La première édition du Salon de l’Information, de la Communication et des Médias (SICOM) a ouvert ses portes, le jeudi 17 septembre 2026 au Centre international de conférence de Kintélé, sous le très haut patronage du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, Chef de l’Etat, sous le thème : « Témoigner, produire, former et innover : de la presse écrite à l’audiovisuelle à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ».

La cérémonie d’ouverture de la première édition du SICOM a été présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, représentant personnel du Président de la République. En présence de la hôte de la localité, la Secrétaire général de la Maire de Kintélé, représentant Madame la Maire, de la Représentante Résidente de l’UNESCO en République du Congo, Fatoumata Bary Marrega, du ministre de la Communication et des Médias, Thierry Lézin Moungalla, du président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Médard Milandou, du président du Réseau Panafricain des Journalistes (RPJ), Adrien Wayi et du Commissaire général du SICOM, Gyldas Mayela, initiateur du Salon International de la Communication et des Médias (SICOM).

C’est devant un parterre des hommes et femmes des médias, ajouté, la jeunesse estudiantine et les universitaires ont pris d’assaut la salle de conférence du Centre international de conférence de Kintélé. Représentant personnellement le Chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, Anatole Collinet Makosso a donné à la cérémonie, une dimension toute particulière, ce qui relève de l’importance que le sommet de l’Etat accorde au secteur de la communication et des médias.
Placée sous le thème « Témoigner, Produire, Former, Innover : de la presse écrite à l’audiovisuelle à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », cette première édition rassemble les professionnels des médias, de la communication, du numérique, de la création et de l’innovation. Le Salon International de la Communication et des Médias se veut être, un espace de rencontres, de partage d’expériences et de réflexion sur les mutations profondes qui transforment les métiers de l’information et de la communication.
A cette cérémonie d’ouverture puis ouvrant officiellement les travaux de la première édition du SICOM, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso a reçu, au nom du Président de la République, le Prix d’excellence de la liberté d’expression, une distinction décernée au Président de la République, Chef de l’État. Une reconnaissance qui vient à point nommé, inscrire ledit événement dans un moment symbolique de valorisation de la liberté d’expression et du rôle des médias dans la société congolaise.

Aussi, le Chef du Gouvernement, qui a représenté personnellement Président de la République, témoigne de l’attention portée par les pouvoirs publics au développement d’un environnement médiatique, adapté aux nouvelles donnes technologiques : les réseaux sociaux, les plateformes numériques et les nouveaux formats de production de contenus imposent en effet de nouvelles compétences et une adaptation constante des professionnels de la communication et des médias.
C’est l’une des grandes questions posées par ce premier SICOM. Conférences, panels, échanges et sessions de formation doivent permettre aux professionnels de mieux comprendre ces mutations et surtout de s’y adapter.
Le commissaire général du SICOM, Gyldas Mayela, a placé la formation et l’innovation au cœur de l’événement. Son message, les médias doivent évoluer avec leur époque, mais cette transformation ne doit pas conduire à abandonner les principes qui fondent le journalisme.

Le SICOM veut ainsi dresser l’état des lieux du secteur, reconnaître les acquis, mais également regarder en face les insuffisances qui freinent encore la professionnalisation des médias congolais.
Prenant la parole, le ministre de la Communication et des Médias, Thierry Moungalla a, replacé le débat dans une perspective historique.
Presse écrite, radio, télévision, puis explosion des médias numériques : le paysage médiatique congolais a profondément changé.
Mais avec cette révolution technologique arrivent également de nouveaux risques dont la désinformation, la propagation rapide des contenus non vérifiés et brouillage des frontières entre information, commentaire et opinion.
Le ministre a donc insisté sur la nécessité de concilier liberté et responsabilité.
Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a salué l’organisation de ce premier rendez-vous consacré aux médias.
Pour le chef du gouvernement, le SICOM ne doit pas être seulement une succession de conférences, mais il doit devenir un espace de transmission des savoirs, de dialogue entre générations et de découverte des nouveaux métiers.

Face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, les fondamentaux restent incontournables, vérifier, recouper, respecter la dignité des personnes et distinguer clairement les faits des commentaires.
A cette occasion, 14 journalistes ayant marqué et contribué à l’histoire de la presse congolaise ont été primés, à savoir : Bertin Ossenza, Joseph Bitala Bitemo, Jean-Claude Kakou, Marie-Jeanne Kouloumbou, Rose Toyo, François Ibovi, Bernard Makiza, Ghislain Joseph Gabio, Jean Obambi, Adrien Wayi, Bernard Makiza et Asie Dominique de Marseille. Jean-Paul Pigasse et Jean-Claude Mbongolo, créateurs des Dépêches de Brazzaville et Adiac et le fondateur du très satirique journal La Rue Meurt.
Un prix spécial de la liberté de la presse a également été décerné au président de la République, Denis Sassou-N’Guesso. Sa distinction a été réceptionnée par le premier ministre, qui a promis de le remettre en main-propre au Président de la République.
Photos : Cellule de Communication du Pemier ministre
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Cogo-Brazzaville