Congo – Jeunesse africaine : BILYF s’attèle à l’initiation des jeunes à la gouvernance continentale à travers une simulation d’un Sommet de l’Union Africaine

Congo – Jeunesse africaine : BILYF s’attèle à l’initiation des jeunes à la gouvernance continentale à travers une simulation d’un Sommet de l’Union Africaine

Pour la seconde fois consécutive, grâce à l’initiative Brazzaville International Leadership Youth Forum (BILYF), la vile capitale de la République du Congo abrite, ce 12 juillet 2026 au Palais de Congrès de Brazzaville, les travaux de simulation du Sommet de l’Union africaine. Cette grande retrouvaille de la jeunesse du Contient vise la formation de la jeunesse, d’exprimer les mécanismes de la diplomatie, du dialogue et de la prise des décisions. Placé sous la thématique : « Jeunesse africaine et l’emploi à l’ère du numérique : défis, opportunités et perspectives ». Par la volonté de Précieux Massouémé, président-coordonnateur de BILYF, la 2e édition a été patronnée par Prince Michrist Kaba Mboko, ministre délégué, chargé de la jeunesse et de l’éducation civique, en présence de quelques membres du corps diplomatique. Prêt de 500 jeunes, dont 216 délégués, représentants les Etats membres de l’Union africaine.

Lancée en 2025, cette simulation ambitionne d'offrir à la jeunesse africaine un espace concret d'apprentissage de la diplomatie, de la gouvernance et du leadership. Précieux Massouemé, coordonnateur de BILYF a salué l'appui et l’implication des autorités congolaises, des partenaires ainsi que de la Commission de l'Union africaine, tout en rendant hommage au président de la République, Denis Sassou-N'Guesso, pour son engagement en faveur du panafricanisme.

Selon lui, cette deuxième édition confirme la volonté du forum de préparer une génération de jeunes, capables de comprendre les rouages des institutions africaines et de participer activement aux grandes décisions qui façonneront l'avenir du Continent.

Pendant toute une journée, 220 jeunes leaders ont représenté les 55 États membres de l'Union africaine. Répartis en délégations nationales, ils ont incarné chefs d'État, ministres et ambassadeurs, reproduisant avec réalisme le fonctionnement de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine. Ils seront dans la peau des dirigeants.

Selon le coordonnateur de BILYF, Précieux Massouémé, cette 2e édition est une occasion pour la jeunesse d’Afrique, de vivre une nouvelle expérience, afin de créer un espace où ils pourraient apprendre, non seulement par les livres, mais, à travers l’expérience. Un espace où ils pourraient négocier, défendre des positions nationales, construire des compromis, rédiger des résolutions et comprendre le renforcement réel des institutions continentales.

Constatant la réalité des choses, Précieux Massouémé s’explique de façon optimiste : « Aujourd’hui ce rêve devient encore une réalité plus ambitieuse, car cette 2e édition marque une nouvelle étape dans le BILYF et cette fois, c’est encore à Brazzaville que tout se joue. Ainsi, notre capitale devient le temps d’une journée, le cœur battant de la diplomatie africaine. Le Palais de Congrès se transforme en siège de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Ce sont 220 jeunes leaders représentant 50 Etats membres de l’UA qui prennent place dans l’enceinte », a-t-il précisé.

Pour sa part, Michrist Kaba Mboko, ministre délégué, chargé de la jeunesse et de l’éducation civique a adressé un satisfecit aux organisateurs, d’avoir compris que la préparation du leadership africain de demain estime de les confronter aux grands défis auxquels le Continent est donc confronté. « Si la révolution numérique représente une formidable opportunité, elle produira pleinement ses effets que si l’Afrique sait mobiliser son principal atout stratégique : sa jeunesse. L’Afrique est aujourd’hui le Continent le plus jeune du monde. Cette réalité démographique constitue un avantage stratégique exceptionnel. A condition naturellement que cette jeunesse bénéficie d’une éducation de qualité, d’une formation adaptée aux métiers de demain, d’un environnement favorable à l’innovation, d’un accès aux technologies numériques, aux financements et aux opportunités d’entrepreneuriat. Cette exigence de préparation de la jeunesse constitue aujourd’hui, l’une des priorités majeures de l’Union africaine ».

Par ailleurs, le ministre délégué, en charge de la jeunesse et de l’éducation civique a du reste invité les participants à un civisme numérique et, à vivre cette simulation avec beaucoup de sérieux, de discipline et d’une grande ouverture d’esprit.

Signalons que cette seconde édition connait la participation des délégations venues du Gabon, de la RDC, avec le plus grand nombre de participants (19 délégués), ainsi que les experts de la Commission de l’Union africaine, venus d’Addis-Abeba.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville