Congo : Denis Sassou N’Guesso a fait ce qu’il a dit à Pointe-Noire

«Je fais ce que j'ai dit ». Depuis sa réélection à la présidence de la République en mars 2016, le Président de la République ne manque jamais une occasion de répéter cette phrase aux allures de slogan électoral. Cinq ans après avoir battu ses adversaires, Denis Sassou N’Guesso s'est souvent abrité derrière cette devise pour répondre à ses détracteurs et pour justifier le train de réformes lancé à pleine vitesse depuis 2016 en dépit de la crise financière et de la pandémie du COVID-19 qui phagocytent ce pays pétrolier.

Denis Sassou N’Guesso, bâtisseur de mystères, les grands paris d’un président

A Pointe-Noire, on peut avancer des raisons profanes : l’envie d’imprimer son souvenir dans l’histoire et le territoire du Kouilou ou de donner une majesté à son règne. Mais s’arrêter là, ce serait ignorer le mysticisme de Sassou N’Guesso et la religiosité quasiment primitive qui imprègne son rapport au Kouilou où sa passion pour les grands travaux fut une surprise pour tout le monde.

Plusieurs chantiers gigantesques (construction de la raffinerie "Atlantique pétrochimie" de Fouta et de l'extension de la centrale à gaz de Djeno, le marché central de l’arrondissement N°1 (Lumumba), les travaux de l’hôpital général à Nanga, les travaux de voiries dans le cadre de la modernisation des quartiers et le siège du PAPN), chargés de redessiner la géographie de la ville océane et du département du Kouilou sont des preuves apodictiques pour améliorer les conditions de vie des populations de la capitale économique du Congo et du département du Kouilou.

 

Comme cela a souvent été le cas lors des précédentes visites du chef de l'Etat dans cette partie du pays, la population de Pointe-Noire a réservé au couple présidentiel un accueil digne, cette fois, de l'effervescence préélectorale.

 

De l'aéroport Agostinho Neto à sa résidence, Denis Sassou N'Guesso a salué pour deux longues heures, à bord de son décapotable, de nombreux habitants de la ville des berges de l'océan Atlantique ainsi que les partisans de sa famille politique massés sur son itinéraire, certains munis de banderoles à son effigie.

Cette visite de travail intervient après celles des départements du Niari et des Plateaux aux fins d’améliorer les conditions de vie des congolais. Un véritable état des lieux et un constat objectif et sincère de la situation de nos compatriotes de l’intérieur du pays.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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