Malgré l’état d’urgence sanitaire et le confinement, le gouvernement décide de relancer les travaux des chantiers jugés essentiels

Depuis plusieurs semaines, notre pays fait face à la propagation d’une épidémie sans précédent, conduisant le chef de l’État à demander à chacun d’assurer la poursuite de son activité dans des conditions de sécurité sanitaire satisfaisantes. Les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont essentielles à la vie économique du pays et à son fonctionnement, en contribuant à des besoins du quotidien des congolais comme le logement, l’eau, l’énergie, la gestion des déchets, les transports, les routes et les télécommunications. Il est donc nécessaire d’œuvrer à la poursuite de leur activité, pour éviter une mise à l’arrêt totale des chantiers, qui déstabiliserait non seulement les entreprises concernées mais aussi l’ensemble de la chaîne économique. C’est ainsi que le gouvernement congolais vient de décider de relancer les travaux de certains chantiers notamment de réhabilitation de la route nationale 2, de construction des tours jumelles de Mpila et du supermarché "Brazza Mall".

Le gouvernement congolais mesure les difficultés que peuvent rencontrer ces professions dans la mise en place des gestes barrières, mais aussi dans leur capacité à s’approvisionner en matériaux et matériels et à mobiliser le personnel nécessaire.

Pour assurer le retour des ouvriers sur les chantiers, le Ministère congolais de l’Aménagement du territoire, de l’équipement et des grands travaux vient de publier une note fixant les modalités de transport du personnel et des matériaux.

Le gouvernement salue d’ores et déjà la responsabilité des entreprises qui ont décidé de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour à la fois répondre aux urgences, sécuriser les chantiers suspendus et poursuivre les travaux. Cela concerne également l’amont et l’aval de la chaîne, de la distribution de matériaux à la maîtrise d’ouvrage en passant par les activités de contrôles ou encore la maîtrise d’œuvre.

Si les coûts exacts de ces chantiers ne sont pas connus, l’on sait qu’ils sont en partie financés par la coopération sino-congolaise.

D’autres chantiers des travaux publics sont concernés par cette reprise, dont l’université Denis Sassou-N’Guesso de Kintele, le traitement des érosions de Ngamakosso, le nouveau siège du parlement à Brazzaville, le projet d’électrification rurale, la construction du siège du port autonome de Pointe-Noire et des marchés de la ville océane…

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

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