso, le sens de l’amitié sur laquelle repose le substrat même de la vie, des hommes avec les hommes, de l’homme, Justin Lékoundzou.

Et de dire, s’adressant au président de la République : « Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba s’est éteint. Monsieur le président de la République, vous avez perdu un fidèle compagnon. L’homme n’est esprit que par la mémoire, humain que par la fidélité. L’esprit fidèle, c’est l’esprit même. »

Puis de rappeler au Président Denis Sassou N’Guesso qu’il a perdu un proche courageux, car « de ses servitudes et de son parcours de vie, Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba a toujours su s’associer au courage ». D’évoquer les actes de courage, d’abord, le 18 mars 1977, quand tous deux pleurèrent devant la dépouille du président Marien Ngouabi. Puis d’évoquer d’autres actes de courage pour lesquels Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba a toujours témoigné de sa fidélité à Denis Sassou N’Guesso. Le 5 février 1979, la conférence nationale souveraine avec ses prises de position envers et contre tous, on encore son passage par la case prison.

Et de conclure, « sa disparition demeure une des blessures des plus cruelles, des plus inconsolables. »

Constance, intégrité, autant de qualités qui en Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba ont marqué une conscience de vérité, sa conscience.

Puis d’esquisser la vie, de laquelle on passe du thalamus au tumulus, avec une parenthèse faite des œuvres réalisées sur la terre des hommes, déclinées en trois valeurs: l’amitié, l’amour et… »

Cet amour Justin Lékoundzou en avait fait un credo. Amour pour les siens, amour pour ses amis, mais surtout amour pour son pays pour lequel il a tant donné et sur lequel il a choisi de finir ses jours.

Puis, le Président de la République et madame ont déposé la gerbe de fleur devant le cercueil. Sonnerie aux morts, exécution de l’hymne national, comme pour fermer le banc de l’hommage national.

Après s’être recueillis devant le cercueil, le Président de la République et madame ont réconforté la famille.

À la fin de la cérémonie d’hommage, le corps de Justin Lékoundzou Itihi Ossétoumba a rallié l’aéroport de Maya-Maya, d’où il a été transporté dans le district de Boundji où se déroulera l’inhumation le mercredi 8 décembre en terre Okouessé.

Né vers 1941 à Boundji, Lékoundzou Itihi Ossetoumba est décédé le jeudi 25 novembre à Brazzaville.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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