Likouala : L’Unicef assure la prise en charge de la santé des mamans autochtones d'Enyellé et de celle de leurs enfants

Alors que la crise de la Covid-19 menace l’équilibre fragile d’une population vulnérable, il est nécessaire pour l’unicef-Congo d’apporter son soutien pour l’accès à un droit essentiel : la santé. Dans le département de la Likouala (nord) les mamans autochtones d'Enyellé ont pris d'assaut le Centre de Santé pour la prise en charge de leur santé et de celle de leurs enfants à l'occasion de la Semaine de Santé de la Mère et de l'Enfant.

Au Congo, en dépit de la richesse de leur culture, en particulier en matière de pharmacopée, de chants et de danses, supports indispensables d’identité et de mémoire, et aussi porteurs de solutions de développement, les populations autochtones sont parmi les catégories les plus pauvres et marginalisées. Elles souffrent de discriminations séculaires, d’exploitation économique, d’extrême pauvreté, d’accès difficile aux services sociaux de base, à la terre et aux ressources, de non reconnaissance de droits fondamentaux.

Ces graves abus et violations des droits humains sont profondément enracinés dans le logiciel mental et deviennent des normes sociales établies, au mépris de leur dignité humaine.

Dans le département de la Likouala, le manque de moyens ne permet pas de développer une infrastructure de santé suffisante pour couvrir l’ensemble des besoins des populations.

Le manque de suivi médical est lourd de conséquences sur la santé des jeunes filles et des nouveaux nés. Nombreuses ne bénéficient d’aucun suivi de grossesse. Plusieurs enfants décèdent chaque année à la naissance sans oublier les cas de malnutrition recensés chez les enfants de moins de 6 ans.

Les conditions socio-économiques difficiles des mères ont des conséquences négatives sur la relation mère-enfant, pouvant générer des abandons.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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