Coronavirus : le tourisme, un secteur d'activité " profondément sinistré " à Mayoko

A Mayoko dans le Niari (sud), le secteur du tourisme est " profondément sinistré aujourd’hui ". Pas de travail, pas de chiffre d’affaires, pas de vision sur l’avenir, le tableau est sombre. Pour les propriétaires des auberges, de longs mois difficiles s’annoncent. Avec la crise du coronavirus, ils ont dû fermer faute de clients du fait du confinement. Le tourisme évoque une catastrophe économique sans réelle reprise avant au moins 1 an, dans le meilleur des cas.

Si la destination Mayoko peine toujours à reprendre des couleurs, cela s’explique tout d’abord par des règlements sanitaires qui limitent fortement la fréquentation des établissements. Et les répercussions de cette importante crise devraient se faire ressentir sur le long terme.

Comme dans toutes les villes congolaises, le tourisme est devenu l’un des secteurs productifs les plus concernés par la crise socio-économique résultant de l’entrée en scène du Covid-19.

Le secteur s’est retrouvé dans une impasse soudaine en raison des restrictions à la mobilité imposées à plusieurs niveaux afin de limiter l’expansion du virus.

La crise actuelle est d’une violence singulière sur le secteur du tourisme, en incluant les voyages, les hébergements, les sites culturels… et une large partie de la restauration, l’événementiel, et sans oublier le tourisme d’affaire.

Pour la première fois dans l’histoire du Congo-Brazzaville, tous les segments sont touchés. D’ici là cette crise sanitaire va se muter en profonde crise économique et agira comme un révélateur de l’importance, mais aussi des faiblesses structurelles du tourisme sur le plan économique, social et territorial.

Mais cette épreuve est aussi une occasion de se poser la question de ce que l’on veut que soit le tourisme de demain, pour nous Congolais et pour nos visiteurs.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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