Inondations : Les populations de Pointe-Noire les pieds dans l’eau

La grande pluie qui s’est abattue sur Pointe-Noire dans la nuit de jeudi à vendredi a été à l’origine de graves inondations dans plusieurs quartiers de la capitale économique du Congo, occasionnant d’importants dégâts matériels.

Les quartiers Tchimbamba et Ngoyo, entre autres, sont ceux où les populations ont été le plus désagréablement réveillées par la montée et la pénétration rapides des eaux sales dans des habitations, pour la plupart, construites sur des terrains plats, creux ou marécageux non viabilisés.

Construites sans plan, les voies de sortie de ces zones menant aux routes principales étaient submergées. Dès lors, personne ne pouvait marcher dans ces eaux usées, qui atteignaient parfois un mètre de hauteur, par peur non seulement de s’attraper des maladies, mais aussi et surtout de tomber dans un canal ou encore un fossé.

Ce matin, le seul moyen pour sortir des maisons et vaquer aux occupations quotidiennes, dans ces quartiers durement touchés, était de patienter jusqu’à l’arrêt complet de la pluie et la descente des eaux.

Vers 6h30 du matin, le spectacle était ahurissant devant les devantures des maisons inondées, envahies par des déchets et des matières fécales transportés par la furie des eaux.

«J’ai perdu mon congélateur, ma télévision, mon nouveau fauteuil que je venais d’acheter. Mon mari et moi, nous sommes retraités. Qui va nous rembourser tout cela ? Lorsque c’est l’élection, tout le monde vient ici nous promettre qu’on va arranger tout. Mais après l’élection on nous oublie », déplorait une sinistrée du quartier Tchimbamba.

Le phénomène des inondations est récurrent à Pointe-Noire la ville océane.

Selon certains analystes, il serait lié à l’occupation anarchique des espaces urbains et à l’absence d’une bonne politique d’urbanisation.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville