À l’approche de l’élection présidentielle, le Ministère congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation, a annoncé, dans un arrêté signé le 20 février par le ministre Raymond Zéphirin Mboulou et dont une copie est parvenue à notre rédaction, la fermeture temporaire de ses frontières terrestres, aériennes et fluviales à compter du 15 mars prochain de 6 heures à 18 heures. Une décision forte, assumée par les autorités congolaises, qui vise à garantir un climat apaisé et sécurisé durant ce rendez-vous démocratique majeur.
Une mesure préventive pour préserver la stabilité
Dans un contexte électoral où la vigilance est de mise, cette fermeture stratégique entend prévenir toute tentative de perturbation venue de l’extérieur et renforcer le dispositif sécuritaire sur l’ensemble du territoire national.
Les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour assurer le bon déroulement du scrutin et protéger les populations.
Les autorités rappellent que cette mesure est temporaire et qu’elle s’inscrit dans une dynamique de responsabilité et de souveraineté nationale.
L’objectif affiché est clair : permettre aux Congolais d’exercer leur droit de vote dans la sérénité et la transparence.
Un moment décisif pour la nation
La présidentielle représente un tournant important pour le pays. Elle cristallise les attentes, les ambitions et les débats autour de l’avenir politique, économique et social du Congo. En sécurisant les frontières, l’État envoie un signal fort quant à sa détermination à préserver l’ordre public et l’intégrité du processus électoral.
Appel au civisme et à l’unité
Les autorités invitent les citoyens au calme, au respect des institutions et à la responsabilité collective. Au-delà des divergences politiques, cette échéance électorale doit être l’occasion de démontrer la maturité démocratique du Congo et l’attachement du peuple à la paix.
Le 15 mars prochain ne sera donc pas seulement une date de fermeture des frontières : ce sera surtout un moment de mobilisation nationale, où chaque voix comptera dans la construction de l’avenir du pays.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photos : DR