Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) tient sa deuxième session ordinaire du 31 août au 1er septembre 2026 à Brazzaville. La cérémonie d’ouverture de ladite session, qui s’est déroulée dans la salle des conférence du Ministère de la Justice, a été dirigée par le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Médard Milandou, en présence des responsables : des Institutions constitutionnelles, des organes de presse, des Associations œuvrant dans le domaine de l’information et de la communication, du Conseiller à la communication du Premier ministre, les professionnels des médias, des Hauts Conseillers et des collaborateurs.

Conformément à l'article 34 du règlement intérieur du Conseil supérieur de la liberté de communication, il est prévu deux sessions ordinaires chaque année, l'une en mars et l'autre en août. Cependant, l'élection présidentielle de mars 2026 a ramené la tenue de la première session en avril dernier.
Aussi, le calendrier national, particulièrement chargé au mois d'août, a-t-il imposé l'organisation de la présente session ordinaire, la deuxième annuelle, relative au règlement intérieur.

Dans son mot d’ouverture, Médard Milandou, en sa qualité de président de l’institution, a souhaité une bienvenue aux invités, puis leur a remercié d’avoir honoré leur présence aux présentes assises.
« Je voudrais avant tout vous m'acquitter d'un devoir en souhaitant la bienvenue à nos chers invités en leur disant remercie pour avoir honoré de leur présence la cérémonie d’ouverture de cette session, moment privilégié de réflexion sur le devenir de notre institution. Le conseil tient ce jour sa deuxième session ordinaire et puis un peu plus d'un an lorsque ses membres ont entamé leurs mandats conclus. De ce fait, il me paraît opportun de rappeler que nos actions entreprises dureront ce large débat par le conseil en compromis avec la démission de la Régulation indiquée par les textes législatifs et réglementaires », a-t-il évoqué.

« Organisées pour consolider les rapports entre l'écosystème médiatique, des visites des organes de presse, de Pointe-Noire et de Brazzaville ont été effectuées ; de même, des rencontres fréquentes ont permis d'échanger avec les responsables des associations œuvrant dans le domaine de l'information et de la communication. De ces contacts successifs, il s'est engagé l'intérêt de consolider notre collaboration pour le plein exercice de la liberté de la presse en respectant les lois et les règlements négatifs », a expliqué Médard Milandou.
Néanmoins, le président de l’institution a fait part des regrets du Conseil de n'avoir pas visité les organes de presse de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette-Ouest et de la Cuvette pour des raisons matérielles et financière.
Seulement, dans le cadre de la formation, le Conseil supérieur de la liberté de communication, avec l'appui de l'Unesco, du Centre des Nations Unies pour les Droits de l'Homme, en Afrique centrale et de l'ARPCE, des séminaires de renforcement de capacité et des professionnels des médias ont été réalisés à Pointe-Noire et à Brazzaville. Au cours de ces journées d'approfondissement des connaissances, des thèmes variés ont été développés ; les participants se sont imprégnés par exemple de l'importance de l'intelligence artificielle dans le journalisme.

Médard Milandou a ensuite fait mention de la période précédant l’élection présidentielle. « Au cours de la période pré-électorale, en début d'année, les membres du Conseil au plus haut niveau se sont rendus successivement au siège de la plupart des plateformes politiques officiellement reconnues de la majorité présidentielle et de l'opposition, à l'occasion de ces rencontres essentielles pour apprécier le climat politique, puis au moment de la régulation de la couverture, que j'ai dit tout à l'heure, des 12 et 15 mars 2026, le Conseil a tout influencé positivement, dans le sens de la déconcentration de la nature des rapports anciens, parfois ambiguës, souvent teintés de défiance entre les professionnels médias et les acteurs politiques », a-t-il précisé.
Par ailleurs, afin de nouer et fortifier les relations avec les autres institutions de régulation des médias, le Président du Conseil, Monsieur Médard Milandou a effectué des missions au Tchad, au Maroc, en France, en Côte d'Ivoire et, tout récemment, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Au cours de ces rencontres, une vue globale s'est détaillée en faveur de la mise en place des mécanismes susceptibles de réguler tant que possible les réseaux sociaux, véhicules de toutes sortes de dérives informationnelles, désinformation, diffamation, outrage et offense à l'égard des autorités étatiques.

A propos des médias numériques, Médard Milandou a souligné que, ceux-ci ont été au centre des rencontres du Bureau du Conseil et du Président des deux chambres du Parlement, puis du ministre de la Communication et des Médias. Il a en plus mentionné l'implication du Conseil dans le processus de répartition du fonds d'appui aux organes de presse. Les critères d'éligibilité à ce fonds et la clé de répartition ont été fixés en accord avec les associations de professionnels de la presse. Le Ministère de la Communication et des Médias a été au centre de cette démarche, étant chargé de la répartition du fonds.
En définitive, « au cours de la présente session, les membres du Conseil vont s'attacher sur l'examen des dossiers de tous ordres, à même de rendre efficient l'action du Conseil, cela avec un grand esprit de responsabilité », formulant les vœux de succès aux travaux de ladite session ordinaire.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville