Une femme de 40 ans a été tuée à l'arme blanche dans la nuit de jeudi 12 à vendredi 13 juin près de Blois dans le Loir-et-Cher en France. Son conjoint, principal suspect, a été interpellé. Le couple originaire du Congo-Brazzaville était sur une procédure de séparation Le père a poignardé la maman sous le regard des enfants qui ont assisté à la scène.
La communauté congolaise du Loir et Cher est en émoi, après le décès de Vicinte Massamba, fille de l’ancien footballeur Massamba ‘’Mams’’, tuée par son mari.
Le drame s’est noué dans la nuit de jeudi à vendredi.
Peu après minuit, les gendarmes ont été alertés par un appel passé par la fille aînée du couple, indiquant que «son père avait porté plusieurs coups de couteau à sa mère dans la maison familiale».
«À l'arrivée des gendarmes, les quatre enfants mineurs du couple, âgés de 4 à 16 ans, se trouvaient à l'étage, réfugiés dans une chambre» a indiqué le procureur de la République de Blois, dans un communiqué.
La victime Vicinte née en 1985, aide-soignante de profession et grièvement blessée, est décédée peu après 1h30, malgré plusieurs tentatives de réanimation.

Plusieurs plaies par arme blanche, dont certaines dans des zones vitales, ont été relevées.
Le parquet de Blois a confirmé qu’une enquête a été ouverte pour assassinat.
Le suspect qui n’est autre que son conjoint, âgé de 50 ans, a été interpellé vers 03h45 du matin à Blois par la police, en état d'ivresse.

Placé en garde à vue, son état de santé a nécessité la levée de la mesure au bout de quelques heures. Une suspicion de pneumothorax a conduit à son hospitalisation.
L'état du quinquagénaire est jugé stable et il est placé sous surveillance des gendarmes.
Selon les premiers éléments, les faits s'inscrivent dans un contexte de séparation et de «forte jalousie».
D'après des amis de la famille, le couple était séparé mais contraint de vivre sous le même toit, dans une maison qu'ils avaient achetée ensemble. Pendant que la mère et enfants dormaient dans la maison, le mari restait, lui, dans le garage.
« La maison était vendue, il ne manquait plus que la signature du monsieur", se désole une voisine, qui gardait souvent la plus jeune des filles du couple».
La victime «était sur le point de prendre possession d'un logement social avec ses enfants», selon le procureur.
Elle avait évoqué des violences psychologiques, mais aussi des violences physiques ponctuelles.
Une enquête pour violences au sein du couple était déjà en cours depuis février 2026, après un signalement de l'aide sociale à l'enfance.
La victime avait elle-même déposé plainte le 28 janvier pour des faits de violences psychologiques, accompagnés d'un épisode de violence physique en novembre 2025.
Les quatre enfants ont été placés provisoirement à l'aide sociale à l'enfance et pris en charge par une unité pédiatrique de l'hôpital de Blois. Une solution de placement familial est recherchée.
L'auteur présumé sera de nouveau placé en garde à vue dès que son état de santé le permettra, avant l'ouverture probable d'une information judiciaire.
«L'enquête devra déterminer précisément le déroulement des faits et leur contexte», a conclu le procureur, qui a précisé qu'une autopsie a été réalisée vendredi en fin de journée.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville