Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi un séjour dans une prison au Congo (l’opposant Modeste Boukadia)

Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi un séjour dans une prison au Congo (l’opposant Modeste Boukadia)

Le président du Cercle des Démocrates et Républicains du Congo (CDRC), Modeste Boukadia qui a animé récemment une conférence dans la salle Centre d’affaires NCI dans le 10ème arrondissement de Paris en France, a parlé avec luxe et détails de ses conditions de détention pendant 575 jours à la maison d'arrêt de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

«Je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi un séjour dans une prison au Congo. La torture y est monnaie courante », a déclaré Modeste Boudiaka d’une voix monocorde devant une centaine de congolais de France.

«On m’a torturé pour avoir réclamé un gouvernement d’union nationale. La misère de la partie nord est la même que dans le Sud », a-t-il ajouté avant de proposer l'organisation d'une Conférence internationale et un Programme commun de gouvernement pour résoudre les problèmes qui gangrènent le Congo-Brazzaville, notamment la crise financière qui paralyse le pays.

Après avoir été arrêté à sa descente d'avion à Brazzaville le 15 janvier dernier et condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés par la Cour criminelle de Pointe-Noire en 2014, l’opposant Modeste Boukadia a finalement été libéré en août 2017.

Modeste Boukadia restait sous le coup d’un mandat d'arrêt pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’État".

De même il appelait à la sécession se prononçant comme l'autorité politique d’un Etat du « Sud Congo » à naître.

Edwige KISSINGER / Les Echos du Congo Brazzaville