Retour de Moukoko à Brazzaville, des journalistes pris pour cible

Alphonse Ndongo, correspondant au Congo de Jeune Afrique économie, dit avoir été roué de coups par plusieurs hommes en civil. Des reporters de DRTV, une chaine de télévision privée à Brazzaville, disent également avoir été dépouillés de leurs biens.

Ces agressions ont lieu lors de l’arrivée très agitée à Brazzaville mardi soir du général Jean-Marie Michel Moukoko.

Selon les sources concordantes, la police avait lancé des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les quelques dizaines de partisans ou journalistes venus attendre le nouveau opposant du régime de Brazzaville.

Pour les proches du général Mokoko, candidat à la présidentielle du 20 mars 2016, cet accueil mouvementé est le signe que le pouvoir n'est pas prêt à organiser une élection apaisée.

Une source gouvernementale citée par RFI parle de « confusion » et accuse le général Mokoko de « faire des raccourcis » notamment sur l'implication de la police. Car selon cette source, la présence de véhicule non immatriculé ne permet de faire le lien avec les forces de sécurité.

« Un candidat à la présidentielle devrait avoir davantage de recul », estime cette source qui reproche au général d'avoir voulu « faire d'un non-événement - à savoir son retour - un évènement ».

Pour le moment, les autorités n'ont pas prévu d'ouvrir une enquête.

Edwige KISSINGER

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