Le général Mokoko a été accueilli par jets de pierres à Brazzaville

Ceux qui croient dur comme fer à une élection apaisée au Congo deviennent de plus en plus pantois et dubitatifs. Le général Jean-Marie Michel Mokoko a été attaqué sauvagement par des quidams ce mardi soir à Brazzaville, alors qu’il rentrait au bercail pour officialiser sa candidature à la présidentielle de mars 2016.

A peine sorti de l’aéroport international Maya Maya de la ville capitale, son véhicule a été sérieusement caillassé en présence de ses partisans dont nombreux ont été bastonnés et blessés par des individus non identifiés à bord de deux mini bus sans plaques d’immatriculations.

Ils n’ont cessé de proférer des propos rébarbatifs en nourrissant une haine particulièrement exacerbée vis-à-vis de Michel Mokoko imperturbable.

«S’ils décident de me tuer ils n'ont qu'à le faire », a déclaré l’ex chef d’Etat-major de l’armée congolaise sorti indemne de ce guet-apens.

Pour le général Mokoko, c’est une intimidation pour qu’il retire sa candidature à la présidentielle du 20 mars prochain.

Edwige KISSINGER

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