Brazzaville : Deux couples sortent indemnes d’un spectaculaire accident vers l’hôpital spécialisé mère-enfant Blanche Gomes

C’est un accident qui aurait pu être dramatique. Samedi 1er juin, un peu avant 23 heures, le conducteur d’une voiture de marque Toyota RV4, roulant à vive allure, aurait perdu le contrôle de son véhicule pour une raison ignorée, et se serait déporté sur sa droite avant de faire un tête à queue et de basculer de l’autre côté de la chaussée vers l’hôpital spécialisé mère-enfant Blanche Gomes de Brazzaville. Le véhicule a fait plusieurs tonneaux.

Si l’accident n’a pas impacté d’autres voitures, la circulation a été interrompue une vingtaine de minutes le temps de nettoyer la route.

Cette sortie de route n’a heureusement fait aucun blessé. Les deux couples à bord sont sortis de l’accident sans dégât et ont rapidement pu s’extraire de leur voiture. Ils ont pu rentrer à leurs domiciles sains et saufs.

La gendarmerie devra déterminer les circonstances de l’accident.

Les secours se réjouissaient que cet accident n’entraîne pas des conséquences plus dramatiques, car Brazzaville, la capitale congolaise, paye actuellement un lourd tribut en matière d’accidents de la route.

Malgré la cascade des accidents sur les routes de Brazzaville, très peu de conducteurs en tirent les leçons. Et la série noire continue.

La lutte contre l’insécurité routière devrait être une des priorités du Gouvernement congolais. Le renforcement des sanctions, le développement d'une politique d’éducation et de prévention du risque routier au bénéfice de l’ensemble des usagers de la route pourraient en être une piste. Ce à quoi s’adjoindraient l’application rigoureuse des règles de conduite, une amélioration technique des véhicules, celle des infrastructures routières et le changement positif des comportements des conducteurs de véhicules.

Éduquer les conducteurs à la prudence pour développer en eux, la valeur prudence. Les automobilistes devant passer d’une logique de conduite à celle de se conduire correctement sur la route.

La route cause des morts. Les Congolais en savent quelque chose. Les cimetières du Congo sont garnis de ces milliers de passagers, innocents, poussés à la mort par des conducteurs irresponsables d'engins.

"La vie est un bien qui ne se reprend pas. Aucun homme ne peut la faire revenir, dès qu'en s'exhalant elle a franchi les lèvres" disait Homère.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Crédit photos : Rose SIKA