Coronavirus : Pendant que Denis Sassou N’Guesso parle du confinement, les populations désertent les grandes agglomérations

Face aux craintes générées par l’épidémie et la progression inexorable de la pandémie du Coronavirus, fermetures, restrictions de déplacements et annulations d’événements continuent d’être annoncées en cascade. Le Congo qui a annoncé 19 cas recensés à ce jour, cherche à se protéger en s’isolant toujours plus, mettant à mal le principe de libre circulation dans l'espoir de barrer la route du virus. Mais les habitants des grandes villes congolaises ont diversement interprété les mesures édictées samedi 28 mars par le président Denis Sassou N’Guesso en vue de freiner la propagation du COVID-19. Des mesures qui vont de l’état d’urgence sanitaire à l’instauration d’un couvre-feu, en passant par un confinement à domicile de l’ensemble de la population du 31 mars au 30 avril 2020. Dimanche, on a noté un afflux des populations en provenance des grandes agglomérations à Divénié dans le Niari (sud), suite à la psychose occasionnée par la pandémie du Covid-19, selon une source policière.

Depuis dimanche, Divénié a multiplié par deux sa population.

Le Congo a enregistré dix-neuf cas confirmés de COVID-19 et deux d’entre eux sont arrivés à un niveau de guérison totale, selon le Ministère de la Santé.

Point de départ de l’épidémie, la Chine reste le pays ayant enregistré le plus grand nombre de morts (3 213), mais c’est en Europe que l’épidémie progresse rapidement, avec 2 291 décès, la majeure partie en Italie et en Espagne, où le nombre de contaminations recensées a fait un bond, avec 2 000 cas supplémentaires en 24 heures.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Europe est « l’épicentre » de la maladie. L’Union européenne a instauré des limitations pour les exportations d’équipement médical de protection afin de garantir son propre approvisionnement.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

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