Dans le cadre de la commémoration de la disparition du Président de la République Populaire du Congo, commandant Marien Ngouabi, disparu le 18 mars 1977, la Fondation Marien Ngouabi pour l'Enfance de la présidente Marie-Thérèse Bidouloy Ingoba a organisé une messe à l'intention du défunt. La célébration de cet anniversaire douloureux, qui se passe chaque année à la même date, a été marquée par une messe de suffrages dite en la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, en présence la famille de l’illustre disparu depuis 49 ans jour pour jour, des enfants de la Fondation et de divers citoyens. Cette célébration eucharistique catholique était officiée par l’Abbé Jonas Kourissa, qui a tiré son enseignement dans le livre du prophète Esaïe, au chapitre 49, se trouve être la parole de vie.
Prêchant la parole de Dieu, l’Abbé Jonas Kourissa, comme chaque année, a rappelé le sens et le but de cette retrouvaille eucharistique, pour célébrer une messe de suffrages en faveur du Président Marien Ngouabi, disparu il y a 49 ans (le 18 mars 1977). « Chaque année nous voulons évoquer la mémoire du Commandant Marien Ngouabi auprès du Seigneur miséricordieux et demander pour lui, le repos éternel et, pour nous et tous nos compatriotes, la grâce de la cohésion, de l’unité, de la paix et des idéaux pour lesquels le commandant Marien Ngouabi disait ’’vivre et lutter’’ ».

« Nous célébrons cette messe de commémoration avec les textes prévus par la liturgie catholique toujours et chaque année, nous savons qu'avec la parole de Dieu, nous donnons l'occasion de mettre en valeur l'aspect de la vie et de l'engagement politique de Marien Ngouabi. Mais la particularité de cette année-ci, c'est que la pré-lecture de ce jour tirée du livre du prophète Esaïe, au chapitre 49, se trouve être la parole de vie », a-t-il dit en substance.

« Je t'ai façonné, établi pour que tu sois l'alliance du peuple pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers sortez, aux captifs des ténèbres, montrez-vous. Cette disposition, comme l'ancienne de la liturgie de ce jour, me donne donc l'opportunité de dire un mot sur ma charge de prêtre affecté à l'humanité des élites, des hommes et des femmes politiques, pour expliquer en quelques mots, en quoi consiste mon travail », a rappelé le prélat.
« Je ne suis donc pas, contrairement à certains, l'ami des hommes politiques, ni leur opposant, mais leur aumônier. Alors, qu'est-ce qu'un aumônier ? Aumônier des élites, des hommes et des femmes politiques ? Un aumônier, c'est d'abord un accompagnateur spirituel. Son rôle consiste à être proche de ceux et celles qui l'accompagnent et de leur apporter son aide et son soutien. Son rôle, tout comme celui d'un entraîneur de foot, n'est pas d'être meilleur que ceux qui l'accompagnent, mais de les aider à devenir de meilleurs acteurs politiques. L'objectif de l'aumônier n'est donc pas de prendre la place de ceux qui sont sur le terrain, sous la règle politique, mais de les rendre plus performants à leur poste respectif. Voilà pourquoi ma prière est de m'unir aujourd'hui, au lendemain de l'élection présidentielle, et de notre pays pour qu'il nous devienne un havre de fraternité, qui a besoin de tous ses fils et de ses filles, chacun apportant sa contribution propre au travail et au même objectif qui a aimé le commandant Marien Ngouabi. Que le Seigneur Jésus accorde donc à tous, à tous les enfants de ce pays, en particulier à ses dirigeants, le désir de travailler au progrès de tous, afin que tous puissent vivre de ses immenses richesses, et du fruit de leur travail, et non pas du vol, non pas de la facilité. Nous aussi, nous devons travailler pour qu'il nous donne le travail », a martelé le prêtre officiant dans son homélie.

Par ailleurs, Marie-Thérèse Bidouloy Ingoba a exprimé sa grande joie et sa satisfaction de réitérer cet acte chaque année, à cette date précise pour se souvenir de la vie et des œuvres de l’immortel Marien Ngouabi.
« Je vous remercie, parce que, il me manque les mots. 49 ans, ce n'est pas 49 jours. Il mérite ces éloges-là, parce que chaque année, nous devons le faire. C'est un devoir pour nous. Nous devons le faire pour le remercier pour tout ce qu'il a fait pour nous. Aujourd'hui, pour nous, mes sentiments sont des sentiments de joie, pas de tristesse parce que nous sommes sûrs qu'il est déjà auprès de Dieu et il intercède pour nous. C'est un signe d'unité de la famille, d'unité du peuple. Il était un homme de paix, donc c'est tout à fait normal que nous puissions avoir ce jour anniversaire afin que nous lui rendions cet hommage mérité, à travers cette messe », a expliqué la présidente de la Fondation.

Après la messe, la Fondation a déposé une gerbe de fleurs au Mausolée qui porte le nom de l’illustre disparu du 18 mars 1977.
A noter que cette commémoration se célèbre au lendemain de la victoire à l’élection présidentielle de son camarade, Denis Sassou-N’Guesso, fidèle continuateur de l’œuvre de l’immortel Marien Ngouabi.
La Fondation Marien Ngouabi pour l’enfance (FMNE) est une ONG congolaise, créée en 2016, dédiée à l’assistance, à l’encadrement et à l’éducation des orphelins, des enfants démunis et défavorisés au Congo. Elle promeut l’action sociale et perpétue la mémoire du Président Marien Ngouabi.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville