Congo – Publication des résultats de la présidentielle du 15 mars 2026 : Denis Sassou-N’Guesso réélu Président de la République

Les résultats provisoires de l'élection présidentielle, scrutin des 12 et 15 mars 2026 au du Congo ont été annoncés par le ministre de l'Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, ce mardi 17 mars 2026 à la télévision nationale congolaise.

Selon les résultats officiels provisoires, le Président sortant, Denis Sassou-N’Guesso, a été réélu dès le premier tour à une forte majorité des congolais.

Denis Sassou-N’Guesso : 94,82% des voix, plus de deux millions et demi (soit 2.507.038 suffrages exprimés) ; taux de participation : 84,65% (selon les chiffres officiels) ; nombre de votants : environ 2,6 millions de bulletins exprimés sur près de 3 millions d'inscrits.

A noter que ces chiffres sont provisoires et doivent encore être confirmés par la Cour constitutionnelle, afin que ces résultats soient définitifs.

Six autres candidats étaient en lice et voici l’ordre de mérite des challengers de Sassou-N’Guesso.

Contrairement aux précédentes échéances électorales, notamment les 5 dernières (2002, 2009, 2016 et 2021, où Kignoumbi Kia Mboungou était toujours classé deuxième, après Sassou-N’guesso, cette fois-ci, il a été détrôné par Mabio Mavoungou-Zinga arrivé 2e après le vainqueur Sassou-N’Guesso avec 1,48% ; 3e Dave Uphrem Mafoula 1,03% ; 4e Mélaine Destin Gavet Elongo 0,87% ; Joseph Kignoumbi Kia Mboungou 0,86% ; Vivien Romain Manangou 0,61% et Anguios Nganguia Engambé 0,33%.

La journée du dimanche 15 mars 2026, jour de vote, le pays était déclaré ’’mort’’, pas de circulation. Bien que le taux de participation officiel soit élevé, des observateurs ont rapporté une affluence plutôt faible dans certains bureaux de vote dans la ville capitale, Brazzaville.

Ce nouveau mandat de cinq ans, qui commence dès sa prestation de serment les jours avenirs, porte la présence de Denis Sassou-N’Guesso à la tête du pays jusqu'en 2031 avec son projet de société « Accélérons la marche vers le développement ». Projet qu’il a présenté au peuple congolais et, pour lequel il a été voté massivement par les congolais.

C’est naturellement la Cour constitutionnelle qui va, le moment opportun procéder à la validation desdits résultats provisoires, publiés le 17 mars 2026

Vu les résultats des différents adversaires de Sassou-N’Guesso, aucun d’entre-deux, parmi les 6 candidats, ne bénéficiera d’un remboursement des frais de campagne.

En effet, en République du Congo, la loi électorale actuelle ne prévoit pas de remboursement direct des frais de campagne engagés par les candidats (frais de transport, logistique, meetings, etc.).

Cependant, il existe des mécanismes spécifiques de restitution de caution et de prise en charge indirecte qu'il convient de distinguer :

1. Le Remboursement de la Caution

Le Code électoral (notamment l'article 48 pour la présidentielle) impose le versement d'un cautionnement au Trésor public. Ce montant est remboursable, mais sous une condition de performance électorale : le candidat doit obtenir au moins 15% des suffrages exprimés au niveau national, en dessous de ce seuil de 15%, la somme reste acquise définitivement à l'État.

Montant : Pour l'élection présidentielle de 2026, ce cautionnement a été fixé à 25 millions de francs CFA (contre 5 millions auparavant, suite à la modification de la loi en 2021).

2. La Prise en Charge des Documents Officiels

Si l'État ne rembourse pas les factures privées des candidats, il prend en charge directement certains frais liés à la "propagande officielle" pour garantir une forme d'égalité :

En ce qui concerne l'impression des bulletins de vote, c'est l'État, l'administration congolaise finance l'impression et la distribution des bulletins de tous les candidats validés par la Cour Constitutionnelle.

Accès aux médias publics : Le temps d'antenne à la Télévision et à la Radio nationale (Télé Congo / Radio Congo) est gratuit et réparti de manière égale entre les candidats sous la supervision du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (CSLC).

3. Le financement des Partis 

Il est important de noter que la Loi n° 08/2008 prévoit un financement public annuel pour les partis politiques légalement constitués. Ce fonds est destiné à leur fonctionnement et peut, par extension, aider à financer les activités électorales de leurs candidats, mais il s'agit d'une subvention globale et non d'un remboursement sur justificatifs après l'élection.

Signalons que pour le scrutin du 15 mars 2026, les candidats ont dû déposer leurs dossiers et s'acquitter de cette caution de 25 millions de FCFA avant la date limite du 12 février 2026.

VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville