Brazzaville : Alain Akouala encourage les laveurs de véhicules

« Vivre c’est lutter » a écrit l’ex ministre congolais des Zones économiques spéciales sur son compte Twitter. Une manière exaltante pour Alain Akouala Atipault d’encourager « les héros du quotidien », les jeunes laveurs de véhicules de la Station Lavage Annexe de Brazzaville.

Ça ne produit pas encore beaucoup d’argent d’être laveur de véhicules dans les rues de Brazzaville, mais c’est devenu un job. Ce serait aussi un des signes du chômage dans la capitale congolaise autant qu’au pays. Pourtant, il faut quelqu’un s’y mette.

Un laveur de véhicules, c’est facile à trouver à Brazzaville : presqu’à tous les coins de rue où la circulation est intense. Ils sont partout où les véhicules sont réguliers.

Rien n’effraie les laveurs de véhicules de Brazzaville. Ils n’ont besoin ni d’un permis, ni d’un espace dédié. Ils font la loi dans une ville où personne ne les contrôle dans leur clandestinité.

En moyenne, chaque laveur peut aller à cinq véhicules le jour. Assez, suffisant ou pas, pour vivre et faire vivre ses dépendants.

A quelques pas traînent toujours des morceaux de bidon destinés à conserver de l’eau aussi bien pour l’homme que pour le véhicule qu’on prétend laver.

Il suffit alors d’un peu de savon si possible, un peu d’eau, une éponge et un peu de courage. Et là, on devient laveur de véhicules.

Chômer au risque de voler ou devenir laveur en plein air. Finalement, c’est un métier.

L’on constate cependant qu’il s’agit d’une activité non seulement exercé par la couche la plus pauvre de la population. Mais surtout par les enfants et adolescents vivant dans la rue.

Seulement, aucun tarif ne s’impose. Tout étant discutable pour ne rater aucun billet ou aucune pièce de monnaie.

Mais bien souvent, ce tarif dépend du milieu où l’on exerce.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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